Band 
Tome septième.
Seite
655
JPEG-Download
 

C H E

pour le prix que le bailleur les aura prisées,en payant ou baillant par ledit preneurcaution fidé-jussoire du prix , qu autrement£‘les font mises en main tierce ; & que lesemblable est observé quand elles font pri-às par le preneur : car en ce cas le bailleurâ le choix de les retenir ou de les délaisserdans huit jours.

La maniéré dont s’observe cet article esttres-bien expliquée par Defpommiers. V.‘S? commentateurs des coutumes de Berri ,■"ivernois, Bourbonnois, Bretagne, la Boujl,°\' e ; Coquille en son injl. au droit fran-f 0ls j tit. dern, traité des contrats fr baux àchapteldt Me. Billon, qui est à la fin de Ioncommentaire fur la coutume d’Auxerre ;Legrand , fur B art. 178 de la Coutume de

lr o}es ; Varrêt du cons d’état du 11 LÚars

CHEPTELIER , f. m. f Jurifpr.) est lepreneur d’un bail à cheptel , celui qui

nent un bail de bestiaux. Voye{ C»ei>-

tìl. ( A)

CHEQ^ou CHERIF, f. m. prince ougrand-pmre de la Mecque : il est reconnuen cette quctsté par tous les Mahométans,de quelque sect e qu lls f oienC , & U reçoitdes íouverains de ces différentes sectes desprefens de tapis pour le tombeau de Ma-homet : on lui envoie même pour son uiageune tente dans laquelle il demeure près dela mosquée de la Mecque pendant tout letemps du pélérinage des Mahométans autombeau de leur prophète. Ce pélérinagedure dix-fept jours , pendant lesquels ilest obligé de défrayer toute la caravanequi fe rend chaque année à la Mecque ;ce qui fe monte à des sommes considé-rables ; car communément il n’y a gueremoins de soixante &C dix mille âmes ; maisil en est dédommagé pat les préfens queles princes mahométans lui sont en ar-gent. ( a )

CHEQUI, f. m - ( Comm. ) un des quatrepoids en uiage dans les échelles du levant,mais fut-tout a Smyrne. \\ dou j J j e ^Poco ou ocquo ( ^oy. Oco) , & p e f e fl*livres un quart poids de Marleille. V. / esdicìionn. du Commerce fr de Trévoux.

*CHER adj. (Gramm.fr Comm. ) termerelatif au prix d'une marchandise ; il enexprime toujours l’excès ou réel ou d’opi-

C H E 6ss

nion : on dit qu’une marchandise est chere,quand elle fe vend à plus haut prix dansle moment qu’on n’avoit coutume de lavendre dans un autre temps ; quand lasomme d'avgent qu'il faut y mettre est tropforte relativement à notre état ; quand onne trouve presque aucune proportion , soitde volume , soit de qualité, frc. entre lamarchandise ct l’argent ou l’or qu'il enfaut donner ; quand on ne remarque pasentre la qualité, la quantité , & c . de lachose achetée , & le prix dont elle a étéachetée, le rapport courant. Le même motse dit aullì du marchand , toutes les foisqu’il veut plus gagner fur fa marchandiseque les autres.

Cher, (le) Géogr. mod. riviere deFrance qui a fa source en Auvergne , &va fe jeter dans la Loire au Berri.

Il y a une autre riviere de ce nom qui afa source dans le duché de Bar, & fe jettedans la Meuse.

* CHER A , adj. f. ( Myth.) surnomfous lequelTémenus qui avoir élevé Junonlui bâtit un temple , où elle fe retiroitlorsque ses fréquentes querelles! la déter-minoient à quitter Jupiter , & a vivreséparée.

CHERAFIS, voyei Tela.

CHER AFS , f. m. ( Comm. ) changeursbanianes établis en Perse , sur-tout à Sca-machi fur la mer Caspienne , en compa-raison desquels on prétend que les Juifsfont des balourds dans le commerce. V.les dicìionn. de Trév. du Comm. fr Disk.

CHERASCO^QUERASQUE, (Ge'.ìville force d’Italie en Savoie , capitale (Punpays de même nom , au confluent de laSture &c du Tanaro. Long. 2.5. go. lat.

CEÍERAY ou CHAH Y, ( Comm. ) ondistingue en Perse deux fortes de poids ,le civil & le légal; c’est ainsiqu'on nommele premier ; il est double de l'autre. Voye-^Poids , Man , fr Batman ; voyeg aujji lesdicìionn. du Comm. fr de Trév.

CHERAZOUL, (Géog.) ville d’Asiedans le Curdistan, entre Moful & Hif-pahan.

CHERBOURG , ( Géog. ) ville mari-time & port de France en Normandie ,