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au salut, disoit cet empereur aux mission-naires , & que bailleurs Dieu nous ait voulusincèrement sauver , comment nous a-1-il laissésfi long temps dans l’erreur ? IIy a plus deseiqefieclesque votte religion ejì établie dans le mon-de , & nous rien avons rien su -, La Chine efl-elle fi peu de chose quelle ne mérite pas , qu* onpense à elle, tandis que tant de barbares fontéclairés ? C’est une difficulté qu'on proposetous les jours fur les bancs en Sorbonne.Les missionnaires , ajoute le P. le Comte,qui rapporte cette difficulté, y répondirent,le prince fut content ; ce qui devoir être :des millionnaires seroientoubien ignoransou bien mal-adroits s’ils s’embarquoientpour la conversion d’un peuple un peupolicé , fans avoir la réponse à cette ob-jection commune. V. les art. Foi, Grâce ,Prédestination. 7 ®. Que les Chinois ontd’aílèz bonnes manufactures en étoffes &en porcelaines ; mais que s’ils excellent parla matière , ils pèchent absolument par legoût & la forme ; qu’ils en seront encorelong-temps aux magots ; qu’ils ont de bel-les couleurs & de mauvailes peintures ; enun mot, qu’iîs n’ont pas le génie d'inven-tion & de découvertes qui brille aujour-d'hui dans l’Europe : que ssils. avoient eudes hommes supérieurs, leurs lumières au-roient forcé les obstacles par la feule im-possibilité de rester captives ; qu’en générall’esprit d’orient est plus tranquille, plusparesseux , plus renfermé dans les besoinsessentiels , plus borné à ce qu’il trouveétabli , mours avide de nouveautés queI’efprit d'occidenr. Ce qui doit rendre par-ticulièrement à la Chine les ulages plusconstans , le gouvernement plus uniforme,les îoix plus durables ; mais que les scien-ces & les arts demandant une activité plusinquiété , une curiosité qui ne se lasse pointde chercher , une torte d incapacité de sesatisfaire , nous y .sommes plus propres, &qu’il n est pas étonnant que quoique lesChinois soient les plus anciens, nous lesayons devancés de si loin. Fl les mém. del’acad. ann. 11*1- LJhìfi. de la Philos. & desPhilosophes de Bruck. Bulfing. Leibnitz: LeP. le Comte. Les mém. des mis. étrang . &.c.J2t les mém, de l’acad. des Inscript,
CHLNON , ( Géographique. ) ville deTpance dans Vi la Touraijie, dans un pays
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j appelle le Vaison. Longitude ly. 47. latìtU/47 • rr.
CHINT , f. m. ( Commerce.) toiles deS- 1Indes propres à être peintes. Il y en a deplusieurs especes, qui íe distinguent parles noms des lieux où elles se fabriquent.Il paroît qu’elles íont blanches pour la>>plupart , & toutes de coton. Voy. le dicldu Commerce.
CHINTAL, s.m.s Comm. ) sortedepoidsdont les Portugais ie servent àGoa. Il est decent cinq livres de Paris, à huit onces sixgros la livre , poids de marc. Voye^ les dicl.du Comm. & de Trév .
CHINTILA, roi des Visigots, Hist. d’Espag. ) Ce prince fut zélé pour la religion ;il ne fit rien fans considter les évêques de-son royaume; il paroît par quelques Ioixqu'il publia & fit confirmer par les prélats,assemblés en-concile , qu’il aima la justice ,.le bon ordre, & ne négligea rien pourrendrs-,ses peuples heureux : voilà tout ce qu’onfait de ce souverain , ou plutôt tout ce qu’ilest possible de conjecturer d’après le petitnombre de faits que les annalistes Je sontemps ont jugé à propos de nous trans-mettre : ils nous apprennent que le roi Sise-nand étant mort dans le mois de mars 6 ; 6,il s’éleva quelques différends entre les élec-teurs , qui ne se réunirent que dans le mois■suivant, en faveur de Chìntìla qui fut élu &proclamé avec acclamation. Le nouveaumonarque se hâta d'aísembler un concile à tTolede pour y régler les affaires de l’état &C.celles de FEglise. Cette assemblée s’occupa ■fort peu de la discipline ecclésiastique, maisbeaucoup du gouvernement civil ; il fautcroire qu’alors les conciles renoient lieu deconseil d’étac. Parl’un des canons qui furent 'faits & publiés , les évêques déclarèrent ex-communié quiconque manqueroit à la fidé-lité promise a u ìouverain. P&r un autre, 1 amême peine d’excomrrrunication fut pro-noncée contre tout sujet ambitieux qui,n'ayant point lesconnoiffances ,ni les talens~nécestaires pour gouverner, ou qui n’érant -point Goth d’orìgine, tenteroit de s’éleverau trône. On lit dans un autre canon que 'tous ceux qui pendant la vie du prince,chercheront à s’instruire, par la voie deS ■maléfices ou autrement, du temps de sirsaort, & qui feront des voeux à cet effet ,