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Tome septième.
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sirs, & fans pudeur dans ses actions , futégalement Pennemi des dieux & des born-ées. Tyran des peuples, il !e rendit encoreplus odieux par ses impiétés que par les'■fixations. Il ne vit dans ses sujets proster-nés 8c tremblans que les vils instrumens desfis caprices 8c de ses extravagances ; il leurfut défendu de travailler pour d autres quePour lui ; il les employoit dans les carrièresde l’Arabie pour en tirer les pierres quiservirent à bâtir une des pyramides, dontvoit encore les débris dans le delertd Afrique fur la pointe d’un rocher. Sonélévation étoit environ de cent pies au-dedus du niveau de la plaine : les Egyptiensfurent moins offensés des travaux auxauelsds furent assujettis , que des outrages frits? leurs dieux. Cheaps ordonna de fermerleurs temples, & tous les sacrifices furenta bolis : ce scandale auroit dû soulever unPeuple superstitieux , mais les Egyptiensetoient trop avilis pour punir fauteur deleur dégradation ; ce prince sacrilege, aprèsavoir vécu abhorré, mourut tranquillement

ur le trône dont il avoit fouillé la majesté.\ •* ■ JV. )

CHEP ou CHEPAGE , f. m. ( Jurifpr .)terme coriompu de ceps, qui signifie prison,geôle , en latin cippus : Rci interdum catenis& cippo tapentur vìncli ; Grégoire de Tours ,liv. y, ch. xljx. La coutume de Valencien-nes, art. 14%, dit que le délinquant ferawis au chep. Chepage se prend plus ordinai-rement pour Pemploi du geôlier. [A)

CHEPLIO , {Géogr.) île de PAmériqueweridionale, près de Pisthme de Panama,a une lieue de la terre ferme.

CHEPI&R , f. m. {Jurifpr.) c’est le geô-lier ; il est ainsi nommé dans la coutume deHainaut, ch. Xxi[ j xxxv j-j Ixx, 8c en lalomme rurale, traitant des gardes des prisons,& dans les ordonnances de U chambreA Artois. G10JJ. de Lauriere ( A i

CHEPO , [Géog.mod. ) ville de l'Amé-rique méridionale , dans Pisthme de Pana-ma , fur une riviere de même num qu i f ejette dans la mer d 1 ' Sud.

CHEPSTOW , ( 6 «#. mod.) ville d’An-gleterre dans la province de Monmouth,fur l a w V e.

CHEPTEL ou CHEPTEIL , f. m. (fur.)**‘1 « cheptel, est un bail de bestiaux don t le

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profit doit fe partager entre le preneur Sc lebailleur. Ce contrat reçoit diff’érens noms,selon les différentes provinces où il est usité:en Nivernois, on dit chaptel; en Bourbon-nais cheptel , & en quelques endroits chep-teil ; dans la coutume de Solle on dit capi-tal!, Sc ailleurs chaptail: toutes ces différentesdénominations viennent d une même éty-mologie, qui s’est corrompue selon Pidiomede chaque pays. Ducange & quelques au-tres croient que cheptel vient de capitale , àcause que le cheptel est composé de plusieurschefs de bêtes qui forment une efpece decapital : d'autres pensent, avec plus devraisemblance , que cheptel vient de chatal ,vieux mot celtique ou bas-breton , quisignifie un troupeau de bêtes; en sorte que Pondevroit dire chatal , chaptail ou chatail ; ce-pendant on dit plus communément cheptel,ce qui a fans doute été ainsi introduit paradoucissement.

L’origine de ce contrat fe trouve dans laloi viij , fi paficenda , au code de paclis ; furquoi il faut voir ce qu'onc dit Mornac 8cCujas.

Ce contrat est fort usité dans plusieurscoutumes, & particulièrement dans cellesde Bourbonnois , NivernofS , B^rri , laBoust , Solle & Bretagne : il participe dulouage 8c de la société ; du louage , en ceque le maître donne ses bestiaux pour untemps , moyennant une rétribution ; & dela société, en ce que les profits fe partagenten nature.

Ces sortes de baux doivent être passésdevant notaires, &: non fous signature pri-vée, afin d J évicer les fraudes & les antidates,& que l’on sache tPune maniéré certaine àqui appartiennent les bestiaux. Arrêt duCons. du ll mars

On distingue deux sortes de cheptels ; lesimple, & celui de métairie.

Le cheptel simple a lieu quand le proprié-taire des bestiaux les donne à un particu-lier qui n'est point son fermier ou métayer,pour faire valoir les héritages qui appar-tiennent à ce particulier , ou qu'il tient(Bailleurs à loyer, ferme ou métairie.

Le cheptel de métairie est lorsque le maî-tre d’un domaine donne à son métayer desbestiaux, à la charge de prendre loin deleur nourriture, pour les garder pendant

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