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Tome septième.
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*oi de SoiíTons & dc Neustrie. Poyei Che-

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Chilperic II , xix*. roi de France, suc-cesseur de Dagobert III, fils de Childeric II.Ce prince avoir quarante-cinq anslorsqu’ilïïionta fur le trône. Il y suc appelle par lafidélité de Rinfroi, maire du palais , qui letira del'obscurité du cloître, où il languis-íoit depuis son extrême enfance : il y étoitc °nnu sous le nom de Daniel. Ce monarque,suivant la judicieuse remarque d’un mo-derne , ne doit point être rangé dans la classe^ e s rois fainéans. Il eut toujours les armesu la main ; & il est à croire que , s’il eût euUn ennemi moins redoutable & moins dan-gereux que Charles Martel, il seroit par-venu à tirer les princes de la race, de l'avilis-skment Sc du mépris où ils étoient tombesdepuis la mort de Dagobert I. Il soutint plu-fieurscombats contre Charles Martel : maisc’étoit vainement qu'il prétendoit tenter lafortune des armes contre un aussi grandgénéral : il fut vaincu & forcé de mendierUn asyle chez Eudes, duc d'Aquitaine , quisavoitassisté dans ses guerres, moinscommesujet que comme allié : Charles Martel ne leJaúsa pas long-temps dans cette retraite : ilRenvoya demander à Eudes qui ne put fedispenser de le lui livrer. Charles Martel eûtbien voulu être roi : il en avoir bien la puissance ; mais ce titre manquoit à son ambi-tion. Les François ne paroissoient pas dispo-sés à le lui donner ; il continua de gouver-ner fous le titre de maire du palais ; &fuyant que c’étoit inutilement qu’il laissoitle trône vacant, que la nation ne l’invitoitP°int à s’y asseoir , il y plaça Chilperic II,Çu il venoit d’en faire descendre; mais il ne'ui rendit que le sceptre , Sc s'en réservaîvute l’autorité. Chilperic II régna encoredeux ans après ce rétablissement : il mourut

* Noyon j & y reçut les honneurs funèbres :

* histoire n’a pas daigné s’occuper de fa vie

Privée : elle ne dit rien de ses vertus ni de sesVj ces. ( )

CHILY , ( le ) Géog. grand pays de l’A-nrerique méridionale, le long de la merdub {*d,qui a environ 300 lieues de long. Il®bonde en fruits, arbres, & mines de tou-| 5 S ufpeces. Ce pays, dont une partie est auxr*Pagnols,est habité par des Indiens qui

llc gouvernés par des caciques ou chefsTome VII,

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indépendans les uns des autres. Saint-Jag® 'est la capitale de la partie du Chily qui ap-partient aux Espagnols.

Le centre du commerce de cette con-trée est à Baldivia , à la Conception , & àValparaison. C’est de ces ports qu’il íe faitavec le Perou. Baldivia a des mines d’or fortriches , des cuirs de bœufs & de chevres,des suifs, des viandes salées, des blés qu'elleenvoie à Lima ; d’où elle tire des vins, dessucres,du cacao, & toutesies marchandisesd’Europe. C’est à la Conception que font lesprincipaux lavoirs du royaume; c’est de ceslavoirs que vient Por appell épepitas : le com-merce est du reste le même qu’à Baldivia.C’est à Valparaison qu’on embarque tousles revenus de l'Espagne au Chily , & queles particuliers destinent pour la .mer duNord.

Chily , ( Géog. ) riviere de PAmériqueméridionale dans le pays de même nom ,qui fe jette dans la mer du Sud.

CHIMAY, {Géog. ) petite ville des Pays-bas autrichiens dans le Hainaut , fur laBlanche. Lon. %i, 57- lat. 50. qo.

* CHIMBO RACO ,s m. ( Géog. ) l’unedes plus groíles montagnes du monde , Scvraisemblablement la plus haute. Elle faitpartie de la Cordeliere des Andes. Elle estlîtuée par un degré & demi de latitude aus-trale près de Riobamba , dans la provincede Quito au Pérou, à cinquante lieues àl’est du cap san-Lorenzo.On la voit en merdu golfe de Guayaguil , à plus de 60 lieuesde distance : elle a trois mille deux centsvingt toises au-dessus du niveau de la mer.La partie supérieure est toujours couvertede neige , Sc inaccessible à huit cent toisesde hauteur perpendiculaire. E11 tyz8 M M.Bouguer & de la Condamine , de l’acadé-mie des Sciences de Paris , y firent au piéde la neige permanente des expériences pourreconnoître fi un fil à-plomb étoit détournéde la ligne verticale par Faction de la massede la montagne fur ce même fil. La quantitémoyenne tirée d’un grand nombre cPobser-vations donna sept à huit secondes pour ladéviation du fil vers l’axe de la montagne ,quantité qui devroit être beaucoup plusconsidérable dans les principes de Newton,si la montagne étoit de la même densité in-térieurement qu’audehors; mais il y abeau-

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