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Tome septième.
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Abraham ; 8 c crue de ternpá immémorialelle a eu des simulacres , des arbres dé-voués, des bois sacrés , des temples, desfêtes , une hiérarchie , {'adoration , la ;priere , & même un'e idée de la réfurrec- !don ; pratiques qui sont un mélange duJudaïsme 8c du Paganisme , plutôt qu’unepreuve bien nette de Christianisme. LesMathématiciens qui dominoient parmi eux,forgeaient des dogmes ou rejetoient ceuxdes autres, selon leurs calculs. Ainsi, lesuns soutenoient que la résurrection devoirse faire au bout de 9000 , parce qu’ilssixoient à ce temps la révolution entiere desorbes célestes ; d'autres ne l’attendoientqu’au bout de z64x6 ans. Plusieurs d'en-tr'eux soutenoient dans lc monde, ou dansles mondes, uneespecedeternité, pendant !laquelle tour-à tour ces mondes croient dé-truits & refaits. On a une homélie de S.Grégoire de Nazianze contre les SabiensouSabéens- L'alcoran fait mention de cettesecte- Ils font une mémoire honorable deS. Jean Baptiste , dont ils se disent les dis-ciples ; & leurs liturgies & autres livres son tmention du baptême, & de quelques autressacremens qu’on ne rencontre que chez lesChrétiens . Mém. de i’acad. des Iriser ipt . & Bel-les-Lest. tom. XII,p. z6’& fuir. (G)

Chrétiens de S. Thomas, est un peupledes Indes orientales, qui, suivant la tradi-tion du pays, reçut la foi de l’évangile parla prédication de l'apôtre 8. Thomas.

A 1 arrivée des Portugais à Calecut, 8 c aupremier voyage qu'ils firent aux Indes , ilsy trouvèrent les anciens convertis qui, ayantappris qu’iléroir arrivé dans leur contrée unpeuple nouveau qui avoit une vénérationparticulière pour la croix, leur proposèrentune alliance par des ambastadeurs, 8 i im-plorèrent leurs secours contre des princespayens dont ils étoient opprimés.

Il est certain que les chrétiens de S. ThomaslOllt des peuples naturels ou originaires del’Inde. On les appelle autrement nazaréens;mais comme la coutume du pays a attachéà ce nom une idée de mépris, ils prennentcelui de Mappuley , Lé au pluriel, Mappu-leymar. • _

lis forment une tribu coniiderable ,mais toujours divisée par des faction? fkdes inimitiés invétérées. Lsis est dispersée

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depuis Calecut jusqu'à Travencor, occu-pane en certains endroits une ville en-tiere , en d’autres n’en occupant qu'ustquartier.

Ils se regardent comme étrangers dansleur pays. Leur tradition est que leurs peresfont venus d’une contrée voisine de la villede Meilapur , où ils étoient persécutés.Quant au temps de leur transmigration ,ils l'ignorent, n'ayant ni monumens ni ar-chives.

Ils attribuent leur conversion, discipline,& doctrine , à S. Thomas ; & il est dit dansleur bréviaire que cet apôtre passa de leurpays à la Chine.

Nous n'entrerons point ici dans la ques-tion , si le S. Thomas fameux dans cettecontrée est faim Thomas 1 apôtre, ou que 1-qu'autre saint du même nom , 011 un mar-chand nestorien appelé Thomas ; nous obser-verons seulement que les la vaus, en parti-culier M. Huer, pensent que ce n'est pointl'apòtre.

La suite de l'hisioirede cette église n’estpas moins difficile à développer que ionorigine : nous liions dans nos auteurs quele patriarche d’Alexandrie envoya des év ê-ques aux Indiens, & en particulier S. Pan-ttenus, S. Fromentius , &c. mais on ne faitsi ce fut précisément h ces peuples, Baro-nius est pour l’affirmative ; le Portugais „auteur de Phistoire d'Ethiopie , donne aucontraire ces millionnaires aux Ethiopiens.Le seul sait certain , c’est que depuis plu-sieurs siécles les chrétiens de S. Ttomas ontreçu des évêques du côté de Babylone onde Syrie. U y a encore aujourd’hui à Baby-lone une efpe^p de patriarche qui continuecette million. *

On demande si leur apôtre leur ordonnaquelques évêques dont 1 ordreseseroitéteintdans la fuite des temps, faute de sujets capa-bles des fonctions épiícopales, ou h l’apòtrene leur laiíla point d'évòques ordonnés parst s mains : mais qui peut répondre à cettequestion ?

_ I.'église de ces chrétiens , à la premiere ar-rivée des Portugais, étoit entièrement gou-vernée par ces évêques étrangers.

Ils saisoient leur office en chaldéen , se-lon les uns, en syriaque , selon d’autres :