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Tome septième.
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trer toutes leurs bonnes qualités. CelleS quenous admirons le plus, parce que notreamour propre en est le plus flaté , c’est lafidélité avec laquelle un chien reste attachéà son maître ; il le fuit par-tout; il le dé-fend de toutes ses forces , il le chercheopiniâtrement s’il l'a perdu de vue , & iln’abandorne pas ses traces qu’il ne l’aitretrouvé. On en voit souvent qui restentsur le tombeau de leur maître, & qui nepeuvent pas vivre fans lui. Il y a quantitéde faits très-surprenans Sc très-avérés furla fidélité des chiens. La personne qui en estl’objet, ne pourroit le défaire de la com-pagnie de son chien 5 qu’en le faisant mourir;il sait la retrouver malgré toutes les précau-tions qu’elle peut employer ; l’organe del’odorat que les chiens parodient avoir plusfin & plus parfait qu’aucun autre animal,les sert merveilleusement dans cette fortede recherche , Sc leur fait reconnoître lestraces de leur maître dans un chemin , plu-sieurs jours après qu’il y a passé, de mêmequ’ils distinguent celles d’un cerf, malgréla légèreté Sc la rapidité de fa course , quel-que part qu’il aille, à moins qu’il ne passedans l’eau , ou qu’il ne faute d’un rocherà l’autre , comme on prétend qu’il arrive àquelques-uns de le faire , pour rompre leschiens. Voyc ^ Cerf.

L’odorat du chien est un don de la na-ture : mais il a d’autres qualités qui sem-blent venir de l'éducation , Sc qui prouventcombien il a d’instinct, même pour deschoies qui paroiísent être hors de fa portée;c’est, par exemple, deconnoître à la façondont on le regarde , si on est irrité contrelui, Sc d’obéir au signal d’un simple coup-d’œil, fiv. Enfin l’instinct des chiens est sifur qu’on leur confie la conduite Sc la gardede plusieurs autres animaux. Ils les maî-trisent , comme si cet empire leur étoit du,& ils les défendent avec une ardeur Sc uncourage qui leur fait affronter les loupsles pl uS terribles. LTiomme s’astbcie leschiens dans la poursuite des bêtes les plusféroces ; & même il les commet à la gardede fa propre personne.

Ces mêmes animaux qui montrent tantde courage & qui employeur tant de ruseslorsqu’ils chassent, sont de la plus grande Idocilité pour leurs maîtres » Sc sirvem faire j

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mille gentillesses, lorsque nous daignonsles faire servir à nos amusemens. Tant SCde si bonnes qualités ont, pour ainsi dite ,rendu les chiens dignes de la compagniedes hommes ; ils vivent des restes de nostables, ils partagent avec nous nos loge-mens ; ils nous accompagnent lorsque nousen sortons ; enfin ils savent plaire au pointqu’il y a bien des gens qui en portent aveceux, Sc qui les font coucher dans le mêmelir.

Les mâles s’accouplent en tout temps íles femelles font en chaleur pendant envi-ron quatorze jours ; elles portent pendantsoixante ou soixante Sc trois jours, Sc elle 3rentrent en chaleur deux fois par an. Lemâle Sc la femelle font liés Sc retenus dans('accouplement par un effet de leur confor-mation ; ils se séparent d’eux-mêmes aprèsun certain temps ; mais on ne peut pas U sséparer de force sans les blesser , sur-tout Ufemelle ; ils font féconds jusqu’à l’âge dçdouze ans ; mais il y en a beaucoup qu 1deviennent stériles à neuf ans. On ne doitpas leur permettre de s’accoupler avantl’âge d’un an , si on veut en avoir des chiensqui ne dégénèrent point ; Sc ce n’est qu'àquatre ans qu'ils produisent les meilleurs.Les chiennes portent cinq ou six petits à 1*fois. Il y en a qui en ont jusqu’à douze tSc même jusqu’à dix-huit Sc dix-neuf, & c ’Il y a certains petits chiens qui n’en sou cqu'un à la fois, ou deux & cinq au plus. Le schiens naissent les yeux fermés , Sc ils ne lj 5ouvrent qu’après neuf jours. La durée à eleur vie est pour ('ordinaire d’environ qu a "torze ans ; cependant on en a vu qui otfvécu jusqu’à vingt-deux ans. On reconn° lCl’âge à la couleur des dents Sc au son de ^voix. Les dents jaunissent à mesure que I echiens vieillissent, & leur voix devinsrauque. On prétend qu’il y en a eu qu 1 ,sont accouplés avec des loups, des renardsJes lions Sc des castors : ce qu’il y a de ce 5tain , c’est que toutes les différentes races ^chiens appartiennent à une feule Scespece ,8c se perpétuent dans leurs distf re '^mélanges. Elles se mêlent ensemble de faÇ^u’il en résulte des variétés presque à ^tu. Ces variétés dépendent du hasard p° ^('origine , Sc de la mode pour leur duree^y a des chiens qui font très-rechercíivS k