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Tome septième.
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mode L: des selles sanguinolentes ; ce quiest rare dans le cholera-morbus.

Le choiera ne différé pas moins de la.diar-rhée bilieuse , quoiqu’elle ait aster les mê-mes causes: toutefois ces deux maladies fontaccompagnées de différens symptômes, &ne soumissent point les mêmes prognostics.La diarrhée bilieuse n’est qu’une simple éva-cuation copieuse d’excrémens bilieux parl’anus ; le choiera est un débord par haut &par bas ; car il y a dans le choiera une especede rétraction du mouvement péristaltiquedes intestins , mais plus particulièrementencore du duodénum & de l’estomac ; ce quidonne toujours lieu au vomissement.

Ses différences. Cette espece de maladie estpour l’ordinaire idiopatique , quoiqu’ellese trouve quelquefois fymptomatique ,comme il arrive , selon Hippocrate , Prts-not , coac. i% 3, dans l’efpece de fievre ap-pelée lipyrie , qui ne se termine jamais,li l’on en croit ce prince de la Médecine ,fans qu’il survienne un choiera. Le choieraest encore fymptomatique , selon Riviere ,dans quelques fievres malignes ; selon Sy-denham , dans les.enfans qui ont de lapeine à pousser leurs dents ; selon d’autresobservateurs , dans la grossesse , les com-motions , la douleur , ívc. Il est certain quetoutes ces maladies Sc quelques autres, iontaster fréquemment accompagnées d'unstuxbilieux par intervalles, Sc qui est purementfymptomatique. Il faut bien alors se garderd’employer les vomitifs, les purgatifs Sc leséchaustans ; mais il faut appaiser ce mou-vement spasmodique par des anodins, desstomachiques, des remedes propres à cal-mer l'irritation des nerfs , suivant les cau-ses qui la produisent.

Ses symptômes. Quant à l'histoire de cettemaladie idiopatique, nous observerons quele choiera prend d’ordinaire subitement. Lesmalades ont à la vérité desrapports acides,nidoreux ou putrides ; des douleurs pungi-tives dans l’estomac & dans les intestins. ;des cardialgies, Sc du mal-aise dans les par-tiescircon voisines; mais c’esttout-d’un-coup&c en même temps, lis font affligés de vo-mistemens Sc d’une grande évacuation dematières. Ils rendent d’abord les restes desalimens, puis des humeurs bilieuses, tan-tât. jaunes, tantôt vertes ou noires ^mêlées

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plus ou moins de mucosité , mais toujourscorrosives Sc accompagnées de rapports, de.flatuosités, & quelquefois de sang. L'éva-cuation de routes ces matières se sait à diffé-reras intervalles fort voisins les uns des au-tres. D’ailleurs on restent encore dans lesintestins des douleurs aiguës avec picote-.mens, enflure du ventre , borborigmes ,contorsions Sc convulsions. O11 est encoreaffligé d’anxiété , de nausées, de cardial-gie ; Sc dans le reste du corps , de chaleur rd’inquiétude , de fievre , de frissons , defoiblesses.

Si le mal augmente , la soif deviencgrande , les extrémités entrent en convul-sion ou se refroidistent ; le battement da.cœur ne se fait plus félon l’ordre naturel x,1e diaphragme est fatigué par des secoussesde hoquet ; les urines son r retenues ; lejcorps íe couvre de sueur froide ; on tombe'dans des défaillances profondes, & q ui tien-nent quelquefois de la syncope. Enfin le vi-'lage pâlit , les yeux se ternissent, la voix est.entrecoupée , Sc le pouls foible, vacillant,.venant bientôt à ne plus battre , le malademeurt. La terminaison de ce mal est promp-te ; Sc s’il dure six jours, c’est qu’il dégénéréen une autre maladie. Auffi Asclépiade ladéfinit - il une évacuation très-vive & très-prompte des humeurs hors de l’estomac 8 cdes intestins , pour la distinguer de l'affec-tion cceliaque , dans laquelle 1 évacuationse fait avec moins de vivacité Sc de promp-titude.

Le cholera-morbuseft. astez commun en étéplus en automne qu’au printemps , Si plusau printemps qu’en hiver, lise déclare pres-que toujours à la fin de l’été . vers le com-mencement de l’aiitomne , & alors c’est unmal quelquefois épitlémique. Il est plus fré-quent Sc plus cruel dans les pays chaudsquedans les climats doux ôt tempérés. Austï-ìisons-nous , dans l’hifioire naturelle des In-des de Bontius , l;v. ÎV. cli. vj. Sc dans lesvoyages de Thevenot, part. I. II. c. x. que leschoiera font endémiques parmi les habi-tons de l’Inde , de la Mauritanie Sc de l’A—mérique.

Dans la distèction des sujets morts duichutera , 011 trouve d'ordinaire les uns ou les-autres des dérangemens fuivans ; savoir les:intestins grêles, fur-tout le duodénum Si 1 W