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coup d’apparence quelle est remplie degrandes cavités? fi , comme la tradition dupays le porte, elle a été autrefois volcan ,& qu’on y voie encore aujourd'hui desbouches Sc des traces de son éruption.Chìmbo-raco est ainsi nommé d'un bourgvoisin appellé Chimbo , qui veut dire paffage( Sc en effet on y passe une riviere ), & deraco , qui signifie neige , dans l'anciennelangue Quetchoa ou des Jacas. Voye[ At-traction des montagnes.
Carguaì-raco, volcan écroulé en 1698,& dont les neiges fondues cauíerent unegrande inondation, est un prolongementde Chimbo-raco vers le nord. Il n’y a plusque les pointes de son sommet qui soientcouvertes de neige, & fa hauteur n’estplusque de deux mille quatre cents cinquantetoises.
CHIMERA, ville forte de la Turquie enEurope , dans l’Albanie , capitale du terri-toire du même nom. Long. 37. 43. lat. 40.20.
CHIMERE , f. f. ( Myth. ) monstre fabu-leux qui , selon les Poètes , avoir la tête Scle cou d'un lion, le corps d'une chevre, Scla queue d'un dragon , Sc qui vomilsoit destourbillons de flamme Sc de feu. Belléro-phon monté fur le cheval Pégase, combattitce monstre & le vainquit.
Le fondement de cette fable est qu’il yavoir autrefois en Lycie une montagne dontle sommet étoit désert, & habité seulementpar des lions; le milieu rempli de chevrpssauvages ; & le pié marécageux , plein deíerpens i ce qui a fait dire à Ovide :
Mediis ìn partibus hircum ,Teclus & or a leœ , caudam ferpentis habebat.
Bellérophon donnna la chaste à ces ani-maux , en nettoya le pays, & rendit utilesles pâturages qu'ilsinfestoient auparavant ;ce qui a fait dire qu'il avoit vaincu la chi-mère. D’autres prétendent que cette mon-tagne etoit un volcan ;<Sc Pline même assureque le feu qui en sortoir s'allumoit avec del'eau, A ne s'éteignoit qu'avecde laterrcoudu fumier ; que Bellérophon trouva lemoyen de la rendre habitable ; d'où lesPoètes ont prisocca sion de le chanter commevainqueur de la chimere,
M. Freret donne une autre explication à
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cette fable : il prétend que par la chimere ilfaut entendre des vaisseaux de pyrates Soly-mes qui ravageoient les côtes de la Lycie ,& qui portoient à leurs proues des figures UCboucs, de lions, Sc de serpens ; que Bellero-phon monté fur une galere qui portoit auluà fa proue la figure d'un cheval, défit cesbrigands.
Et selon M. Pluche , dans 1 ’hijìcire daciel , cette chimere composée d’une tête delion , d'un corps de chevre, Sc d’une queuede serpent, n'étoit autre chose que la mar-que ou l'annonce du temps où l’on faisossles transports de blé Sc de vin , savoir de-puis l'entrée du soleil dans le signe du lion»jusqu'à son entrée dans celui du capricorne;Cette annonce de provisions nécestàire étoitagréable aux Lycietrs , que les mauvaise*nourritures & la stérilité de leur pays obli-geoient de recourir à l’étranger. Belléro-phon Sc son cheval ailé, ajoute-t-il, n ciont qu'une barque , ou le secours de 1*navigation qui apportoit à la colonie Lu-cienne des rafraichissemens Sc des nour-ritures faines. Hijfoire du ciel, tome I , F*Z r/. (G)
CHIMIE , voye^ Chymie.
CHIMISTE, voyei Chymiste.
CH 1 N , l Géog.) ville de la Chine, dan#la province de Flonan. Lat. 14. 48.
CHINAGE , f. m. ( Jurìfpr.) droit depéage qui est la même chose que chcmag equi est expliqué ci-devanr. [A)
CHINAY ou CH1NEY , (Géogr.) petiteville des Pays- bas, de la dépendance de l’e-vêché de Ltege.
CHIN-CHIAN, ( Géogr . ) grande villede la Chine , dans la province de Nankin»Il y a encore une autre ville de ce non 1dans la province de Jannan. Long.
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CHINCHIN - TALAR , ( Géog. ) pro-vince d’A lie dans la grande Tartarie, entrocelles de Camul Sc de Suchur.
CHINDASUINTHE , roi des Vifigothsi(Hijloire d’Efp.) Communément la tyran*nie succédé à l’ulurpation ; car, ce n c*guere que par la terreur des supplice* Scl’atrocité des vengeances , qu'un ufiirp^teur peut contenir ses sujets indignés, J»se maintenir sur le trône , où la forcel’injustice l’ont élevé. Chindasuinihe po us '