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personne , que de partisans attachés à fafortune. Avec cette troupe délites, il fitdans la Fionie une irruption subite, taillaen pieces les troupes du comte entre Mid-delfart & Odenféc: cette victoire ne luicoûta que la peine de paraître , & les ha-bitans d'Odeníee lui rendirent hommage.Ces succès rangerent à son parti la nobleíïede Norwege ; tranquilles spectateurs destroubles du Danemarck , les habitans decette contrée attendoient que le fort desarmes leur eût choisi un maître pour lechoisir eux-mêmes. Tandis qusils procla-maient Chrijìiern III, cë prince asliégeoitCopenhague ; il quitta le siégé pour ferendre à Stockholm presque sans fuite, noncomme un roi qui va négocier avec sonégal, mais comme un ami qui va embras-ser son ami. Les historiens Danois préten-dent que Gustave , abusant de sa confiance,voulut attenter à sa liberté, & que Chrijìiernlui échappa ; les Suédois soutiennent queGustave le combla de présens , l'e reçutavec honneur, & le renvoya de même.Si l’on consulte le caractère de Gustave ,pour prononcer entre ces deux relations,celle des Suédois mérite la préférence. Quoiqusil en soit, Chrijìiern presia le siégé deCopenhague, engagea Menard de Ham àse jetter sur les terres de sempereur quimédirait la conquête des trois royaumes,vengea Paffront fait à ses députés par sar-chevêque de Drontheim , qui s'étoit faitproclamer roi de Norwege au nom desélecteur Palatin, négocia avec la répu-blique de Lubec , fit fa paix avec elle lansla participation de Gustave , offrit uneamnistie aux habitans de Copenhague , &fut employer si à propos la politique , laclémence, les armes , les caresses , les me-naces , que les habitans de la capitale assié-gée résolurent enfin de lui ouvrir leurs por-tes en i n 6 J il y entra en triomphe , maisla joie que lui cauioit cette révolution futtroublée par le spectacle que lui offroit cetteville malheureuse : la maladie & la fami-ne avoient moissonné la fleur des citoyens:íes rues étoient jonchées de cadavres éten-dus fans sépulture , parce qu on manquoitde bras pour les enterrer : les carrefoursportoient encore les marques sanglantes descombats que les bourgeois & la garnison
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s’étoìent livrés ; des quartiers entiers n'é»raient que des monceaux de ruines dévo-rées par les flammes : Chrijìiern ne voyoicfur son paílage que des squelettes affamés ,qui soulevoient à peine leurs bras pour luidemander du pain. Le roi fit distribuer desvivres au peuple, & des secours aux ma-lades , pardonna au-duc Albert de Meklen-bourg, au comte Christophe d’Oldenbourg,au consul de Munster & à tous les enne-mis qui siéraient renfermés dans la capitale& l’avoient si long-temps défendue malgréles habitans même. Sa clémence lui gagnatous les cœurs ; le clergé seul qui voyoicfa décadence assurée, par ^élévation dece prince, lui opposa encore une résistancequi prouvoit moins fa force que son déses-poir. Chrijìiern , du consentement des états,fit déposer , arrêter les évêques, réunit leurbien au fisc , autorisa la prédication de lareligion évangélique, envoya une flottedans le Nord , conquit la Norwege fanseffusion de sang , & chafl’a du Danemarcktous les moins catholiques.
Délivré des inquiétudes que le clergélui avoir données, il se fit médiateur entrela Suede & la ville de Lubec, aflòupit parune treve les longs démêlés de ces deuxpuissances , fit à Brunswick , avec quel-ques princes Allemands, une alliance dontle but étoit la destruction de la religioncatholique dans le Nord ; rétablit fa en-démie de Copenhague , & prit des voies sisures & si douces pour mettre la dernieremain à la révolution , qui étoit ion ouvra-ge , qu’en 1539 tout étoit paisible dans leDanemarck.
Le calme ne fit que s'affermir de pins enplus sous son régné. Le peuple s accoutu-moit fans effort à préférer des erreurs dou-ces aux vérités, dont la défense lui avoircoûté tant de sang ; on ceffa de s’égorgerpour des dogmes ; les sectes ne devinrentplus des armées, & les querelles théologi-ques, reléguées dans les écoles, ne trou-blèrent plus le gouvernement. Chrifìiernfut cependant alarmé des préparatifs deguerre que formoit sélecteur Palatin jce prince skivança en effet vers leHolstein , mais il ne fit que paraître ,s'enfuit devant des paysans qui osèrent luiprésenter le combat. L'empaeur paroiisok