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lembourg : il lui laissa dans cette retraiteune ombre de liberté, & vint même l’yvoir. Chrisiiern y mourut l’an 15 5 8 , âgé de78 ans. Le surnom àe cruel qu’on lui don-na eût été peut-être un supplice assez grand jpour ses crimes , fi la mort ne lui eût pasépargné l'horreur de 5 entendre nommerainsi. ( M. d b Sacy.')
Christiern III, {Hijì. de Danemarck. )roi de Danemarck. Les états générauxavoient promis à frédéric I de placer facouronne lur la tete d’un de ses enfans,mais il leur avoir lailïe le choix de son suc-cesseur dans la famille, foie qu’il voulûtpar cette conduite exciter les jeunes princesà sc rendre tous dignes des suffrages de lanation , soit qu'il n'osât exiger qu'elle ré-glât son penchant sur le sien. Cette dispo-sition si sage en apparence , alluma la dis-corde dans la famille royale 8c dans l'état.Le roi lailsòit deux enfans de son premiermariage , Christiern & Dorothée I , & dusecond trois fils & trois filles, Jean , Adol-phe 8í Frédéric , Elisabeth, Anne & Doro-thée II. De tous ces princes, Christiern IIIcroît seul dans l'âge de régner. Il avoir déjagouverné avec sagesse les duchés de Slewigh8c de Holstein ; on vantoit par-tout fabienfaisance 8c son courage, Lexpérienceavoit en lui devancé les années ; mais ilavoit protégé le luthéranisme qui commen-çoit à faire des progrès rapides dans leroyaume. Le clergé se déclara contre lui ;une partie des évêques se rangea du partide Jean, enfant de huit ans : l’autre appel-loit au trône Chrisiiern II, tyran détrôné ,qui languissoit dans les fers, & dont lecœur n'étoit point changé même par lamauvaise fortune. Tels furent ies concur-rens qui partagèrent les suffrages des étatsgénéraux adernblés à Copenhague en 1 ; 3 3.La noblesse donc l e crédit, à la faveurdes nouvelles opinions a commençoit à ba-lancer celui du cleige , lormoit en saveurdu duc Christiern un parti puiifant. L élec-tion avoit été différée jusqu'à l'année sui-vante , parce que la ville de Lub ec qu i«Ipiroit à l’empire de la mer Baltique ,qui méditoit la chute de Gustave , roi deSuede , avoit associé à ses desseins ambi-tieux plusieurs provinces du Danemarck.Le duc qui cherchoit à se faire de Gustave
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uli protecteur contre Christiern II, assiégala ville de Lubec. Ce fut pendant ce siégéque les états de Jutland, de Holstein 8cde Fionie proclamèrent Christiern III. Ilvint recevoir la couronne à Horsens. 11 pro-mit de consacrer au bonheur & à la gloirede l'état son repos, fes richesses & son sang;de conserver les privilèges de tous les or-dres de 1 état ,• & de maintenir avec autantdezele les possessions de ses fujersque lessiennes ; il députa ensuite vers Gustavepour l’engager dans fes intérêts ; tout con-couroit à assurer le succès de cette négocia-tion , la haine trop juste que Gustave por-toit à Christiern II, ion persécuteur, queChristophe , comte d’Oldenbourg , vouloirrétablir sur le trône , & ses ressentimenscontre la république de Lubec qui avoirjuré fa perte. Gustave arma en faveur deChristiern III : la reine marie , gouvernantedes Pays-Bas , fit aussi de grands prépara-tifs contre la ville de Lubec , dont le com-merce balançait celui de Hollande. Cetteligue engagea le comte d'Oldenbourg , laville de Lubec 8c le clergé de Danemarckà confirmer, par de nouveaux sermens ,celle qu'ils avoient formée contre Christiern.III. Le comte avoit déja soumis la Zélan-de , il éroit entré dans Roschild sans coupférir, l’archevêque d'Upíal avoit reçu defes mains l’évêché de cette ville, les portesde Copenhague lui avoient été ouvertesaprès un siégé peu meurtrier; ses bienfaitslui avoient conquis la ville de Malmoe,8c la Fionie trembloit fous fes loix ; fes suc-cès effrayèrent le nouveau roi ; pour avoirun ennemi de moins à combattre , il mé-nagea une creve entre la république deLubec& les habitans de Holstein ; la fortunechangea, le Jutland lè soumit , Albourgfut emporté d'alsaut , le comte d'Olden-bourg , qui étoit trop sage pour ne pas sedéfier de la rapidité de ses propres succès,demanda une entrevue : elle fut fans effet,parce que Christiern III ne vouloir rien cé-der à Christiern II, & que le comte nevouloir laisser à Christiern III que le I lo.stein8c le Jutland. „
On ne songea donc plus qu a pousser laguerre avec plus de chaleur. Le parti deChrisiiern étoit peu nombreux ; mais ilétoit plutôt compose d'amis attachés à seO 000 o r