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Tome septième.
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dans celui des ulcérés putrides & fameux : ]on peut s’en servir encore comme d’unbon discussif fortifiant & antiseptique ,contre certaines maladies cutanées, comme -la gratelle , les dartres, les tumeurs œdé-mateuses , & principalement celle des piésavec menace de gangrené. Riviere la re- !commande en fomentation contre les tu- lmeurs œdémateuses. !

Cette eau de chaux battue avec unehuile par expression , prend la consistanced*un onguent qui est fort recommandécontre les brûlures ; mais on se (ert sur-tout parmi nous de l’eau de chaux à lapréparation d’une lotion contre la gale,«fui consiste à faire bouillir cette eau avecune certaine quantité de fleurs de soufrequi sont dissoutes en partie, & combinéesfous la forme d’un foie de soufre. Voye{Soufre & Gale.

L’eau de chaux est le principal ingré-dient de l’eau phagédénique. Voye{ eauphagédénique au mot Phagebenique.

On prépare aussi avec l’eau de chaux unastez bon collyre, connu dans les bou-tiques > fous le nom A’eau stapbirine , oueau céleste. V 0 y e ^ eau staphiríne , fous le motSaphirine.

La chaux ayant toujours été regardéecomme un mixte rempli de parties de feuqui détruit & consume les corps fur les.quels elle peut agir, on auroit cru jadisdonner un poison , en donnant par labouche un remede tiré de la chaux , jufqu’àce qu’enfin dans ces derniers temps-ci,

» eau de chaux prise intérieurement, apassé pour un excellent remede, & que plu-sieurs auteurs célébrés l’ont mise en uiagepour un grand nombre de maladies. Bur-lec , mém. de l*acad. royale des Sciences ,

Le préjugé si contraire à fustige inté-rieur de la chaux, n’étoit pas seulementfonde sur une terreur rationnelle ; sa qualité de poison etoit établie fu r plusieursobservations. M. Butler rapporte , q ue peude temps avant qu'il écrivît le mémoireque nous venons de citer , il s'étoic ré-pandu dans le public que des bœufs alcé-ayant bu dans une sosie à chaux de1 e *u qui ] a surnageait, en moururent enpeu de temps. Les auteurs de médêtine

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nous ont transmis plusieurs observationsqui concourent à prouver que la chauxprise intérieurement est dangereuse. Lavapeur même élevée de la chaux pendantson effervescence avec l'eau , a quelque-fois été funeste. Les accidens auxquelss'exposent ceux qui habitent des maisonsneuves bâties avec le mortier , ou trop ré-cemment blanchies , doivent être rap-portés à ce genre d’effets. Hippocrate ( demorb . pop . Ub. 111 . cegr, %.) a observé uneparalysie due à cette cause. Les observa-tions semblables ne font pas rares. Ontrouve dans les éphém. des cur. de la nature ,que la poussière de la chaux respirée fré-quemment par un manœuvre employédans un four à chaux , engendra des con-crétions pierreuses dans fes poumons. Onpeut ajouter à ces considérations, que lachaux en poudre est un poison fur pour lesrats, Sc qu’elle fournit un très-bon pré-servatif contre les insectes, qu’elle tue ouqu’elle chaise- M. Andersen rapporte dansson h if}, nat. d’iflande , un fait qui a du rap-port avec cette derniere propriété : on m’aassuré , dit cet auteur » qu'un vaisseauchargé de chaux , ou qui en est enduiten-dehors, chassoit absolument toute sortede poisson ; ce que cet auteur attribue plu-tôt à l’odeur qu’au goût de la chaux.

Si l’expUcation des effets veneneux de lachaux peut erre pour quelque médec.in unnouveau motif de ne Pemployer intérieu-rement qu'avec circonspection, il en trou-vera une dans Boerhaave , qui lui appren-dra ( institut, méd. 1145.) que la chaux, soitvive, soit éteinte , doit être rapportée ,peut être , à la classe des poisons, qui pro-curent une mort prompte ou lente en res-serrant , constringendo , en incraflant, enobstruant, en desiechant.

Quelques médecins ont cependant osédonner intérieurement la chaux, même ensubstance. M. Duhamel rapporte, dans sonhistoire de L’Académie , une observation deM. Homberg, qui avoir guéri un hypocon-driaque avec un mélange d’une partie desel ammoniac, & de deux parties de chauxeteinre à l’air, donné à la dose de vingtgrains.

La chaux éteinte a été recommandée ,