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Tome septième.
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condamne comme vaine, illicite, & in-digne du nom de science , par le rapportqu’elle prétend mettre entre telles ou telleslignes de la main , 8c telles ou telles pla-nètes , & l’instuence de ces mêmes planè-tes , fur les événemens moraux 8c le carac-tère des hommes.

Les anciens écoient fort adonnés à cettederniere , comme il parent par ce vers deJuvénal :

manumque

Trctlcbìt vatì crebrum propismarogantì.S&t.v].

C'est par elle que ces imposteurs vaga-bonds , connus fous le nom de bohémiens 8cd ’égyptiens ,amusent 8c dupent la populace.Anus eorum ( dit Munster, lib. III. §. 2.57. )chiromantiee & divinationi intendunt , atqueintérim quo queerentibus dant refponsa, quotpueros , maritos , uxores fuit habituri , miroafìu & agiiitatecrumcnas quxrentium rimanturfi évacuant. Voyeq_ Egyptiens.

Delrio entalfe plusieurs raisons, pourprouver que f état & l'Eglise ne doiventpoint tolérer ces diseurs de bonne aventure:mais la meilleure est que ce font des vaga-bonds que foiíìvetéentraîne dans le crime,& dont la prétendue magie est le moindredéfaut.

Le même auteur regarde encore commeune efpece de chiromancie celle où l'on con-sidéré les taches blanches 8c noires qui setrouvent répandues fur les ongles , & d’oùl'on prétend tirer des présages de lanté oude maladie ; ce qu’il ne désapprouve pasabsolument. Mais il traite cette pratique desuppersttieuses, dès qu'011 s’en sert pourconnoître les événemens futurs qui dépen-dent de la terminaison de la volonté. Dif-quisit. magie. lib. IV. çh. iij, quasi. £.pag. $84.&suiv. (G) .

CH 1 RONIEN , adj. terme de Chirurgie ,épithete qu’on donne aux ulcérés malinsLc invétérés , dont les bords font durs ,calleux 8c gonflés , qui jettent une saisieclaire, íans pourriture, fans inflammationgc fans grande douleur, & qui se cicatrisentdifficilement ; ou quand il y survient unecicatrice, elle est si mince qu’elle se déchirefacilement , & Pulcere se renouvelle.Ces fortes d’ulceres attaquent princi-palement les piés 8c les jambes. On les ap-

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pelle chironiens , de Chiroa ancien médecírt-chirurgien , qui est, à ce qu'on prétend , lepremier qui les air guéris, & qui s’en guéritlui-même. On les nomme aussi telephiens ,de Telephe qui fut bielle par Achille, 8 c.dont la plaie dégénéra en ulcéré de cetteefpece. (Y)

CH 1 RONOMIE , f. f. ( Hist.anc .) mou-vement du corps, mais sur-tout des mains,fort usité parmi les anciens comédiens, parlequel, fans le secours de la parole , ils dé-signoient aux spectateurs les êtres pensans ,dieux ou hommes, soit qu’il fut questiond’exciter le ris à leurs dépens, soit qu’il s’a-gît de les désigner en bonne part. C’étoitaussi un ligne dont on usoit avec les enfans,pour les avertir de prendre une posture decorps convenable. C’étoit encore un desexercices de la gymnastique.

CHIROPONIES , s. f.( Myt.) fêtes desRhodiens , pendant laquelle les en lan smandioient en chantant îtt'.ií'sj^oiTtfjCom mes’ils enflent imitéle chant des hirondelles.

CHIROTONIE, f. f.-^.,.'«,( Théol.)impositions des mains qui se pratique enconférant les ordres sacrés.

L’origine de ce terme vient de ce quelesanciens donnoient leur suffrage en éten-dant les mains; ce qu’exprime le motTtnu y composé de main , 8c de m»»,j’étens. C’est pourquoi chez les Grecs 8c lesRomains , sélection des magistrats s'ap-pelloit £ti/>sTosi« ; comme il paroi t par lapremiere philippique de Démosthene , parles harangues d’EÍchine contre Ctésiphon,8c de Cicéron pour Flaccus : porrexeruntmanus y dir ce dernier, & pfephrirna natum eji.

11 est certain que dansles écrits des apôtresce terme ne signifie quelquefois qu’unesimple ékelion , qui n’emporte aucun carac-tère, comme dans la seconde épître auXCorinthiens, ch. vijj,f. z S. Mais quelque-fois auísi elle signifie une consécration pro-prement dite, 8c différente d’une simpleélection, lorsqu’il est parlé de l’ordinationdes prêtres, des évêques, £’c. comme dansles actes ch. xjv. s. zz. Cum conjìituiffhit iH' Sperfingulas ecclejias presbyteros ( le grec p° r *te ^íi?«To>iiV«vTíf ) , d ’orajsent cum jejunatio -nibus.

Théodore de Rezc a abusé de cette équi-voque pour justifier la pratique des égide*

réformées»