<?j8 C H E
le golfe de Meg.irisse. Voye[ pour la cher-
sonese Cimbrique , l ‘article Cimeres.
* CHERSYDRE, (.Hijl. nat. ) voici unde ces animaux, dont les anciens qui enont fait mention, nous ont laissé unedescription si incomplète, qu’il est difficilede savoir fous quel nom il existe aujour-d'hui. C’est même une réflexion aífez géné-ralement occasionnée par la lecture deleurs ouvrages, qu’ils n’ont point reconnula néceíTué de décrire avec quelque exacti-tude les objets de la nature qu'ils avoientcontinuellement fous leurs yeux, soit qu'ilssussent dans l'opinion que leur nation Scleur idiome feroient éternels, soit qu’ilsn’eu ssent pas imaginé que fans une deícripti o n très étendue Sc très-rigoureuse d’unobjet, tout ce qu’on en dit (bailleurs, fetrouvant attaché à la lignification d’unmot, si cette signification s’obfcurcit, lereste fe perd en même temps. En effet, àquoi sert ce que Celfe, Aetius Sc les autresracontent du cherjyjre, Sc prescrivent futfa morsure , si tout ce qu’on fait de cetanima!, c'est que c’est un serpent amphi-bie semblable à un petit aspic terrestre , àl’exception qu’il a le cou moins gros ;
CHER U, f. m. (Hijl. nat. botaniq.)arbre du Malabar, très bien gravé , avecla plupart de ses détails, par Van-Rheede ,dans son Hortus Malabar icus , volume 1 F' )paçe 19 , planche IX , íbus ce nom Sc fouscelui de katou tsjeroe _, Sc Cattu tsjeru. LesBrames Rappellent r ana bibo, les Portu-gais uvas d’ìnferno , Sc les Hollandois dullapruymen.
Cet arbre s’éleve à la hauteur de 70 piésà 80 piés, ayant un tronc cylindrique detrois piés environ de diamètre, fur 15 à2.0 piés de hauteur , couronné par une cimeovoïde très-agréable à voir, formée parnombre débranchés cylindriques, épaisses,longues, écartées d’abord fous un angle de30 degrés, puis de 45 degrés, à bois blancdense , recouvert d’une écorce verte d’a-bord , ensuite cendrée dehors , brune in-térieurement , comme laineuse ou fon-gueuse.
Sa racine est blanche , recouverte d’uneécorce brune.
Ses feuilles font alternes, disposées cir-culairement autour des branches, ellip-
C H E
tiques, pointues aux deux extrémités*longues de huit à neuf pouces, deux f° isSc demie à trois fois moins larges, en-tieres, luisantes, verd-noires deflus, pl uSclaires dessous , relevées lur les deux facesd une côte longitudinale épaisse , ramifie?desdeux côtés de quatorze à quinze pairesde nervures alternes , prefqu’oppofées,portées íur un pédicule cylindrique, huità dix fois plus court, attachées autour desbranches, à des distances d’un à deuxpouces, Sc écarté fous un angle ouvert 3peine de 45 degrés.
Chaque branche est terminée par uncorymbe , formé de neuf à dix épis, au» 1longs que les feuilles, arqués en bas, ve-lus , verdâtres , portant chacun dans leurmoitié lupérieure environ vingt fleursblanches , ouvertes en étoile , de troislignes de diamètre, portées fur un pédun*cule une fois plus long , & écarté lous unangle de 44 degrés d'ouverture.
Chaque fleur est hermaphrodite , poty'pétale complette , posée lur l’ovaire ; ell econsiste en un ovaire petit, ovoïde , longde deux lignes , prefqu’une fois moinslarge , couronné par un calice à cinstfeuilles, petites , une fois plus courtes,triangulaires équilatérales , pendantes >perlistentes, en une corolle à cinq p e 'taies blancs, triangulaires équilatéraux,très-velus ou laineux , ouverts horizons 3 'lement en étoile, & en dix étamines d?même longueur , blanches à anthère 5rouges , dont cinq relevées droit, & cinîépanouies horisonralement ; à leur ceiH res’éleve un style couronné par un stigm^?fort court.
L’ovaire en mûrissant devient une bs^ovoïde , assez semblable au raisin, appelsboumaflos par les Grecs, longue d’un po« c ®un tiers, d’un tiers moins large, d’abomverte Sc velue , ensuite bleu-noir, lisse , *chair brune intérieurement, succulent’visqueuse , à une loge, contenantosselet ovoïde, long de neuf lignes, P rC "qu’une fois moins large , à amande bl a11 "châtre , semblable à une aveline. .
Culture. Le cheru croîtau Malabar, "Vles terres montueuíes, au bord des foiSc des rivières : il vit jufqu'à deux celans, toujours chargé de feuilles, de fl eUs ’