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Tome septième.
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parer le chœur & caiicel des enlises dont ilsont les grosses dixmes. Le cancel est l’en-oeinte du chœur. Dans cette matière le chœurcomprend aussi le sanctuaire*

Le patron même ecclésiastique n’est pasoblige aux réparations du chœur & cancel,lorfqu’il y a un gros décimateur ; mais s’iln'y en a point, en ce cas il est obligé auxséparations , du moins du chœur Sc cancel.

Les armoiries à la voûte ou à la princi-pale vitre du chœur , ne font pas seules unlitre pour se dire seigneur de la paroisse.

Le patron a droit de banc fermé dans lechœur , & à son défaut le seigneur hautjusticier ; les simples seigneurs de fief ni „lesnobles ne peuvent y avoir de banc.

Le curé , le patron , Sc le seigneur hautjusticier, ont droit de sépulture au chœur,ï'oye^ le tr . du droit de patronage par Simon,(< celui des droits honorifiquespcr Maréchal ;& Droits honorifiques. (A)

Le chœur n’a point été séparé de la nefjusqu'au temps de Constantin ; depuis cetemps 1 e chœur a été fermé d’une balustrade ,il y a eu des voiles tirés fur les balustres, &on ne les ouvroit qiàprès la consécration.

Dans le xi j siécle on commença à fermerlechœur de murailles ; mais depuis,la beautédes églises & de l’architecturea ramené l’an-cien usage des balustrades. Le chantre estle maître du chœur^ Voye{ Chantre.

Dans les monastères des filles , le chœurest une grande salle attachée au corps del'églife, & séparée par une grille , où lesReligieuses chantent l’ofsice.

Chœur se dit aussi de l'asfemblée de tousceux qui doivent chanter dans le chœur ; Scalors on distingue le haut chœur formé parles chanoines Sc les dignités du clergé quiie placent dans les stalles élevées, & le baschœur composé du reste du clergé , musi-ciens, Sc enfans -áe-chœur , dont 1a place«staux stalles d’en-bas. (G)

CliCEUR , est , en Musique , un morceauenharmonie complette , à quatre parties ouplus, chanté à la fois par toutes les voix, Scjoué par tout l’orchestre. On cherche dansles chœurs un bruit agréable & harmonieuxqui charme Sc remplisse les oreilles : unbeau chivur est le chef-d’œuvre d’un habilecompositeur. Les François passent pour

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réussir mieux dans cette partie qu’aucunéautre nation de l’Europe.

Le chœur s’appelie quelquefois grand -chœur , par opposition au petit-chœur qui estseulement composé de trois parties ; savoir,deux dessus, & la haute-contre qui leursert de basse. On fait entendre de temps en-temps séparément ce petit chœur , dont ladouceur contraste agréablement avec labruyante harmonie du grand. ( S )

Le grand chœur est composé de huit balles,qui sont en haut des deux côtés de Porchef-tre. La contre-baffe est du grand chœur ,ainsi que les violons , les hautbois, lesflûtes , Sc les ballons. CPest 1orchestre en-tier qui le forme. Voye^ Orchestre. ( B )On appelle encore petit chœur, dans Por-che lire de Popéra, un petit nombre desmeilleurs instrumens dé chaque genre , quiforme comme un orchestre particulier au-tour du clavecin Sc de celui qui bat lamesure. Ce petit chœur est destiné pour lesaccompagnemens qui demandent le plusde délicatesse Sc de précision.

11 y a des musiques à deux ou plusieurschœurs qui se répondent Lc chantent quel-quefois tous ensemble : on en peut voir unexemple dans l’opéra de Jcphté. Mais cettepluralité de chœurs qui se pratique astersouvent en Italie, n’est guere d’usage enFrance ; on trouve qu’elle ne fait pas unbien grand ester, que la composition n’enest pas fort facile, & qusil faut un uopgrand nombre de musiciens pour l’exé-cuter. ( S )

Il y a de beaux chœurs dans Tancrede ;celui de Phaéton , Alle^ répandre la lumière,&c. a une très-grande réputation, quoi-qu’il soit inférieur au chœur. O Vheureuxtemps, Sc e. du prologue du même opéra.Mais le plus beau qu’on connoiste main-tenant à ce théâtre , est le chœur Brillantsoleil ; Scc. de la seconde entrée des Indesgalantes . M. Rameau a pouste cette partieaussi loin qu’il semble qu’elle puisse l’être :presque tous ses chœurs font beaux , Sc il ena beaucoup qui font sublimes. (B)

Choeur d"Opéra. Que vingt personnesparlent ensemble, leurs articulations s?mêlent, les sons de leurs voix se confon-dent, Sc l’on n’entend qu’un bruit confus-Mais d<ms un chant dont toutej les articu-lation*