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Entions ct: les intonations font prescrites ctmesurées , vingt voix d J accord n'en ferontqu'une, ct de leur concert peuvent résulterde grand s effets, f bit du côté de l'harmonie,soit du côté dei'expression.
Je vais plus loin. Dans un spectacle où ilest reçu que la parole fera chantée , le chœur«fa vrailemblance comme le récitatif, &cette vraisemblance eff la même que celledu duo , du trio, du quatuor , ùc. Mais ceque j’ai dit du duo françois, je le dis demême du chœur : en ^éloignant de la na-ture , il a perdu de ses avantages. ( Voye çDuo. )
Il arrive souvent dans la réalité qu’un
Í euple entier pouffé le même cri, qu'uneouïe de monde dit à la foislamême chose ,ct comme on accorde toujours quelque li-berté à limitation , le chœur , en imitant cecri , ce langage unanime d’une multitude«(semblée, peut fe donner quelque licence :fart & le goût consistent à pressentir juf-qu’cù l'exteniion peut aller- Or c’en esttrop , que de faire tenir ensemble à toutun peuple un long discours suivi & dansles mêmes termes, à moins que ce ne soitun discours appris comme une hymne ; &tel peut être supposé, par exemple, le chœur,■Brillantsoleil dansl’acte des Incas, le chœurde Thétis Sc Pelée ; O deshn quelle puissance !le chœur de Jcphté, Le ciel , Venfer , la terreL Vonde , & tout ce qui fe chante dans dessolennités.
II faut donc distinguer dans l'hypothefethéâtrale , le chœur appris, & le chœur im-promptu. Le premier peut paroître com-posé avec art, sans détruire la vraisem-blance ; mais dans l’autre l’on ne doit voir
Î pre Punanimité fortuite & momentanée desentimens dont une multitude est émue à lafois. Plus ces sentimens seront vifs & rapi- :des, plus l’expreslion en fera simple , natu-relle ct concise ; plus il f er a vraisemblableque tout un peuple ait dit la même choseen même temps.
Cependant une des plus grandes beautésdu ch-eur cVst le dessin : ce dessin de-*nandequelqu'étendue pourse développer,ct quelque fuite pour fe donner de la ron-deur & de l'enfemble : le moyen de décrireUn cercle harmonieux en imitant des cris,des mots entrecoupés ì Voilà fans doute la ■Tome V1J.
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difficulté , mais aussi ie‘secret de l'art ; ctce secret fe réduit du côté du poète à.dialo-guer le chœur , comme j’ai déja dit deformer le duo. Que les différentes parties feséparent & fe rejoignent ; que tantôt ellesfe contrarient & que tantôt elles Raccor-dent ; que deux , trois voix , une voix feulede temps en temps fe faste entendre, qu’ur.epartie lui réponde , qu’une autre partie Jasoutienne , ct qu’enfin toutes fe ramènent kun sentiment unanime , ou fe choquentdans un combat de deux sentimens opposés;voilà le chœur qui devient une lcene éten-due & développée, & qui, dans son imita-tion, a toute la vérité de la nature, aveccette feule différence que d’un tumultepopulaire on aura fait un chant & un con-cert harmonieux.
En critiquant les chœurs de l’opéra Fran-çois , on a cité ce morceau de poésie ryth-mique que nous a conservé Lampride , oùest exprimé le cri de fureur & de joie dupeuple Romain à la mort de l’empereutComode ; ct on a dit : Que les gens de goûtdécidera entre ce chœur Si les chœurs d’opcra;mais on n’a mis en comparaison que deuxmauvais chœurs de Quinault ; ct ces deuxexemples ne prouvent pas que nos chœurssoient toujours mauvais. Celui de Lampride ,au style près, dout la ha st este est dégoû-tante , feroit pathétique fans doute; maisrien n’empêche que dansnos opéra on n’encompose fur ce modelé. Et pourquoi ne pasrappcller ceux de Castor , celui d’Alceste ,Alcejìe ejlmorte ! Celui de Jephté , celui deCoromis, celui des Incas, ct nombre d’au-tres qui ont leur beauté , ct qui produisentleur effet ? On auroit encore eu de l'avan-tage àleuroppofer celui de Lampride, maison n’auroit pas eu le plaisir de dire que l’unétoit sublime, ct que les autres étoientplats. La vérité simple est que faction , ledialogue , le pathétique seront toujourstrès-favorables à la forme du chœur , ct quele genre de notre opéra y donne lieu, toutesles fois que la situation est passionnée ctqu’elle intéresse une multitude : c'est aupoète à saisir le moment, c’est au musicienà le seconder. Voye £ Air , Chant , Duo ,L YR I QUE, R B c 1 T A T I F, ( M. Ma R--MO NT EL. )
Chocurs , les chœurs de danse. On ks
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