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Tome septième.
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fuge en pareil cas; j’entends un narcotique,du laudanum : on le donnera non-seulementdans la violence des symptômes, mais onle répétera encore soir & matin , après lacessation du vomissement Sc de la diarrhée,jusqu’à ce que le malade ait recouvré sesforces & sa santé.

Si au contraire on étoit appelé dans lepremier mouvement du choiera d'un hommerobuste & plétorique, rien n'est plus propreni plusà propos que la saignée, pour préve-nir l'instammation & mitiger les symptô-mes; mais il faut s'en abstenir lorsque lesforces commencent às’épuiser.

Méthode de traitement du docteur Douglas,Entre tous les Médecins, il n’y en a point quiaient décrit plus exactement le choiera queCœlius Aurélianus & Arétée , & point quiaient indiqué un meilleur traitement decette maladie : les modernes n’y ont rienajouté ; ils se sort au contraire générale-ment écartés de la bonne pratique des an-ciens , presqu’oubliée dans son royaume,mais qui, à ce qu'on espere , y reprendrafaveur d’après l’autorité & les succès deSydenham , succès que le docteur AytonDouglas a dernièrement confirmé par plu-sieurs expériences. Ce médecin écoflois mé-rite bien d'être écouté pour la clôture decet article.

“ Le choiera , dit-il, Observât, médicìn.» «/'Edimbourg , tome VI. qui consiste dans« de violens vomiílèmens & des évacua-» rions par bas de bile , ou d’autres hu-» meurs acres, est une maladie si meur-« triere , qu’elle emporte quelquefois un” homme en vingt-quatre heures, quand» il ne peut être lécouru par un bon mé-« decin, comme il arrive souvent à la cam-« pagne. Elle n'est pas moins dangereuse« lorsqu’on la traite par une mauvaise mé-” thode , telle q u est celle que propo.e» Ettmuller, qui recommande les vomi-« tifs, les purgarions & les sudorifiques,« ce qui me pc roi t être la même choie que” si on jeroit de Phuile dans le feu. J’eí-” pere que mes compatriotes me sauront" gré de la peine que je me donne de pu-" mier une maniéré de guérir cetre ma-" ì?die par un remede qu’on a toujours” fous la main, qu’on trouve par - tout ,” «lême chez les paysans les plus pauvres,

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» & que j’ai souvent mis en usage, & tou-» jours avec succès.

” Si les personnes qui font attaquées» de cette maladie ne íont pas trop épui-» sees, quand je fuis appelé pour les voir ," î e l eur fais boire largement & à trois ou” quatre reprises de l’eau chaude, qu’ils» rejettent toujours par haut. Cette eau» délaye l’acrimonie des humeurs, & les» évacue en même temps. Immédiatement» après, je leur conseille de boire à grands" traits d'une décoction de pain d’avoine» fans levain ni levure de bierre, bien» rôti, & d’une couleur approchante de» celle du cassé brûlé : cette décoction doit» avoir la couleur du cassé, quand elle eít» foible.

" J’ai toujours remarqué que mes ma-” lades íè soumettoient sans peine à ce ré-” gime , leur soif étant généralement fort« grande , & ils uPonr tous assuré que cette» boiston leur étoit fort agréable. Je dois» ajouter ici que je n’en ai jamais vû aucun« qui l’ait rejetée. Je me fuis toujours servi» de pain d’avoine; mais quand on n’en" peut avoir, je ne doute pas qu'on ne» puisse lui substituer le pain de froment» ou la farine de blé bien rôtie.

» Lorsque le malade est extrêmement» épuisé par les grandes évacuations qu’il a« soussertes par haut & par bas, la pre-» miere choie que je lui donne est un grand» verre de la décoction ci-dessus, & quand” les envies de vomir íont un peu appai-” fées, j’ordonne fréquemment une petite» pilule dsopium , du poids de deux tiers» de grain pour une personne ordinaire ,» <5 c dom j'augmente ou diminue la dose,» selon Page ou les forces du patient.

» Mais si le malade à des convulsions &C» les extrémités froides, si son pouls est» foible & intermittant, il faut alors don-" ner une forte dose de laudanum liquide,,j parce qu il agit plus promptement cue” 1 opium ; par exemple , on en prescrira» vingt-cinq gouttes pour une personne« ordinaire , dans une once de bonne eau« de canelle , & par-dessus un coup de tel» vin qui plaira davantage au malade,» mêlé avec parties égales de la décoction.” Après cela il boira pour se délaltérer de» ladite décoction, à laquelle on pourra