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Tome septième.
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cher d’un pas égal la culture du corps Sccelle de l'esprit. Il devint léger , adroit,robuste, & dans les exercices effaça tousses courtisans. II fut couronné lan 15-6 ;commença à gouverner par lui-même;s'allia avec sélecteur de Brandebourg, enépousant Anne-Catherine sa fille ; refusad’entrer dans la guerre de la Hollandecontre l'Espagne, Sc conserva ses états dansune paix profonde , tandis qu'une partie del’Europe étoit en feu. Il éluda adroitementles piégés que lui tendoit le roi de Suede ,pour réveiller les anciennes querelles quiavoient coûté tant de sang aux deux na-tions. Tout étoit si calme dans le Dane-marck, que Chrifliern crut pouvoir suivrele penchant de son cœur qui l’entraînoitvers l’Angleterre. Il aimoit tendrement fasœur, que Jacques I avoir épousée ; sonabsence ne fut point funeste à ses sujets, nià lui-même ; il retrouva les affaires dans lemême ordre où il les avoir laiffées.

Ce prince suivoit toujours ion plan pacifi-que , lorsque la jalousie des Suédois, pardes procédés trop durs, réveilla celle desDanois, alïbupie par l’humeur tranquillede leur prince. Chrijìiern estaya d’étoufferces germes de dilcorde : on convint d’uneconférence à Wismar ; mais les plaisirs deCalmar arrêtèrent les ambassadeurs Danois,& leur incontinence fut la cause d’uneguerre. Les Suédois choqués , manquèrentaux égards qu’ils dévoient à ChriJUern. Ceprince ne garda plus de ménagement en-vers le roi de Suede ; les esprits s’aigrirent,s’échausserent par dégrés, la guerre futdéclarée , Chrifliern entra dans Calmarl’épée à la main ; mais le château fit unevigoureuse résistance. Soit horreur de laguerre , soir goût pour l’administration in-térieure , Chrtjliern rentra en Danemarck,(k laisla le commandement de son arméeà Lucas Krabbe , qui fut tué peu de tempsaprès dans un combat. Christiandstast futpris par stratagème ; la flotte Suédoise futbattue , & la fortune se décida pour lesDanois ; ils firent plusieurs conquêtes im-portantes , sortirent vainqueurs de quelquesrencontres meurtrières. Charles IX irrité,envoya un cartel à Chrifliern. Ce prince yrépondit par des injures. Il diíòit, enrr’au-jtes choses, qu il s’appercevoit bien qag /es

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jours caniculaires â’étoient pas encore pajfêspour Charles IX , &• qu ils opéraient dans fatête avec toute leur force. Il diloit ensuite,il vaudrait mieux que tu fuffes renfermé dansun poêle chaud , que de te battre avec nous.Cependant le sort des armes ne tarda pasà changer : la maladie commença la des-truction des Danois ; la faim rendit encoreleur situation plus affreuse, Sc toute l'arméese dissipa. Sur ces entrefaites, Gustave-Adolphe monta fur la trône de Suede , &peu de temps après, la paix fut conclue avecle Danemarck. Chrijìiern fut contraint derendre Calmar , l’ile d'Oëland Sc le forode Riíby. Bientôt la levée des impôts furle détroit du Sund, excita un nouvel orage;mais la prudence de Chrijìiern fut le con-jurer. La république de Lubec d’une part ;de l’autre , celle des Provinces-Unies se.plaignoient des entraves que ces impôtsmettoient à leur commerce. Chrifliern re-fusa d'abord de les supprimer ; mais Pem-pereur ayant pris le parti des républiques,le prince Danois sentit qu’une nouvelleguerre dévorerait plus de richesses en unan , que la levée de ces impôts ne pouvoitlui en produire en dix ans ; il les supprima.Cet amour du repos public Pengagea à selier étroitement avec Gustave-Adolphe ; ileut une entrevue avec ce jeune héros, & lecœur fut de moitié dans leurs entretiens.

IP Allemagne étoit alors en proie à toutesles fureurs de la guerre. L’électeur PalatinSc plusieurs autres princes , soulevés contrel’empcreur, avoient été proscrits , dépouil-lés de leurs domaines , Sc mis au ban del’Empire. Chrifliern essaya d’abord d'ap-paifer le monarque ; mais ayant employé,fans succès, les voies politiques, il résolutd’embraller , les armes a la main , la dé-fense de ces illustres malheureux. Il marchadonc à la tête de son armée ; ne fit pas uneopération un peu importante , fans faireauparavant offrir la paix à l’empereur ; dé-fendit , fous les peines les plus íeveres, detroubler les travaux du paysan : ses soldatsfurent par - tout les protecteurs de leurshôtes, Sc ne laissèrent aucune trace deleurs passages. Une guerre entreprise parun motif li beau , conduite avec tant dcmodération , méritoit un succès plus heu-reux -, les Danois f meut vuipeus en plu-*