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les vices, enhardi (Toi en c les crimes 5 ctal-larmoit la timide innocence ; dont les fêteslicencieuses déshonoroient la divinité parles plus infâmes prosticutions & les plussales débauches ; dont les mystères & les cé-rémonies choquoienc la pudeur ; donc lessacrifices cruels faisoient frémir la nature ,en répandant le íâng des victime» humainesque le fanatisme avoit dévouées à la mortpour honorer ses dieux.
Il n’a point non plus le défaut du Maho-jnécisme,qui ne parle quedcglaive , n’agitíur les hommes qu’avec cet eíprit destruc-teur qui l’a fonde, ct qui nourrit tes fré-nétiques íectareurs dans une indifférencepour toutes choses; fuite nécellaire dudogme d’un destin rigiste qui s'est introduitdans cette religion. S il ne nie pas avec lareligion de Confucius ^immortalité dçl’a me , il n’en abuse pas aussi comme onle fait encore aujourd’hui au Japon, àJdacaísar, & dans plusieurs autres endroitsde la terre , cù l’on voie des femmes; dPesclaves, des sujets , des amis , fe tuerpour aller servir dans l’autre monde l'objetde leur respect & de leur amour. Certecruelle coutume íi destructive de la íociété,émane moins directement, selon la remanque de l’illustre auteur de l’Espric des loix ,du dogme de U immortalité de famé, que celuide la résurrection des corps ; d’où l’on a tirécette conséquence , qu après la mort un méme'ndividu ai/roii les m ânes besoins , les mêmesJentimens, les mêmes postions. Le Chrisliansmenon-leulemenc établit ce dogme , mais iilait encore admirablement bien le diriger :,, il nous fait espérer , dit cet auteur, un„ état que nous croyons, non pas un état„ que nous sentions ou que nous cormois-„ lions ; tout, jusqu’à la résurrection des«» corps, nous mene à des idées spirituelles,,.'
Il n’a pas non plus l’inconvénient def^^^^S^der comme indifférent ce qui estIieceflaire , ni comme necellaire ce qui eftindifférent. Il ne défend pas comme unpéché , & même un crime capital , demettre le couteau dans le feu , de s’appuyercontre un fouet, de battre un chevalavec fa bride, de rompre un os avec unautre; ces défenses font bonnes pour lareligion que Gengiskam donna aux Tar-tufes ; mais le ChriJHanisme défend que cette
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autre religion regarde comme très-licite »de violer la foi, de ravir le bien d’aurrui,de faire injure à un homme , de le tuer. Lareligion desbabitans del ifie deFormoleleurordonne d’aller nuds en certaines salions,ct les menace de 1 enfer s’ils mcrtentdes vête*mens de toile & non pas de feue, s’ils vontchercher des huîtres, s’ils agissent fans con-sulter le chant des oiseaux ; mais en rêvait-cheelle leur permet l’ivrognerie ct le dérè-glement avec les femmes, elle leur persuademême que le, débauches de leurs enfunsfont agréables à leur, dieux. Le Chrijlianijmeest trop plein de bon sens pour qu’on lui re-proche des loix si ridicules. On croît chezles Indiens que les eaux du Gange ont unevenu sanctifiante; que ceux qui meurentfuries bords de ce fleuve font exempts despeines de l’autre vie ,ct qu’ils habitent unerégion pleine de délices : en conséquenced’un dogme si pernicieux pour la société ,on envoye des lieux les plus reculés desurnes pleines des cendres desmorts pour lesjeter dans le Gange. Qu’importe, dit à cesujet l’atueur de /’ Esprit des loix, qii’on vivevertueusement ou non ? on se fera jeterdans le Gange. Mais quoique dans la reli-gion chrétienne il n’y ait point de crimequi par fa nature soit inexpiable, cepen-dant , comme le remarque très-bien cetauteur à qui je dois toutes ces réflexions,elles fait ajfe ç sentir que toutes une vie peut f être;qidiljeroit très-dangereux de fatiguer la misé-ricorde par de nouveaux crimes ct de nouvellesexpiations ; qu inquiets fur les anciennes dettes ,jamais quittes envers le Seigneur , nous devonscraindre d'en contrarier de nouvelles , de com-bler la me sure , b d’aller jufqtfau terme cà labonté paternelle finit, Voje^ Pbnitenge b Im-PÉNITENCE FINALE.
Mais pour mieux connoître les avantagesque le Christianisme procure aux états, rafsemblons ici quelques-uns des traits aveclesquels il est peint dans le livre %X1V, cha-pitre iij- de s Esprit des loix . " Si la religion,, chrétienne est éloignée du pur despotisme,
,, c’tstque la douceur étant íî recomman-„ dée dans l’évangile, elle s’oppofe à las, colere despotique avec laquelle le prince,, fe feroit justice ct exerceroit fes cruautés,i. Cette religion défendant la pluralité des,, femmes, les princes y font moins ren-