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Lorsque vous avez coupé les têtes de voschoux, les tiges repoussent l’hyver de petitsrejetons appelés brocolis , que l'on mangeen salade. Voy. Brocolis.
Les choux-fkurs font les plus délicats ; ilsse sement sur couche en avril & en mai.On leur entoure la tête avec quelques liensde paille , aftn qu'elle soit moins exposée àl'ardeur du soleil. En les levant en mottede dessus la couche, on leur ronge le boutdu pivot ; & souvent pour les faire pommer8c les garantir des gelées, on les met dansla ferre dans une planche de demi-pié dehaut. Leur graine ne réussit pas en France ,il faut en faire venir du Levant.
Les choux de Milan se lement sur coucheen mai, 8c on les replante en pleine terre ,dans des rayons, à un pié 2 F un de Fautre;8c fi l'on veut que les choux grossiílent, ilfaut les arroser souvent dans les chaleurs,leur donner un labour dans le mois deJuin , afin que la terre soit plus dispoiée àrecevoir utilement les pluies du ciel.
Les choux en général ne se perpétuent quede graines, qu'il faut laitier sécher auxmontans que l'on a coupés, & eníuire lesvanner 8c les terrer pour les semer l’annéesuivante, (K)
Chou ( Mat. méd. £’ Dicte. ) Les différen-tes especes de choux qu'on cultive dans nosjardins, sont beaucoup plus d'uíage dansles cuisines que dans la Médecine. Les feuil-les de chou rouge sont pourtant employéesparles Apothicaires, qui préparent un siropde leur suc.
Les choux doivent être rangés avec lesplantes alkalines ; car quoiqu'ils ne con-tiennent que peu ou point d’alkali volatil•'otolument libre , ou capable de s'éleverans a âuìillarion ail degré de Peau boud-ante , ce Pend ail f | a p r< tf ence ^ ce principedans cette plante , & k f<Messe des liens
M- r / JeJ3 ” e i nrj bien annoncés parla facilité avec laquelle n c. ,, ,
L décoction par le sccoSíîltW' Ja , ns
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Quelques anciens ont regardé l es , .
comme un remede universel. On dse
les Romains l’ont employé k ce titre pe»!
dant six cents ans ; & que le grand Caron
s .son est servi avec succès pour garantir fa
Emilie de la peste. Pline nous apprend que
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Pythagore faisoit un cas tout particulier duchou : c'est grand dommage qu’un traitéentier que JDieuchej , compté par Galienentre les principaux des plus anciens Mé-decins , avoir composé íur les vertus duchou ) ne soit pas parvenu jusqu'à nous.
L ecole de Salerne a dit du chou, que sonsuc lâchoit le ventre, & que f a substance leresserroit : Jus caulissolvn , cuius fubfìantia,flringit.
Plusieurs anciens Pont célébré commevulnéraire , anti-scorbutique , utile contrel'hydropisie, 8c sur-tout ípécifique dans lesmaladies de la poitrine , par une vertu par-ticulière , ou par une certaine analogie: qu'ils ont cru appercevoir entre cette plante8c ce viscère. On ne le regarde aujourd'huique comme adoucissant l'acrimonie des hu-meurs de la poitrine , détergeant les ulcé-rés commençans , appaisant très-bien latoux , en un mot comme un béchique in-crassmc ; mais on peut douter encore à bondroit de cette derniere propreté , 8c re-mettre le c hou dans la classe des purs ali-mens , dans laquelle les Médecins ont puiséleurs prétendus incraflans. Voye^_ Incras-sans. , _
Au reste , comme le choix même des ali-mens est assurément de conséquence dansles maladies chroniques, & sur-tout dar S'les maladies du poumon ; le chou , quoicBedépouillé de toute vertu médicamenteuleproprement dite, pourroit bien avoir dansces maladies une utilité réelle. Csest à Fob-servation à nous instruire fur ce point.
Quant aux qualités malfaisantes que leplus grand nombre des Médecins a attri-buées aux choux considérés comme plantepotagère ou aliment, on ne voit pas que['observation réponde à. cette prétention ,qui dès-lors est nulle de plein droit, commetoute loi médicinale fondée sur le seul rai-sonnement.
U est évident , & plusieurs auteurs sesont même trahis là-dessus , le célébré M.Geoffroi , par exemple ; il est évident, dis-je , que c'est de la pente à la putréfactionqu’on a dès long - temps observée dans lechou>&c sor-rout dans fa premiere décoctionplutôt que de l'expérience , qu’on a déduitla prétendue disposition du chou à produiredes sucs grossiers & une bile «vire. Lespay-