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Tome septième.
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des cheveux longs, & qui porta des che-veux courts. La question des cheveux longs& des cheveux courts, a été de son tempsla matière de plusieurs ouvrages polémi-ques. O curas honûnum !

Aujourd'hui on porte ou on ne portepas de cheveux ; on les porte longs oucourts fans conséquence.Les cheveux fontemployés à faire des perruques, contrelesquelles à la vérité un savant homme afait un traité. Voy. Perruque. Et cet ha-billement de tête est devenu li ordinairepar fa commodité , que les cheveux fontUn objet de commerce aster considérable.

Les cheveux des pays septentrionauxfont plus estimés que les nôtres. De bonscheveux font bien nourris, tic ne font nitrop gros ni trop fins. Les gros deviennentcrépus quand on les frise ; les fins ne tien-nent pas aster la frisure. La longueur descheveux doit être d'environ vingt-cinqPouces ; leur prix diminue à mesure qu'ilsfont plus courts. On recherche plus ceuxdes femmes que ceux des hommes. On re-garde beaucoup à la couleur , les blondsfont les plus chers. Il y a peu de marchan-dise dont le prix soit aussi variable ; il y ades cheveux depuis quatre francs jufqu’àcinquante écus la livre. On prétend que lescheveux châtains (e blanchissent commela toile , en les lavant plusieurs fois dansde Peau limoneuse , & les étendant sur lePré. Quand à l’emploi des cheveux , voy.fer art . Perruquier & Perruque. Ob-servons feulement que les cheveux étantll) ie marchandise que nous tirons de l’é-

ïranger, il y auroit un avantage à ce qutr usage des perruques de fil- d’archal pré-valût. Je ne fais si cet objet est assez consi-dérable pour mériter Patrention. C’est àCe ux qui veillent aux progrès du com-merce à en être instruits.

•Se coiffer en cheveux, c’est avoir les che-^E»x trèfles, relevés , arrangés fur fa têtea,1s bonnet ni coiffure. Porter de faux che-à st fournir par des trellès de che-j ^ , des tours, des coins, fi’c. les endroite * a tête qui (ont dégarnis de cheveux naj. Ure ls. La coiffure en cheveux &c Part de;

cheveux onr été à l’ulage des Grec;Ccù * P'Cmains. On dit faire les cheveux .U P' r fe-r cheveux , rafraîchir les cheveux

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Les rafraîchir, à st en enlever au ciseaula petite extrémité, pour en hâter l'ac-croislement ; les couper , c’est les abattreentièrement , pour y substituer la per-ruque ; les faire , c’est les tailler selon lamode régnante. Toutes ces opérations fontdu perruquier , de même que celle de lesfriser. Voy. Friser.

On a attaché de tout temps la beauté dela chevelure à la longueur & à la couleurdes cheveux ; mais tous les peuples n’cncpas eu dans tous les temps le même pré-jugé fur la couleur. C’est par cette raisonqu’il a fallu imaginer, pour ceux dont lescheveux n’étoient pas d’une couleur à lamode, des moyens de donner aux cheveuxla couleur qu’on voudroir. En voici quel-ques-uns que no.us ne garamistons pas.

Pour noircir les cheveux, mettez furquatre pintes d’eau de fontaine froide,une demi-livre de chaux, & un quarteronde sel commun ; remuez ce mélange detemps en temps pendant quatre jours ;tirez-le au clair, tic le gardez. Prenez unedemi-livre de noix de galle ; faites-lesbrûler dans un pot de fer ou de cuivre bienbouché , avec une demi-livre dégraissé deboeuf. Quand le tout vous paroîtra en pâ-tée , laissez refroidir fans déboucher levaisseau. Prenez ensuite votre masse , ré-duisez-la en poudre très-fine ; j errez cettepoudre fur deux pintes de l’eau que vousavez tirée au clair, ajoutant deux fiels debœuf, une once de lytharge d’or, uneonce tl’alun , une once de couperose , uneonce de fummac , une once dc verdet,une once de plomb brûlé, une once demine de plomb, une once de vitriol , uneonce de sel ammoniac. Prenez encore unquarteron de noir d’Anvcrs ; mettez cenoir fur une chopine ou environ d’eau dechaux, préparée comme on a dir plus haut;faites bouillir ; jetiez ce second mélangebouillant fur le mélange précédent ; ren-fermez le tout dans une cruche ; laistèz re-poser cette cruche pendant trois on quatrejours au coin du feu ; remuez de temps entemps. Lorsque vous voudrez faire usagede votre préparation , prenez-en dans unpetit vaisteau , ajoutez y quatre à cinqgouttes d’eau seconde ; prenez une petiteéponge, trempez-!» dans ce dernier mé-