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Tome septième.
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employée en clystere , contre certaines

dyllênteries.

Hippocrate , épìdém. v. i. a donné deslavemens d’eau de chaux dans les anciensflux de ventre.

Mais c’est l’eau de chaux , qui e st lere-mede tiré de cette substance, qui a été le

E lus,généralement employé. Sylvius Dele-oë Sc Willis pastènt pour les premiers quiaient mis en vogue l’usage intérieur dePeau de chaux ; le premier en Hollande &le second en Angleterre. Morton, Bennet,Spon médecin françois, Bateus Sc plusieursautres , ont aussi célébré ce remede , quiaujourd'hui a perdu beaucoup de son cré-dit parmi nous , quoique nous ne le regar-’ dions plus comme poison ; & que quelqueshabiles médecins Pemploient encore avecsuccès dans quelques-uns des cas que nousallons indiquer, Sc sur-tout dans les mala-dies des reins.

M. Burlet rapporte, dans son mém. déjacité, qu’il avoit vu en Hollande un méde-cin qui en employoit trente pintes par jour,mais presque toujours mêlée avec d'autresdrogues ; ensorte que les guérisons que cemédecin opéroit ne peuvent pas être misesaster exactement fur le compte de l’eau dechaux.

Les maladies contre lesquelles on a cé-lébré principalement l’efficacité de l'eaude chaux , sont la phthisie , & tous les ul-cérés internes, Pasthme , l’empieme, l’has-rnopthisie , les écrouelles , la dyssencerie Scla diarrhée , les tumeurs œdémateuses duscrotum , les fleurs blanches Sc les pâlescouleurs ; la goutte , les dartres, la gan-grené , l’œdeme, l'enflure des genoux &des jambes, les ulcérés humides , le dia-bète , le calcul, Sc le fable des reins Sc dela vessie, &c.

Outre l'action occulte ou altérante del’eau de chaux,on aobservé qu’elle poussoicquelquefois par les urines Sc aster sou-vent par les sueurs. Willis la regardecomme un bon diurétique , donnée à ladose de quatre á íìx onces, avec un gros,ou un gros & demi de teinture de sel detartre. La vertu lithontriptique de l'eau dechaux a été bien pl US célébrée encore, soitj>rise intérieurement, soit employée en in-jection. Nous examinerons les prétentions

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qui lui sont favorables à ce titre, au mollithontriptique. v . Lithontriptique.

M. Burlet observe fort judicieusement,’ce semble , que l’eau de chaux est plus utileSc moins dangereuse dans les pays froidsSc humides, que dans les contrées plustempérées.

Ce médecin préparoit l’eau de chaux

? |u’il nous apporta de Hollande, en vêt-ant six livres d’eau bouillante fur unelivre de chaux vive , laiílant reposer , fil-trant , &c. Sc c’étoit-là ce qu’ona appelledepuis eau de chaux premiere. Celle qui estconnue dans les boutiques sous le nomd’eau de chaux seconde, íe prépare en ver-sant une nouvelle quantité d’eau bouil-lante sur le marc ou le résidu de la premie-re ; l’eau de chaux seconde est plus foibleque celle-ci.

Le codex de la faculté de Paris demandedix livres d’eau fur une livre de chaux,pour la préparation de Peau premiere »Bateus en emploie huit. Cette eau portedans la pharmacopée de ce dernier au-teur , Sc dans quelques pharmacopées al-lemandes , le titre d 'eau - bénite ; contrelequel le sage Juncker , qui croit très-peuà les vertus merveilleuses, se fâche trcs-férieu semeur.

On trouve dans les dispensaires plu-sieurs de ces eaux de chaux , ou bénitescomposées, dont nous ne faisons absolu-ment aucun usage.

On a donné Peau de chaux , principa-lement mêlée avec le lait, Sc on a observeque certains estomacs , qui ne pouvoier^pas le supporter sans mélange, s’en afcommodoient fort bien lorlqu'on avoirajouté à une écuellée de lait une ou deu*

onces d’eau de chaux.

De quelque façon qu’on donne ce rC 'mede, il doit être continué long - tensPj’comme tous les altérans. Bateus qui 1 *recommandé dans presque tous les casnous avons mentionnés déja , veut quemalades en prennent trois ou quatreces, trois fois par jour, ou même ?°boisson ordinaire pendant un mois.

M. Burlet observa dans les expétieUqu’il répéta fur l’usage interne dechaud, qu’elle donnoit souvent du^S ^qu’elle altéroit, qu’elle maigrisio 11 ? e jj S