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Tome septième.
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quatre fois de la sienne; il fe dépouille pourlapremiere fois le io , 1i , ou n me . jouraprès qu’il est éclos. Cinq jours & demi ousix jours après qu’il s’est dépouillé de lapremiere peau, il quitte la seconde ; si latroisième dure plus que la seconde, ce n'estque d’un demi-jour, Sc la quatrième tombesix jours & demi, ou sept jours Sc demiaprès qu’elle a paru. Les chenilles quittentnon-feulement leur peau, mais aullì tout cequi paroît à l’extérieur ; les poils, les four-reaux des jambes, les ongles des piés, lesparties dures de la tête, les dents, &c. deforte qu'à voir la dépouille dsiine chenille ,on la prendroit pour une chenille entiere.Ce dépouillement doit être pénible pourlsinfecte ; aussi cesse-t-il de manger un jourou deux auparavant, il devient languissant,ses couleurs s’affoiblissent, fa peau se dessè-che ; il s agite, il gonfle quelques-uns deses anneaux , Sc c’est ordinairement parl’effort de cette dilatation que la peau com-mence à se fendre sur le second ou le troi-sième anneau. La fente s’étend depuis lepremier anneau jusqu’au- delà du quatriè-me ; alors la chenille le courbe en-haut pourtirer fa tête de l'étui dont elle doit sortir,Sc ensuite elle se porte en avant pour débar-rasser la partie postérieure de son corps. Ladépouille reste en place, parce qu’elle estaccrochée à une toile de foie. On a remar-qué que les chenilles qui n’ont pas toujours'des nids de foie , en font avant que de fedépouiller. Ensin la chenille, au sortir de íadépouille, paroît avec une peau nouvelleSc des couleurs toutes fraîches. La durée dece travail if égale pas celle d’une minute. Sion enleve la peau d’une chenille velue, lors-qu’elle est sur le point de la quitter elle-même, on trouve tous les poils de la nou-velle peau couchés fous la peau extérieure.Lorsque la chenille s’est dépouillée naturel-lement , on la trouve considérablementglus grosse qu’elle n’étoit avec la dépouille,íur-tout le crâne , c’est-à-dire les piecesécailleuses de la tête. On a observé que lagrandeur du vieux crâne qu’un ver-à-soiea quitté, n’est quelquefois que le tiers oule quart de celle du nouveau,

Lorsque les chenilles quittent leur der-niere peau , elles en sortent métamorpho-sées en chrysalides ; on ne voit plus la

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figure d'une chenille. Celle de la plupartdes chrysalides approche du cône ; onìTy voit ni jambes, ni aîles, le seul mou-vement qu’elles se donnent est dans l eSanneaux dont la partie postérieureest com-posée; c’est la feule qui paroisse animée. Anreste , la chrysalide semble n’être qu'unemastè brute , & elle ne prend aucunenourriture, voyeq Chrysalide. Cependantc’est de cette chrysalide que sortira le pa-pillon : il est déja formé dans la chr}' 13 'lide, il l’est même dans la chenille ; car »on enleve la peau à une chenille un j°e rou deux avant celui de la métamorphose»on met le papillon à découvert, & on dis-tingue toutes ses parties, même ses ccumPour cela, il faut avoir gardé la chenilspendant quelques jours dans du vinaig fSou de i'elprit de vin , afin de rendre se»parties aster fermes pour être distèquéeS'Il y a des chenilles qui filent des coqu eSde foie dans lesquelles elles se transfor-ment. Tout le monde connoît celles de$vers-à-soie; mais les coques des différen-tes especes de chenilles diffèrent beaucouples unes des autres pour la figure, la struc-ture , la façon d’être suspendues, atta-chées , travaillées, &c. Il y a des chenil ^ 5qui font leur coque avec de la terre Sc d*la foie , ou de la terre feule; elles se met 3 ’morphosent sous terre. Il y en a d’autr£ squi ne fonr point de coques , Sc qui ne I ecachent pas dans la terre ; elles se retiresseulement dans des trous de murs, d 3llSdes creux d’arbres, &c. On rencontre so 3 'vent de ces chrysalides dans différend 5positions, L'c. Quelques jours avant i*métamorphose, on ne voit plus mang e£les chenilles ; elles rendent ce qu’elles oi l£dans les intestins, & même la membréqui double l’estomac Sc le canal inte& 1 'nal ; leurs couleurs s’affoiblissent ou s’<yfacent entièrement. Lorsque les chenilont filé leur coque & qtPon les en rétif ® 1on les trouve tiès-languisiàntes, St ce fétat de langueur dure près de deux j° ul epour les unes, & seulement vingt-qu 3£ seheures pour les autres. Ensuite ell eScourbent en ramenant la tête sur le vetre ; elles s’étendentdans certains inst 3 "^elles s’agitent, mais fans se servir dejambesxlles se raccourcissent Sc se rec o*