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céleste donnée k tous : il y a un supplémenthumain à ce don quand on l’a perdu. Laraison cél este est d>u saint ; le supplémentest du sage.
8. Il n’y a qu’un seul principe de con-duite ; c’est de porter en tout de la sincérité,8 c de se conformer de toute son ame & detoutes ses forces à la mesure universelle : nefais point à autrui ce que tu ne veux pasqu’on te faste.
9. On connoît Phomme en examinantses actions , leur fin, les passions dans les-quelles il se complaît, les choses en quoi ilse repose.
10. Il faut divulguer sur le champ leschoses bonnes à tous : s’en réserver un usageexclusif, une application individuelle ,c’est mépriser la vertu , c’est la forcer à undivorce.
11. Que le disciple apprenne les raisonsdes choses, qu’il les examine, qu’il raison-ne , qu’il médite , qu'il pese, qu’il consultele sage , qu’il s’éclaire, qu’il bannisse laconfusion de ses pensées, 6c ^instabilité defa conduite.
12. La vertu n’est pas seulement constantedans les choses extérieures.
i}. Elle n’a aucun besoin de ce dontelle ne pourroit faire part à toute la terre ,& elle ne pense rien qu’elle ne puisse s’a-vouer à elle-même à la face du ciel.
14. Il ne faut Rappliquer à la vertu quepour être vertueux.
1 s. L’homme parfait ne fè perd jamaisde vue.
16. Il y a trois degrés de sagesse ; sa-voir ce que c’est que la vertu, l’aimer, laposséder.
17. La droiture de cœur est le fondementde la vertu.
18. L’univers a cinq réglés ; il faut dela justice entre le prince & le sujet, de latendresse entre le pere &c le fils, de la fidélitéentre la femme 6c le mari, de la subordina-tion entre les freres , de la concorde entreles amis. Il y a trois vertus cardinales ; laprudence qui discerne , l’amour universelqui embrasse , le courage qui soutient : ladroiture de cœur les suppose.
19. Les mouvemens de l’ame font igno-rés des autres : si tu es sage, veille donc à cequ’il n’y a que toi qui voyes.
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20. La vertu est entre les extrêmes ; celuiqui a passé le milieu , n’a pas mieux sait quecelui qui ne l’a pas atteint.
21. Il n’y a qu’une chose précieuse; c’estla vertu.
22. Une nation peut plus par la vertuque par l’eau 8c par le feu ; je n’ai jamaisvu périr le peuple qui l’a prise pour appui.
23. 11 faut plus d’exemples au peupleque de préceptes ; il ne faut fe charger delui transmettre que ce dont 011 sera rempli.
24. Le sage est son censeur le plus sévere;il est son témoin, son accusateur, 8c sonjuge.
23. C'est avoir atteint l’innocence & laperfection, que de s’écre surmonté, & qued avoir recouvré cer ancien & primitif étatde droiture céleste.
2 6. La paresse engourdie, l’ardeur in-considérée, font deux obstacles égaux anbien.
17. L'homme parfait ne prend point unevoie détournée ; il fuit lecheminordinaire,8c s’y tient ferme.
28. L'honnête homme est un hommeuniversel.
29. La charité est cette affection constan-te 8c raisonnée qui nous immole au genrehumain, comme s’il ne faisoit avec nousqu’un individu, & qui nous astocie à íèsmalheurs 8c à ses prospérités.
3 o. Il n’y a que l’honnête homme qui aitle droit de haïr 8c d'aimer.
31. Compense I’injure par l’aversion ,8c le bienfait par la reconnaissance, carc’est la justice.
32. Tomber & ne point se relever, voilàproprement ce que c’est que saillir.
33. C’est une espece de trouble d’espricque de souhaiter aux autres , ou ce qui n’estpas en notre puissance, ou des choies con-tradictoires.
34. L’homme parfait agit selon son état,8c ne veut rien qui lui soit étranger.
35. Celui qui étudie la sagesse a neufqualités en vue ; la perspicavité de l’oeil, lafineííè de l'oreille , sa sérénité du front, lagravité du corps, la véracité du propos,{'exactitude dans faction, le conseil danSles cas douteux, l’examen des suites dans lavengeance & dans la colere.
La morale de Confucius est, comme
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