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Tome septième.
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les baillis, prévôts ou maires, ou ceux quiseront en leurs lieux , prennent des che-vaux à loyer ; que si ces chevaux ne suf-fisent pas pour faire le service, les baillis,prévôts, & autres dessus nommés, neprennent pas les chevaux des marchandsni des pauvres gens , mais les chevaux desriches feulement, s’ils peuvent luflìre pourfaire le service. L’art. qS défend que pourle service du roi , ni pour autre , nul prennechevaux des gens de sainte Eglise , fi ce n’ejìde l’cfpécial mandement du roi ; que les baillisni autres ne prennent de chevaux forts tantcomme métier fera; & que ceux qui feront prisne soient point relâchés par argent ; ce qui feragardé, est-il dit , sauf nos services , nos de-voirs & nos droits , & aujfi les autrui.

Chevauchée d’une justice, sont des pro-cès verbaux que son failoit anciennement,pour reconnoître & constater l'étendue &les limites d’une justice. On les a appelléeschevauchées, parce que la plupart de ceuxqui y assistoient étoient à cheval. Le jugeconvoquoit à cet effet le procureur d'oflice,le greffier , 8c les autres officiers du siégé,& les principaux 8c plus anciens habitans,avec lesquels il faisoit le tour de la justice.On faisoit dans le procès-verbal la des-cription des limites, & de ce qui pouvoirservir à les faire reconnoître. Dans un deces procès-verbaux du xiij siécle , il est ditque l’on marqua un chêne d’un coup deserpe ; cela ne sormoit pas un monumentbien certain.

Chevauchées des grands-maîtres deseaux & forets , font les visites qu'ils fontpour la conservation des forêts du roi. Ilcn est parlé dans plusieurs ordonnances ,notamment dans l’art. 18 de l édit de l§8g ,qui enjoint aux grands-maîtres, réforma-teurs , leurs lieurenans & maîtres parti-culiers , qu'en faisant leurs visites & che-vauchées ils aient à visiter les rivières,levées, chauffées, moulins, pêcheries,

s'informer de l’occasion du dépérisse-ment d’iceux.,

Chevauchées des lieutenans criminels. Ilétoit enjoint, par f ordonnance de Henri II ,en i$54> à ces lieutenans, tant de robelongue que courte , de faire tous les ans,ou de quatre mois en quatre mois, des visi-tations 8c chevauchées dans leurs pro-

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rinces. Ce soin est présentement confié ailprévôt des maréchaux de France. Voye^ci -après chevauchées des prévôts, &c.

Chevauchées des maîtres des eaux &forêts , voye{ ci-devant Chevauchées desgrands-maîtres.

Chevauchées des maîtres des requêtes.On appelloit ainsi autrefois la visite qu’ilsfaisoient dans les provinces ; il en est parledans l’ordonn. d’Orléans , art. qq , celle deMoulin , art. 7, 8 c Celle de Blois , art. %ost.L’objet de ces visites étoit de dresser procès-verbal des choses importantes pour l’état,recevoir les plaintes, réprimer les abus.Présentement ce sont les intendans de pro-vinces qui font la visite dans l’étendue deleur généralité.

Chevauchées des prévôts des maréchaux ,sont les rondes 8 c visites que ces prévôtsfont avec leurs compagnies, ou font fairepar des détachemens dans tous les lieux deleur département, pour la fureté 8 c tran-quillité publique. Il en est fait mentiondans le règlement de François I, du 10 janV.1514, art. Z4, de Henri II. en nov. 1 549 ,art. 18 , & 5 fév. IJ49 ,fév, 1551, art. Z.Ordonn. d’Orléans , art. 67 , celle de Rouf-fillcn , art. 9 , celle de Moulins, art. 4} , deBlois , art. 187 , déclar. du 9 fév. 1584, &plusieurs autres. Foye^ Prévôt des Maré-chaux.

Chevauchées des trésoriers de France ,font les visites que ces officiers font tousles ans dans les élections de leur ressort,pour voir si le département des tailles faitpar les élus, est conforme aux facultés dechaque paroisse. Ils font aussi la visite deschemins, ponts 8 c chauffées. Foye[ le régi-deHenrilF.du 10 oâobre 1603 ,pour le stailles , art. x.(A)

CHEVAUCHER , ( Maréchallerìe. ) 6eterme , pour dire aller h cheval, est hot sd’ufage ; mais il est encore usité parmi h sécuyers pour marquer la maniéré de s cmettre fur les étriers. Chevaucher court’chevaucher long, à l’angloife , à la turque-

Chevaucher, on le dit en FaitConneiF’de faction de Poiseau , lorfqu’il s’éle^par secousses au-defsus du vent, qui fous* 1dans la direction opposée à son vol.

Chevaucher , dans la pratique del > i nt P rl -merie , s’entend de quelques lettres q u

montes

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