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î)ent de plus en plus , à mesure que le mo-ment de la métamorphorfe approche. Lesmouvemens de 1a queue , les contractionssc les alongemens successifs deviennentplus héquens ; les forces semblent renaî-tre; enfin l'insecte commence par dégagerdu fourreau de chenille les deux dernieresîaaílxs & le derriere , & il les retire versla tête, de forte que la partie du fourreauqui est vuide r'assaille. C'est donc la chry-salide qui est dans le fourreau de chenille ,qui fe dégage en fe portant en avant,tandis que le fourreau est porté en arriéréPar la contraction des premiers anneauxs< l'extension des derniers. La chrysalidese réduit peu-à peu à n’occuper que lamoitié antérieure du fourreau. Alors ellem gonfle , & le fait fendre vers le troi-sième anneau ; la fente s'aggrandit bien-tôt au point que la chrysalide pafle au-dehors : il y en a qui commencent à fedégager par la tête, & qui poussent ladépouille en arriéré , où on la trouve plis-lee en un petit paquet. La chrysalide mettout au plus une minute à fe dégager deson fourreau n y a des chmilks qui so sost
P ndent par les pattes de derriere , au/e leur soie, & dont la chry-lahde se dégage dans cette situation , &le trouve ensuite suspendue l a tête en-basdans la place où étoit la chenille. U y ad autres chrysalides qui sont posées hoû.sontalemenr; d’autres font inclinées. Dansquelques situations qu'eiles soient, ellessont attachées pur la queue: mais lorf-qu’elles sont couchées ou inclinées , elles°nt de plus un lien dc fil de foie qui paflePar-dessous leur dos , car elles ont le ven-tre en-haut ; les deux bouts de cette sortede courroie sont attachés au-dessus de lachrysalide , à quelq ue corps solide, dememe que le tien par ìe moyen duquellaqueue est suspendue.
La grandeur des coques n'est pas pro-portionnée à celle des chenilles qui les*°nt ; les unts en font de grandes, & sosOutres de petites, relativement au volumede leur corps. Il y a de grandes différencesentre les coques de différentes etpeces deche 'úlles. 11 y en a qui rempliflent feule-un certain espace de fils qui fe croi-i:nt en différens sens, mais qui lailfent
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beaucoup de vuide. La plupart attirent desfeuilles pour couvrir leur coque ,ou poursuppléer à la soie qui semble y manquer.Celles qui emploient une plus grandequantité de foie , ne couvrent pas leurcoque avec des feuilles ; mais il s'en trouvequi mêlent d'autres matières avec la foie.Il y a des coques de pure foie , qui sem-blent n’être formées que d'une toile fine,mince, & très-serrée ; d'autres sont plusépaisses & plus soyeuses. La coque du ver-à-foie est de ce genre ; d'autres, quoi-qu’assez fermes & épaisses, n’onr quel’ap-parence d’un réseau. On pré! u me que cer-taines chenilles répandent par l'anus uneliqueur gommeuse , qui rend leur coqueplus ferme ; ou une matière jaune qui pé-nétré la coque, & devient ensuite unepoudre de couleur de citron. D'autres s'ar-rachent des poils, ôc les mêlent avec lafoie pour faire les coques. 11 y a des che-nilles qui lient ensemble des feuilles pourleur tenir lieu de coque ; d'autres recou-vrent des coques de soie avec de petitsgrains de (able ; d’autres se font une sortede coque avec des brins de mousse. Il y ena qui emploient de petits morceaux d’é-corce pour faire des coques, auxquelleselles donnent la forme d’un bateau. O 11trouve aussi des coques de foie qui ont lamême forme , ùc. '
ll y a peut- être plus de la moitié des c/te-nilles qui font leurs coques dans la terre ;les unes s’y enfoncent fans faire de coques ;cependant la plupart en font. Elles ressem-blent toutes à une petite motte de terre,arrondie pour l’ordinaire , ou un peu alon-gée. Les parois de la cavité qui est au-de-dans font listés, polies,& rapistées de foie.Ces coques font faites avec des grains deterre bien arrangés les uns contre les autres& liés avec des fils de foie. D'autres che-nilles font des coques qui ne font qu'à moi-tié enfoncées dans la terre, & qui fontfaites en partie avec de la terre , & en par-tie avec des feuilles ; d’autres font au-de-hors de la terre des coques qui font entière-ment de terre, & qui de plus font polies àl'extérieur. Enfin les chenilles qui vivent ensociété font un grand nombre de coquesréunies en un seul paquet ou en une lottede gâteau; quelquefois ces coques ont une