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Ton volt, bien supérieure à sa métaphysique& à sa physique. On peut consulter Bulíîn-get furies maximes qu’il a labiées du gou-vernement de la famille, des fonctions dela magistrature, 8c de 'administration deTempire.
Comme les mandarins & les lettrésne font pas le gros de la nation, & queTétude des lettres ne doit pas être uneoccupation bien commune , la difficultéen étant là beaucoup plus grande qu’ail-leurs, il semble qu’il resteroit encore biendej choses importantes à dire fur les Chi-nois , Sc cela est vrai ; mais nous ne noussommes pas proposé de faire 1 abrégé deleur histoire , mais celui feulement deleur philosophie. Nous observerons ce-pendant; i°. que quoiqu'on ne puisse ac-corder aux Chinois toute l’antiquite dontils fe vantent, Sc qui ne leur est guere dis-putée par leurs panégyristes , on ne peutnier toutefois que la date de leur empirene soit trcs-voifme du déluge. 2 “. Que pluson leur accordera d’anciennecé , plus onaura de reproches à leur faire furl’imper-fection de leur langue & de leur écriture :il est inconcevable que des peuples à quiTon donne tant d’efprit Sc de sagacité, aientmultiplié à Tinfini les accens au lieu demultiplier les mots, & multiplié à Tinfiniles caractères, au lieu d’en combiner unpetit nombre. 3 0 . Que Téloquence & lapoésie tenant de fort près à la perfection dela langue , ils ne font félon toute apparen-ce ni grands orateurs ni grands poètes. 4 9 ,Que leurs drames font bien imparfaits, s ilest vrai qu’on y prenne un homme au ber-ceau , qu’on y présente la fuite de toute favie, Sc que Taction théâtrale dure plusieursmois de fuite. j°. Que dans ces contrées lepeuple est très-enclin à '.'idolâtrie, & queson idolâtrie est f or t grossière, fi Thistoiresuivante qu’on lit dans le P. le Comte estbien vraie. Ce missionnaire de la Chineraconte que les médecins ayant abandonnéla fille d'un nankinois, cet homme qui*imoit éperdument son enfant, ne sachantplus à qui s’adreíTer , s’avifa de demanderTa guérison à une de ses idoles. 11 n’épar-F>aa ni ses sacrifices, ni les mets, ni les par-fums, ni Targent. 11 prodigua à l’idole tout* e qu’il crut lui être agréable ; cependantTome VII,
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fa fille mourut. Son zele alors àt fa piétédégénérèrent cn fureur; il résolut de se ven-ger d\uie idole qui l’avoit abusé. Il portaía plainte devant le juge, Sc poursuivit cetteaffaire comme un procès en réglé qu’il ga-gna j malgré toute la sollicitation des bon-zes , qui craignoient avec juste raison quela punition d’une idole qui n’exauçoitpas,n’eut des suites fâcheuses pour les autresidoles Sc pour eux. Ces idolâtres ne fontpas toujours aussi modérés, loríqu’ils fontmécontens de leurs idoles ; ils les haran-guent à-peu-près dans ces termes : Crois tuque nous ayons tort dans notre indignation !Sois juge entre nous & toi; depuis long-tempsnous te soignons ; tu es logée dans un temple ,tu es dorée de la tête áux piés;nous t*avons tou-jours servi les choses les plus délicieuses ; Ji tun as pas mangé , c’efi ta faute. Tu ne sauraisdire que tu aies manqué tPencens ; nous avonstout fait de notre part , & tu n’as rien fait de latienne : plus nous te donnons , plus nous deve-nons pauvres ; conviens que fi nous te devons ,tu nous dois auffu Or dis nous de quels biens tunous a comblés. La fin de cette harangue estordinairement d’abattrc l’idole 8c de latraîner dans les boues. Les bonzes débau-chés , hypocrites 8c avares, encouragent leplus qu’ils peuvent h la superstition. Ils enfont fur-tout pour les pèlerinages, 8c lesfemmes aussi qui donnent beaucoup dans cettedévotion , qui n* est pas fort du goût des maris,jaloux au point que nos missionnaires ont été obli-gés de bâtir aux nouveaux convertis des églisesJéparéespour les deux fixes .Voyelle!? Ae Com-te. 5 *. Qu’il paroi: que parmi les religionsétrangères tolérées, la religion chrétiennetient le haut rang : que les Mahométans n’yfont pas nombreux, quoiqu’ils y aient desmosquées superbes ; que les jésuites ontbeaucoup mieux réussi dans ce pays queceux qui ont exercé en même temps ou de-puis les fonctions apostoliques: que lesfemmes chinoises semblent fort pieuses, s’ilest vrai, comme dit le P. le Comte, qu’ellesvoudraient fi confesser tous les jours , soit goûtpour le sacrement ,soit tendresse de piété , soitquelqu autre raijon qui leur estparticulière tqu’à en juger par les objections de l’em>.pereur aux premiers missionnaires, lesChinois ne l’ont pas embrassée en aveugles.Si la connoijsance de Jésus- Chris est nécejsairtDdddd