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Tome septième.
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sales, tantôt spirales : ces lignes médullairespouvoient paiser pour des fibrilés tics-mol-les , entortillées, & plus serrées selon leurdirection, çpi'ailleurs; s’étendant depuis laracine du poil juíqu’à Pextrcmité, & peut-être destinées à quelque évacuation : d’oùil inséra que le poil des animaux ne leursert pas feulement à les garantir du froid ,mais que c’est un organe de transpirationimperceptible. Je crois qu’on peut étendrecette induction à la chevelure de l'homme,par deux raisons ; i®. parce qu'il est évi-dent par la plica, que c'est un assemblagede petits canaux, 5 c que ces canaux fontouverts par le bout : a 8 , parce qu’on guéritdes maux de tête en se coupant les cheveux,quand ils sont trop longs ; & qu’on se pro-cure des maux d’yeux, quand on est d’untempérament humide , & qu’on les rase.

La longue chevelure étoit chez les an-ciens Gaulois une marque d'honneur & deliberté. César qui leur ôta la liberté, leurfit couper les cheveux. Chez les premiersFrançois, &c dans les commencemens denotre monarchie, elle fut particulière auxprinces du sang. Grégoire de Tours assuremême que dans la seconde irruption qu’ilsfirent dans les Gaules , c’est-à-dire avant1'établissement de leur monarchie, ils sefixerent dans la Tongrie , c’est-à-dire leBrabant & les environs de la Meuse, Scqu’ils s'v choisirent des rois à longue cheve-lure de la race la plus noble d'entr’cux.On lit dans fauteur des gestes de nosrois, que les François élurent Pharamondfils de Marcomir, & placerent fur le trôneun prince a longue chevelure. FrancieiegcruntPharamundum filium ìpsi u s Marcomiri , Ô’levaverunt eum Jhper se regem crinitum. Onfait que Clodion fut surnommé par la mê-me raison k chevelu. Au reste , ce droit deporter de longs cheveux étoit commun àtous les fils de rois. Clovis, l'un des fils deChilpéric & d’Andouere, fut reconnu parfà longue chevelure , par le pêcheur quitrouva son corps dans la riviere de Marne,où Fredegonde l’avoit fait jetter. Gonde-baud qui Ce prétendit fils de Clotaire, neproduifoit d’autre titre de son état que descheveux longs > &.Clotaire pour déclarerqu’il ne le reconnoisioit pas pour son fils ,se contenta de les lui faire couper. Cette

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cérémonie emportoit la dégradation. L®prince rasé étoit déchu de toutes ses pré-tentions : on voit cet usage pratiqué à ladéposition de quelques-uns de nos princesrenfermés dans les monastères. On fait re-monter jufqu'au temps des premiers Gau-lois , l'origine de l’usage de se couper le*cheveux , en signe de la renonciation àtoutes prétentions mondaines que saisoientou ctoient censés faire ceux qui embras-saient ia vie monastique. Tant que le*longs cheveux furent la marque du san8royal, les autres sujets les porterent coupé*courts autour de la tête. Quelques auteur*prétendent qu’il y avoit des coupes pse*ou moins hautes, selon le plus ou moin*d’infériorité dans les rangs ; en forte que lachevelure du monarque devenoit, poufainsi dire , l’étalon des conditions. ,

Au huitième siecle , les gens de qua!if csaisoient couper les premiers cheveux àleurs enfans par des personnes qu’ils hono-roient, 8 c qui devenoient ainsi les parrain*spirituels de Pensant. Mais s'il est vrai qu’u"empereur de Constantinople témoigna anpape le désir que son fils en fut adopté enlui envoyant fa premiere chevelure , il fal-loir qae cette coutume fik antérieure anviij siecle. Voy. Parrain , Adoption.

Les longues chevelures ont été princi-palement défendues à ceux qui embrat-soient l’état ecclésiastique ; la dominationdes peuples de la Germanie dans les Gaule*y ayant introduit le relâchement de*mœurs, plusieurs du clergé portoient delongs cheveux, malgré les loix de l'égli‘ c ‘Cet abus fut réprimé dans plusieurs con-ciles. Un concile de plusieurs province*des Gaules, tenu à Agde l'an fo9, or-donné que si des clercs portent de grand*cheveux , l'archidiacre les leur couper*malgré eux. Cette défense pour les ecclé-siastiques a toujours été en vigueur ; >* ^eut même des temps où les longues che-velures furent interdites à tous les chré-tiens ; mais cette discipline n'a pas sesisté long-temps à leur égard. Vuy. Cí^ c *Tonsure , Couronne. . .

Nos antiquaires 8 c nos historiens se se'très-étendus fur la chevelure de 110* Pseces : 011 fait três-exactement une choie trimportante à savoir, qui d'entre eux P° r '