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Tome septième.
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chaîne correspondant à la fleur que j’auroispeinte , emporteroit avec lui un certainnombre de points colorés de ma fleur, dis-tribués fur une certaine portion de fa lon-gueur ; 2°. que faction de désourdir n'étantautre choie que celle de defaire les petitesboucles que la chaîne a formées par fesctoifemens fur la trame, toute ma fleur setrouverait éparse & projettée sur une cer-taine portion de chaîne dont la largeurseroit la même, mais dont la longueur seroitbeaucoup plus grande que celle de ma fleur,& que cette longueur diminuerait de laquantité requise pour reformer ma fleur &^approcher les points colorés épars fur lesAis de chaîne , íi je venois à 1 ourdir dere-chef ; donc, a continué l'ouvrier que jefais raisonner , fl la qualité de ma chaîne& de ma trame étant donnée, je connois-sois la quantité de l'emboi de ma chaînefur ma trame ( dans le cas où cet emboiseroit fort sensible ) , pour exécuter desfleurs en étoffe , je n’aurois i p . qu'à pein-dre une fleur, ou tel autre dessin , fur unpapier : 2°. qu’à faire une anamorphosede ce dessin , telle que la largeur de ['ana-morphose fût la même que celle du dessin,& que sa longueur sur chaque ligne decette anamorphose fût à celle de mon des-sin sur chacune de ses lignes , comme lalongueur du fil de chaîne non ourdi & àla longueur du fil de chaîne ourdi : 3 0 . qu’àprendre cette anamorphose pour modele,& qu'à faire teindre les différentes lon-gueurs de chacun des fils de ma chaîne,de chacune des couleurs que j'y verrai dansmon anamorphose ( supposé qu'il y eûtplulieurs couleurs ) ; il est évident que ve-nant à étendre fur les ensuples ma chaîneain ì prép ar é e par différentes teintures, elleporterait ['anamorphose d’un dessin que1 exécution de le to ff e réduirait à ses justes

& véritables proportion*. Voilà la théorie

tres-exacte du cW des velours, qui n'esten effet que 1 anamorphose peinte fur chaîned un dessin, que 1 emboi de cette chaînepar la trame raccourcit & remet en propor-tion. Jedisdesvelours, parce que pour les tasfêtas l’emboi n'est pas afléz sensible p 0ur "exiger ['anamorphose; le dessin-lui mêmedirige,comme on verra dans l'expofitionque*mus allois faire de la pratique du chiner ,

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On ne chine ordinairement que les étoffesunies & minces. On a chiné des velours,mais 011 n’y a pas réussi jusqu’à un certaindegré de perfection. Après ce que nousavons dir, on connoît que le coupé du ve-lours n'est pas allez juste pour que la distri-bution du chinage soir exacte : on fait à laveritèque chaque partie du poil exige pourle velours chiné (ìx fois plus de longueurqu’il n’en paraîtra dans l'étoffe ; on peurdonc établir entre le poil non ourdi & lepoil ourdi, tel rapport qu'on jugera con-venable; mais ['inégalité de la trame, celledes fers, les variétés qui s'introduisent néce£sairement dans ['extension qu’on donne aupoil, enfin la main de l'ouvrier qui frappeplus ou moins dans un temps que dans unautre, toutes ces circonstances ne permet-tent pas à ['anamorphose du dessin de seréduire à ses justes proportions. Les taffetassont les étoffes qu’on chine ordinairement ;on chine rarement les satins.

Pour chiner un étoffe , on fait un dessinfur un papier réglé ; on le soit tel qu’onveut qu'il paroisse en étoffe ; on met la foiedestinée à être chinée en teinture , pour luidonner la couleur dont on veut que foiele fond de l'étoffe : mais ce fond est ordi-nairement blanc , parce que les autres cou-leurs de fond ne recevraient qu'avec peinecelles qu’on voudrait leur donner ensuitepour la figure.

La soie teinte , dévidée , & levée dedessus Y ourdissoir , on la met fur un tam-bour semblable à celui dont on se sert pourplier les étoffes ; & on en fait des chaînesde cinquante portées composées de quatremille fils , 8 c passées dans deux cents cin-quante dents de peigne, en mettant quatrefils pour chaque dent.

Après qu'on a ôté la chaîne de deflus letambour, qu’onl’a attachée à l’axe de Yaspeou dévidoir , on la divise par douze fils ,dont chaque division est mise dans unedent du rateau, qui est de la largeur de l'é-toffe. A sert à plier la chaîne fur Pensable ,ÌC il est garni de dents d'ivoire , éloignéesde trois lignes les unes des autres. Lorsquele dessin est répété quatre fois dans la lar-geur de l’étoffe , on met entre chaque dencdu rateau quatre divisons par douze , cequi fait quarante»huit fils 3 ou un échs-