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Tome septième.
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j) fermés, moins séparés de leurs su jet s , Sc,, par conséquent plus hommes ; ils- font3, plus disposés à se faire des loix , Sc plus,, capables de sentir qu'ils ne peuvent pas„ tout. Pendant que les princes mahomé-3 , tans donnent (ans cesse la mort ou la33 reçoivent j la religion chez les Chrétiens3, rend les princes moins timides , Sc par3, conlequent moins cruels. Chose admi-3, table ! la religion chrétienne qui ne», semble avoir d’objet que la félicité de3 , l'aucrevie, sait encore notre bonheur3, dans celle-ci. C’cst la religion chrétienne3, qui , malgré la grandeur de l’empire &33 le vice du climat, a empêché le despo-,, tisrne de s’établir en Ethiopie, Sc a porté3 , au milieu de l’Afrique les mœurs de,, l’Europe Sc tés loix. Le prince héritier de» l’Ethiopie jouir d’une principauté, &33 donne aux autres sujets Pexemple de33 Pamour Sc de Pobéissance. Tout près de-33 là on volt le Mahomédsme faire renfer-33 mer les eu fan s du roi de Sennaoà fa>3 morr le conseil les envcye égorger en33 faveur de celui qui monte sur le thrône.33 Que l’on se mette devant les yeux lesj, masîâcres continuelsdes rois à des chefs33 grecs Sc romains, Sc de Pautre la def-33 miction des peuples & des villes par ces,3 mêmes chefs , Thimur & Gengiskan33 qui onr dévasté PAíîc ; Sc nous verrons33 que nous devons au Christianisme, Sc33 nans le gouvernement un certain droit33 politique , Sc dans la guerre un certain33 droit des gens , que la nature humaine,3 ne sautoir astèz reconnoître.C’est ce droit3 , oes gens qjú fur que parmi nous la vic-„ lotte laisse aux peuples vaincus ces33 grandes choses, que la vie, la liberté ,les,, loix , les biens , & toujours la religion,,, loitqu on ne s'aveugle pas foi mêmeQu on me monr re un j" eu j défaut dans leChristian,fine, ou mín*, quc j qu * aiur e reli-gion fans de tres grands déférs. & je con-sentira. volontiers qu .1 soit ré prim é danstous les états ou >1 n est pas la reli R ; 01 .tionale. Mais aussi h le Chnft lfín ,y nie ^ j."très-bien par fa constitution ave.c les imérjstspolitiques , Sc si toute autre religion causotoujours par quelque endroit de grandsdésavantages aux sociétés civiles , quelleraison politique pourroic s’oppoler à son

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établissement dans les lieux où il n’est pasreçu ì La meilleure religion pour un étatest celle qui conserve le mieux les mœurs :or puisque le Christianisme a cet avantage-sur toutes les religions, ce seroit péchercontre la saine politique que de ne pas em-ployer pour favoriser s es progrès, tous lesménagemens que suggéré Phumaine pru-dence. Comme les peuples en général fonttrès attachés à leurs religions, l es leur ôterviolemment, ce seroit les tendre malheu-reux, &les révolter contre cette même reli-gion qu’on vendroit leur faire adopter: ilfaut donc les engager par la voie de la doucepersuasion à changereux-mêmesla religionde leurs peres, pour en embraser une quila condamne. C’est ainsi qu’autrefois le, Christianisme se répandit dans l’empire ro-! main , Sc dans tous les lieux où il est & oùil a été dominant : cet esprit de douceur Scde modération qui le caractérise-, cette sou-mission reípectueuse envers les souverains(quelle que soir leur religion) qu’il ordonneà tous ses (ectateuts ; cette patience invin-cible qu’il opposa aux Nérons Sc aux Dio-clériens qui le persécutèrent, quoique assezsort pour leur résister, Sc pour repousser laviolence par la violence : toutes ces admi-rables qualités , jointes à une morale pureSc sublime qui en étoit la source , le firent! recevoir dans ce vaste empire, Si dans cegrand changement qu’il produisit dans lesesprits, le repos de l’empire fut un peu trou-blé , son harmonie un peu altérée, la fauteen est au paganisme , qui s’arma de toutesles pallions pour combattre le Christianismequi détruiloit par-courses autels ,Sc forçoitan silence les oracles menteurs de ses dieux,(Lest une justice qu’on doit au Christianisme ,qtte dans toutes les séditions qui ont ébranlél’empire romain jusque dans ses sondemens,aucun de ses eqfans ne s’esttrouvé complicedes conjurations formées contre la vie desempereurs.

J’avoue que le Christianisme , en s’crabiL-fant dans'l’empire romain y a occasionneI des tempêtes, Sc qu’il lui a enlevé autantde citoyens, qu’il y a eu de martyrs dont lesang a été versé à grands îlots par le paga-j ni'snc aveugle dans Irnrur > j avouemême que ces victimes ont étéles plus sages,les plus courageux , Sc les meilleurs des