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déformées, en traduisant ce passage paf Cé'Srnots , cum per suff'ragia creajsent presbyteros;comme li les apôtres s'étoient contentés deCsloisir des prêtres en étendant la main*u milieu de la multitude,à-peu-prèscommeles Athéniens & les Rpmains choiliflôientleurs magistrats.
Mais tes Théologiens catholiques , &e ntr’autres Fronton du Duc , M. de Marca,& les PP, Petau & Goar , ont observé quedans les auteurs ecclésiastiques ytyorsig-nifie proprement une consécration particulièreQui imprime caractère , ct non pas unesimple députation à un ministre extérieur ,faite par le (impie suffrage du peuple , ctrévocable à sa volonté. ( G )
CHIRURGIE , s. f. ( Ord. encyclop. En-tend, Rais, Philosoph, ou Science, Science delu nat, Phyfiq. Physique particul. Zoolo. Me-dec. Thérapeutiq. Chirurgie. ) science qui ap-prend à connoître & à guérir les maladiesextérieures du corps humain , & qui traitede toutes celles qui ont besoin pour leurguérison , de l’opération de la main, ou de^application des topiques. C'est une partieconstitutive de la Médecine. Le mot deChirurgie vient du grec , manualis
operatio , opération manuelle , de xd ?, ma-nus , main , & de tpyo ,, opus , opération.^qyeç. Chirurgien.
Les maladies extérieures ou chirurgicalesfont ordinairement rangées fous cinq clas-ses , qui font les tumeurs , les plaies , les ul-c eres , les fraclures , & les luxations. Voyezles principes de Chirurgie de M. Col de Villars,& chacun de ces motsdans ce Dictionnaire.“ Selon M. Chambers, la Chirurgie a furla Médecine interne l’avantage de la soli-" dité dans les principes , de la certitude» dans les opérations, ct de la sensibilité*» dans ses effets, de façon que ceux qui ne" croient la Médecine 'bonne à rien , regar-M dent cependant la cyz/rurg7e comme utile.
» La Chirurgie est fort ancienne, & même'> beaucoup plus que la Médecine, dont elle
31 ne fait maintenant qu'une branche. C’é-
" toit en effet la feule Médecine quoncon-" nût dans les premiers âges du monde , où" l'on s’appliqua à guérir les maux extérieurs" avant qu’on en vînt à examiner & à dé-*’ couvrir ce qui a rapport à la cute dcs ma-** Radies internes.
Tome VII,
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» On dît qu’Apis roi d'Egypte, fut Pin-» venteur de la Chirurgie. Esculape fit après» lui un traité des plaies & des ulcérés. Il" eut pour succesleur les philosophes des» fiecles íuivans , aux mains deíquels la” Chirurgie fur uniquement confiée; Pytha-" g°te » Empedocles , Parmenide , Démo-« crite , Chiron , Peon , Cléombrotus qui» guérit l'œil d’Antiochus, &c. Pline rap-i> porte, fur l’autorité de Cassius Hemina ,» que Arcagathus fut le premier chirurgien>, qui setablit à Rome ; que les Romains» furent d'abord fort satisfaits de ce vulna-» rius , comme ils l'appelloient ; & qu'ils
» lui donnerent des marques extraordinaires» de leur estime : mais qssiils s'en dégoûte-» rent ensuite, & qu'ils le nommèrent alors,J du sobriquet de carnijex , à cause de la” cruauté avec laquelle il coupoit les mem-« btes. Il y a même des auteurs qui préten-» dent qu'il fut lapidé dans le champ de» Mars : mais s*il avoit eu ce malheureux» fort, il leroit surprenant que Pline n’en» eut point parlé. Voye^ Pline , hijì. ua.» liv. II. ch. j.
» La Chirurgie fut cultivée avec plus de>, foin par Hippocrare , que par les inéde-» cins qui l’avoient précédé. On dit qu’ellc» fut perfectionnée en Egypte par Plii-» loxene, qui en composa plusieurs volu-» mes. Gercias, Sostrates, Héron , les deux» Appollonius, Ammonius d’Alexandrie ,» ct à Rome Triphon le pere , Evelpistus," ct Meges, la firent fleurir chacun en leut» temps.
» M. Wisemah ,chirurgien-major du roi» d’Angleterre Charles II, a composé uu„ volume in-fol. qui contient des observa->, rions pratiques de plusieurs maladies ,» soit internes , soit externes, concernantv chaque branche de cet art, & faites par» lui-même fous le titre de différera traités« dc Chirurgie. Cet ouvrage a été suivi jus-» qu’à prélent en Angleterre ; & depuis qu’il» a été publié en 1676 , il a servi de sonde-» ment à plusieurs autres traités de Chirurgie.
» La Chirurgie se divise en spéculative ct« en pratique , dont Pune fait réellement» ce que Pautrc enseigne à faire. »
La théorie de la Chirurgie doit etre distin-guée en théorie générale , ct en théorie par*ticuliere,
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