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Tome septième.
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chevalerie ancienne Sc moderne ; ouvragequ’il a fait à la sollicitation de l’envoyé duduc de Parme, dont le louverain François,duc de Parme Sc de Plailance , cherchoit àressusciter Pordre de Constatfrin dont il sedisoit le chef. (G) {a)

C’est dans les loix du combat judiciaire,voye ç Champion , que l’illustre auteur dePEfprit des loix cherche l’origine de lachevalerie. Le désir naturel de plaire auxfemmes , dit cet écrivain , produit la ga-lanterie qui n’est point l'amour, mais ledélicat, le léger, le perpétuel mensongede l’amour. Cet esprit de galanterie dutprendre des forces, dit-il, dans le tempsde nos combats judiciaires. La loi des Lom-bards ordonne aux juges de ces combats,de faire ôter-aux champions les herbes en-chantées qu’ils pouvoient avoir. Cette opi-nion des armes enchantées étoit alors fortenracinée, Sc dut tourner la tête à bien desgens. De-là, le système merveilleux de lachevalerie ; tous les romans se remplirent demagiciens , d'enchantemens, de héros en-chantés ; on faisoit courir le monde à ceshommes extraordinaires pour défendre lavertu Sc la beauté opprimée ; car ils n’a-voient en effet rien de plus glorieux àfaire. De-là naquit la galanterie dont lalecture des romans avoir rempli toutes lestêtes ; Sc cet esprit (e perpétua encore parl'usage des tournois. Voy, Tournois. (O)Chevalerie, ( Junsprud, ) Le cas dechevalerie , c’e(t-à-iiire quand le seigneurfait son fils chevalier , est un de ceux ou ilpeut dans certaines coutumes lever la tailleaux quatre cas. Voy , Taille aux quatre

«AS.

Aide de chevalerie , est la même choseque la taille qui se leve lorsque le seigneurfait son fils chevalier. Voye\_ Aide.

Chevalerie , terme de Coutumes , se ditde quelques lieux, terres ou métairies,chargés de logemens île gens de guerre àcheval.

Chevalerie s’est aussi dit de certainsfiefs ou héritages nobles , dont le tenan-cier devoir au seigneur l’hommage lige.

(■ 4 ).

* CHEVALET , s. m. nom qu’on adonné à une infinité d’instrumens diffé-rs , dont nous parierons dans la fuit© de

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cet article. Le chevalet ordinaire est unelongue piece de bois soutenue horisontalepar quatre piés, dont deux font assemblesentr’eux avec la piece à chacun de sesbouts ; d'où il s’ensuit que cet assemblagea la forme d'un triangle dont les côtesfont les piés, où la piece de bois soutenueest au sommet , Sc dont la base est unebarre de bois qui empêche les piés des’écarter. Les deux triangles four parallè-les l’un à l’autre ; Sc la piece qu’iís sou-tiennent projettée sur les bases des trian-gles, leur seroit perpendiculaire, Sc lerdiviserait en deux parties égales.

Chevalet , ( Hijì. anc. ) c'étoit dans lesanciens temps une forte de supplice oud’instrument de torture, pour tirer la vé-rité des coupables. Mais l’usage de ces sor-tes de supplices a été réprouvé par d’h a bi-les jurisconsultes ; Sc dc nos jours, le roide Prusse en a par ses loix aboli l’usagedans ses états. II est souvent arrivé qu’uncriminel qui avoir de la force Sc de larésolution, soutenoit les tortures fans rienavouer ; & souvent aussi sinnocent s’a-vouoit coupable , ou dans la crainte dessupplices, ou parce qu’il ne se sentoit pasaster de force pour les soutenir. Le cheva-let sut d’abord un supplice qui ne s’em-ployoit que pour des esclaves : c’étoit uneefpece de table percée fur les côtés derangées de trous, par lesquels pastoienrdes cordes qui le rouloient ensuitesur un tourniquet. Le patient étoit ap-pliqué à cette table. Mais par laíuice on s’en servit pour tourmenter lesChrétiens. Les mains & les jambes du pa-tient ctant attachées fur le chevalet avecdes cordes , on l’enlevoit Sc on l’étendohde telle forte que tous ses os en étoientdisloqués: dans cet état on lui appliquoicfur le corps des plaques de fer rouge , &on lui déchirait les côtés avec des peignesde fer qu’on nommoit ungula ; pour ren-dre ces plaies plus sensibles, on les frotroitquelquefois de sel & de vinaigre , Sc onles rouvrait lorsqu’elles commençoient àfe refermer. Les auteurs qui ont traité destourmens des martyrs, en ont donné l*figure , qui fait frémir l’humanité.

Cet instrument barbare n’a pas été in-connu aux modernes, non plus que la coU-