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Tome septième.
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ta fenefìre ; lecheval bardé , housse & capara-çonné j le tout d’argent.

La Croix de CÌievrieres en Dauphine :d’a-^ur la tête de cheval d‘or , animé de gueu-le* ; ou chef cousu de même , chargé de troiseroìfettes d.’argent. C G. D. L, T. )

Chevaux , Course de ( Hijloire anc. ) lescourses de chevaux furent autrefois très-cé-lébrés dans jeux olympiques. Nous devons2 M. l’abbé Gedoyn des recherches très-lntéreffantes fur cette matière. II s'est ap-pliqué à rechercher l'origine & le progrèsdes courses de chevaux ; Sc en combien demaniérés elles fe diverfifioient. Nous al-lons en donner ici un extrait.

Origine & progrès des courses de chevaux.Les Curetés ou Dactyles, à qui Rhéa avoirconfié 1 éducation de Jupiter ,étoient cinqfier es. Quand ils eurent rempli leur mi-nistère , ils quittèrent le mont Ida pourvenir à Elide. Hercule , qui étoit 1 aîné ,leur proposa un jour de s’exercer à lac ourse , Sc de voir qui d’entr'eux rempor-leroit le prix. Ce prix devoir être d'unecouronne d'olivier ; car lui même avoira Pporté du plant d'olivier en Grece, Sccet arbre n'y étoit déja plus rare. Commeto utes les choses humaines ont de foibles5 °mmencemens , ce fut-là l'origine de cesîeux qui devinrent ensuite lî célébrés, &P°ur qui les Grecs fe montrèrent íî pas-sionnés. D’autres disent que Jupiter, aprèsavoir triomphé des Titans, institua lui-même ces jeux à Olympie, & qu’Apollony remporta le prix de la course. L'une Sc1 autre tradition étoit également accréditéeP^mi les Eléens du temps de Pausanias. Ilclr Eors de doute que ces premieres coursese renc à pi ed ^ q U£ p on n ’y v ; t rhe-■coux , ru char, le cheval alors N'étoit point«n animal do mest; on n ' av oit pasencore trouve s de J le ’j ter & de Jefarre (erviralusagede Phonîme, ce quinous fait souvenir de cette fable ,qu'Ho-race a mise en vers dont voici ùne tra-

du&on : Le cerf glus fort dans l e com[mtÇue l e cneval, cbalfoit celui-ci des pâturagessas de se voir toujours maltraité , l c chevalu,1 plora le secours de f homme , & se lassari f‘, tr >- u n frein. Mais , après qui! eut triom-P f de son ennemi par la force , il ni put see ‘vrer ni du frein ni du cavalier.

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Cette fable enseigne plus d’une vérité.Nous nous contenterons de celle qui laitnotre sujet , savoir , que le cheval a étélongtemps un animal sauvage. Il ne fautpas s’en étonner ; la nécessité, mere de,Pinvcnrion, ne s'étoit pas encore fait íentirà cet égard. Dans les premiers temps, laterre ni peuplée ni défrichée , n’oftfoit auxyeux que de vastes solitudes & des forêtsimmenses, dont les arbres étoient aussianciens qu'elle. D’un côté, les bêtes féro-ces , dont ces forêts étoient remplies , del'autre , ces hommes sanguinaires , quidans tous les temps ont compté pour rienla vie d’autrui, rendoient les chemins très-dangereux. Hercule Sc Thésée n’avoientpoint encore purgé leur pays de diversmonstres qui Pin festoient. On étoit doncpeu tenté de voyager ; chacun fe tenoitdans le lieu où il étoit né, uniquementoccupé à cultiver Phéritage de íès peres.O11 labouroit la terre avec des bœufs ; onne connoilloit que l’âne pour bête de som-me ; cet animal dur 2 la fatigue Sc facileà nourrir, étoit alors autant en estime qu’ilest en mépris aujourd’hui. O11 ne s’avisoirpoint de souhaiter une monture 011 plushonorable ou meilleure, parce que celle-là suffifoir. Le luxe & la délicatesse n'a-voient point fait à Phomme une infinité debesoins imaginaires. Les besoins naturelsétoient les seuls que l'on se mît en peinede satisfaire , & le sentiment général étoitcelui-là même , qu'un de nos poètes a ex-primé fi bien dans ces vers :

Heureux qui se nourrit du lait de ses brebis ,Et qui de leur toison voitfiler ses habits ,

Qui ne fait d'autre mer que la Marne ou laS tine ,

Et croit que tout finit où finit son domaine !

Mais bientôt les mœurs changèrent,& d’autres mœurs amenerent d’autresusages.

Cinquante ans après le déluge de Deu-calion , qui affligea la Grece du temps deMoïse , Clyménus, un des delcendansd’Hercule Idéen , vint de Crete en Elide,y régna Sc donna le spectacle d’une coursedans Olympie. Endymion , fils d'-dìthliuS,c ha lia Ciyménus de l’Elide, s'empara dutrône , Sc proposa à ses propres enfuis le