Band 
Tome septième.
Seite
795
JPEG-Download
 

C HÓ

cjrt’on appelle bien poser le modèle, font ufttort considérable aux étudians, par l’at-tention qu’ils ont à ne les leur présenterque par ces côtés de choix; ils les empêchentde connoîcre , & conséquemment d’em-ployer d'autres aspects tous lesquels la naturele présente le plus fréquemment, âc les ré-duisent à un petit nombre d'attitudes qui,quoique variées, portent toujours un ca-ractère d’uniformité bien plus désagréabledans une composition , que ne le seroientoes attitudes rejetées que le maître affectede laisser ignorer à ses éleves. Diclion. dePeinture.

Le mot de choix se prend en bien commeeu mal ; & l’on trouve plus souvent k repro-cher le mauvais choix , qu’à faire l’éloge dubeau. (R)

CHOLAGOGUE , adj. ( MêJec. thé,-apetttij.) Les anciens médecins qui croyoientavoir autant d'especes de purgatifs qu’ilsreconnoilfoientd’especes d'humeurs excré-mentielles , appeloient cholagcgues ceuxqu’ils destínoieut à évacuer la bile. Voye{Purgatif.

Ce mot est composé de , bile, 6c detoya , je chasse.

Juncker observe avec raison que cettedivision des anciens est moins chimériquequ’elle n'est mal conçue ou mal énoncée.11 ne faut donc pas la rejeter absolument ,comme la plupart des modernes ont fait,mais plutôt tâcher de ramener la préten-due propriété élective de ces médicamensa des notions plus claires. Voyx\ Eva-cuant.

Quoique nous ayons réduit aujourd’huifaction de tous les purgatifs à des irrita-tions, à l’agacement plus ou moins consi-dérable de l’organe dont nous avons à ré-veiller ou à augmenter l’excrétion ( voye[Excrétion ) , ce qui semble exclure touteautre différence entre les purgatifs , quecelle qui dépend de leurs degrés ou nuan-ces d’aòtivice ; cependant nous avons en-core quelques médicamens auxquels nousíuppoíons , du moins tacitement, une ef-Pece de vertu cholagogue , ou même hépa-tique , qualité moins déterminée encore,^ous ordonnons donc communément dans*?s.maladies du foie , &í dans L’intention defaire couler la bile , nous ordonnons, dis-

C H CT 7Pjs

je, Sc liouS ordonnons avec succès leS plan-tes arriérés, la íumeterre , la petite centau-rée , i'une 6c l’autre absynthe , la german-drée , la chicorée amere , le pissenlit , lechardon-bénit, &c. le sel de Glauber, celuid'Epsom , qui est très-analogue au précé-dent , les eaux minérales légèrement pur-gatives f le savon commun , ou celui quiest préparé avec l’huile d’amandes douces,le mercure sublimé doux, lethiops miné-ral , &c. Voye[ les maladies du foie , au motFoie. (b)

CHOLDICZ , ( Géog. ) petire ville duroyaume de Boheme , dans le cercle deChurdim.

CHOLERA-MORBUS, f. m. {Méde-cine. ) une des maladies des plus aiguës quel on connoiífe , à laquelle notre langue aconservé son nom grec, formé de bile ,& de z *, flux.

Définition du choiera-morbus. C’est en effetun dégorgement violent & très-abondantpar haut & par bas , de matières âcres,caustiques-, ordinairement bilieuses , quicontinue à diíférens intervalles voisins lesuns des autres, & qui se perpétue rarementau-delà de deux jours fans emporter lemalade.

Ces especes. Hippocrate distingue deux es-pèces de choiera , f humide & le sec. Le cho-iera simple ou sans épithere, est l’humide :il provient d’humeurs acrimonieuses , bi-lieuses & séreuses, à la formation desquellesont donné lieu la corruption & l’âcreté desalimens. Le choiera sec naît d’un amas d’hu-meurs acrimonieuses , accompagnées devents & de flatuosités dans l’estomac ; ilrend l’évacuation pénible , soit par la bou-che , soit par l’jnus, à cause de l’irritationspasmodique des parties nerveuses du ven-tricule & des intestins. Nous avons retenucette bonne distinction d’Hippocrate.

Sa dìjlinclion d’avec d’autres maladies. Il ya de la différence entre le choiera & la dys-enterie. On compte le choiera entre les ma-ladies les plus aiguës, parce qu’il se termineordinairement en peu de jours, au lieu quela dyífemerie dure beaucoup plus long-temps ; d’ailleurs elle n’est pas toujours ac-compagnée de vomissement. La dystente-rie va d’ordinaire avec un tenefme incoru-II h h h h l