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Tome septième.
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C HE

à de fruits. On le cultive communémentdans les jardins femcs en riz Sc en autresgtains pour en écarter les oiseaux par laqualité venimeuse.

Qualités. Toutes ses parties blessées; ré-pandent un luc rougeâtre visqueux , d'une°deur fore désagréable, très-âcre,brûlant& caustique , comme celui de la renon-cule , Sc qui se seche en larmes noires auloleil : ses fruits & les fleurs ont la mêmelaveur & la même causticité , & sonamande a un peu d’âcreté & d'amertume.Ses fleurs ne parodient pas avoir d’odeursensible , lorfqu’on les flaire séparément,m ats leur corymbe entier en répand unea flez agréable.

. Usures. Cet arbre est en général perni-CJ eux , & il y a des Indiens dont le corpsdevient enflé par un simple attouchementtve \es parties ; mais cette enflure se dis-sipe facilement par un Uniment simple de^ a ‘t, de beurre cil d'hiule.p Les Malabares fonr de son bois de»eipeces de bateaux ou de pirogues, qu’ilsappeutnc niansjous. Les peintres mêlentavec la chaux le s u c rouge-brun qui coulede ion écorce Sc de ses fruits, pour pein-dre d'une couleur ineffaçable leurs tostesde coton. La décoction iie fes fruits dans'le lait doux , fe boit pour la gale , lalepre , les vertiges, les migraines causéesPar le froid , les coliques Sc autres affec-tions produites par des humeurs pitui-feufes. Le suc exprime de son fruit & del° n écorce , s’applíque fur les dents, Sc ilen^dilTìpe la douleur en cautériiant & enbrûlant le nerf: il cautérise de même Scexcite des vésicules à la peau fur laquelle

‘f" appbque, pour ouvrir les tumeursfroides & indolentes.

r „ D ' Ux ‘e>ne efpece. Biro

Les Brames at>t)f»u , * , .

one autre plante.^appL^ de b \ b °

Malabares, qui ne difr^T 0 paCrn,,,, r r - i' e du cheru ou en

ce que fes fruits font parfaitement îph^nques Sc noirâtres. í

Remarque. Le cheru forme , comme l’or

v °it, un genre particulier de plante qi

Vlent naturellement dans la famille depagres où nous Lavons placée. Foyer ncdes plantes , volume II, page^ AN S ON.)

C H E S;p

CHÉRUBIN, f. m. ( Théolog .) espritcéleste ou ange du second ordre de lapremiere hiérarchie. Voye\ Ange & Hié-rarchie.

Ce mot vient de Phébreu cherub , dontle pluriel est chérubin ; mais on est partagéfur la véritable origine de ce mot hébreuSC fur fa juste explication. Quelques-unslui donnent pour racine un mot qui estchaldaïque , Sc qui en hébreu signifie la-bourer. Selon d’autres, cherub íìgnifi efortSc puissant : ainsi Ezéchiel dit du roi de Tyr :tu cherub unelus , vous êtes un roi puissant.D'autres veulent que chez les Egyptiens ,cherub ait été une figure symbolique paréede plusieurs ailes, & toute couverte d’ycux.Sc i’emblême le plus naturel de la piété &de la religion; rien, disent-ils, n’étantplus propre à signifier des esprits adora-teurs , Sc à exprimer leur vigilance Sc lapromptitude de leur ministère : ce qui aElit penser à Spenser, théologien anglois,dans (on livre de legibus Hcbrxorum ritua-libus , que Moyle pouvoir bien avoir em-prunté cette idée des Egyptiens. M. Plucheremarque que les Hébreux Pavoient seu-lement tirée de Récriture ancienne quiavoir cours partout , & que c’est pourcela que saint Paul appelle ces caractèressymboliques communs à tous les peuples,elernenta mundi. Hifì. du Cid , t. I. pag. ; so.

La plupart des juifs & des auteurs chré-tiens dilent que chérubin signifie comme desenfans ; che en Hebreu signifiant comme , Scrub , un enfant , un jeune garçon. Aussi est-cela figure que leur donnent les peintres mo-dernes qui les reprélenrent par de jeunestêtes ailées, Sc quelquefois de couleur defeu , pour marquer l'amour divin dontles chérubins font embrasés. Cependantdans plusieurs endroits de Récriture , ché-rubin marque routes fortes de figures. Quel-ques uns enfin ont cru qusil y avoir dansce mot une transposition de letnes , Scqifau lieu de charab , il falloir bre rachat,Conduire un chariot ; ce qm est allez con-forme aux idées que nous donne la bible,de Dieu ajsis fur les chérubins comme furun char. ■

On n’est guere plus d’accord fur la figuredes chérubins que fur Porigine de leur nom.Joíçphe , liv. III, des antiq, jud. chap. \j ,O o o o i