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gss 5c retarderaient l’accroissement. I/au-teur anglois voudrait qu'on. donnât vingt—c inq à trente pies de distance aux arbresgu-’on a dessein d’élever en futaie : uspourront jouir en ce cas de tout le bene-fice du terrain ; ils ne feront pas trop ter-rés , même dans les endroits où ils reuílil-fent bien ; leurs têtes ne fe toucheront qu atrente ou trente-cinq ans ;& il ny^auraPas assez d'éloignement pour les empecherde faire des tiges droites. Mais âpres unecoupe ou deux du taillis , notre auteurconseille d’en faire arracher les souches ,ahn que tous les sucs de la terre puifíèntprofiter à la futaie : la raison quhl en ap-porte , est que le taillis ne profite plus desil est dominé par la futaie qui en fouf-fre egalement ; car on gâte souvent 1 un 8cautre, en voulant ménager le taillis dansta vue d-’un profit immédiat.
Toute cette fuite de culture méthodiquepeut être fort bonne pour faire un cantonde bois de vingt ou trente arpens, encoreuans -un pays où le bois feroit très-rare, &tout la plus aux environs de Pans ou il estpus c ler que nulle part dans ce royaume :
“is dans les provinces, la dépense en fe-roit enorme po Ur un canton un p eu consi-
erable. J ai vu q ue p Qur planter en Bour-gogne, dans les terres de M. de Buffon, unespace d'environ cent arpens, où il com-m enqa à suivre exactement la directiondont on vient de voir le précis, une fom-epe de mille écus ne fut pas suffisante pourfournir aux frais de plantation «Sc de cul-ture pendant lapremiere année feulement :qu on juge du résultat de la dépense, fi1 on avoit continué la même culture pen-dant huit ou dix ans, comme M. Miller leconseille ; l e canton des plantations enquestion aurok coûté fu fois plus cher qu'unbois de meme etend Ue qu * 0 n aur0 it achetétout venu Sc prêt a cou per j ans un terrainpareil : encore la plantation n’a-c-elle paspleineinentreuíli pâs plu íieuts uiiconvcmcnsauxquelsune culture plus long ue & p i usa f.fiduen’auroit pas remédié. Un de ces in-convéniens, c'est de nettoyer le terrain desronces , épines , genievres, bruyères , ùc.Un plus grand œuvre, qui le croirait ? c’estde donner plusieurs labours à la terre; cet-ïe opération coûteuse sert, on. en convient,
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à faire bien lever le gland, mais elle tournebien-tôt contre son progrès : les mauvaisesherbes qui trouvent la terre meuble,la cou-vrent au-dehors , & la remplissent de leursracines au-dedans ; on ne peut gueres’endébarrasser fans déranger les jeunes plants,parce qu il faut y revenir souvent dans unterrain quon commence à mettre en cultu-re.Maisd'ailleurs,plus la terre a été remuée,plus elle est sujette à l’impreíTìon des cha-leurs, des sécheresses, & fur-tour des geléesdu premier hiver, qui déracinent les jeune»plants, & leur font d autant plus de dom-mage que la plantation fe trouve mieuxnettoyée «Sc découverte. Le printemps sui-vant y fait appercevoir un grand dépérisse-ment ; la plupart des jeunes plants fe trou-ventflétris&desséchés;d'autresfort languis-sait s ; & ceux qui fe font soutenus, aurontencore infiniment à souffrir, malgré tousles efforts de la culture la plus suivie , quin'accélèrent point le progrès dans les terresforces Lc glaireuses, dures ou humides. Enessayant au contraire à faire dans un pareilterrain des plantations par une méthodetoute oppofeé, M. de Buffon a éprouvé dessuccès plus fatisfaifans, «Sc peut erre vingtfois moins dispendieux,donc j'ai été témoin.Ce qui fait juger que dans ces fortes de ter-rains comme dans ceux qui font légers <Scsablonneux ,où il a fait auffi de semblablesépreuves, on ne réussie jamais mieux pourdes plantations en grand, qu’en imitant deplus près la simplicité des opérations de lanature. Par son seul procédé, les bois,comme l'on fait, se fement 8c se formentfans autre secours ; mais comme elle y em-ploie trop de temps, il est question de l'ac-célérer : voici les moyensd’y parvenir : mé-nager l’abri, semer abondamment & cou-per souvent, rien n'est plus avantageux àune plantation que tout ce qui peut y fairedu couvert Lc de l'abri ; les genêts, le jonc,les epinesde tous les arbrisseaux lespluscom-muns garantissent des gelées, des chaleurs,de la sécheresse , & font un aide infinimentfavorable aux plantations. Oil peut semer legland de trois façons;la plus simple & peut-être la meilleure dans les terrains qui fontgarnis de quelques buissons, c’est de cacherle gland fous f herbe dont les terres fortesfont ordinairement couverte-; on peut auífi. L! 11 r