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Tome septième.
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sieurs rencontres ; enfin , après avoir silong-temps offert la paix à les ennemis,il fut contraint de recevoir lui-mêmc en1619 , les conditions qusils voulurent luiimposer. La plus duce étoit la cession desîles de Fremeren , & une partie de cellesde Warde & de Suide , que le roi fut forcéd’abandonner aux maisons de Slewigh &de Holstein Gottorp.

A peine délivré d’une guerre aussi rui-neuse , il ne songea qu’à en réparer lesravages. La ville de Gluckstad avoir étédépeuplée & presque détruite par un siégélong & meurtrier : il résolut d'en releverles ruines, de la rendre riche , belie &florissante ; ce fut dans cette vue qu'il or-donna que tous les vaisseaux qui navjge-roient fur l’Elbe paieroient une sommeconsidérable. La ville de Hambour mur-mura de cette imposition , qui génoit soncommerce. Chrijliern répondit à ses mur-mures par des menaces : les esprits s’ai-grirent & la guerre fut déclarée ; elle durapeu de temps, & ne fut pas meurtrière. Laville de Hambourg la termina , en payantau roi cent mille rifdales. De nouveauxtraités avec la Suede & la Hollande ren-dirent la puissance Danoise plus redoutableque jamais : ce fut cependant en vain queChrijìiern offrit fa médiation pour terminerles différends trop célébrés de Gustave-Adolphe Sc de l'empereur. Ge prince n’a-voit pas, pour un médiateur qu’íl avoitvaincu plus d’une fois , tout le respect quela vertu de Chrijìiern inlpiroit au reste del’Iîurope. Sa gloire avoit rempli tout leNord , elle avoit pénétré jusqu’au fond dela Moscovie , & le czar lui envoya clés am-bassadeurs pour lui demander lòn amitié.Cependanc ce même Gustave - Adolphe,dont Chrijìiern avo it recherché l’allianceavec tant d’empreslément, ne put cacherlong-temps cette jaloui; e j nn ée, que lesservices du prince Danois n'avoient puetoufter dans ion cœur. Des intérêts très-légers firent naîti* une guerre crucile : lesforces navales des deux partis fe mirenten mer. Chrijìiern descendit dans file t { cFremeren , fut attaqué par la flotte Sué-doise pendant le débarquement, reçu t deuxblelsiires à la tête , continua de combattre& de donner des ordres. Après s’ctre as-

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iuré de sa conquête , il retourna à Copen-! bague ; mais ses généraux, en son absence,

1 ne montrèrent qtdune mollesse honteuse ;

■ l’amiral Ghed, défié par la flotte Sué-1 doife , refusa le combat. Chrijìiern dé-clara que , puisque ce général n'avoit oséexposer sa tete aux champs d’honneur , ilméritoit de la perdre sut- Un échafaud ; ilfut décolé en 1644. Un nouvel échec queles armes du roi reçurent fur l a mer , irricatellement ce prince contre la Suede, qu’ou-bliant qu’il s’étoit destiné à être le pacifi-cateur de l’Europe , il forma une ligue avecla Pologne pour accabler les Suédois, deconcert avec cette république. Mais ce pre-mier ressentiment fut bientôt calmé ; la paixfut conclue : & comme le fort des armesn’avoit point été favorable à Chrijìiern , sesennemis furent les maîtres des conditions.Il mourut en 164S , après un régné desoixante ans.

Ce prince étoit né pour faire l’ornemenc& le bonheur du genre humain. S’il avoiteu des voisins moins inquiets, fes états au-roient joui, pendant toute sa vie, d’unreposinaltérable. Brave soldat, général peu expé-rimenté , il fut souvent battu ; mais il mon-tra du moins que s’il haïlfoit la guerre , ce11'étoit point par la crainte d’exposer sesjours. 11 protégea les favans , Sc fur-tout lecélébréTycho-Brahé , qui éclaira le Nord,& fut philolophe dans une contrée où jus—qu’alors on n’avoit vu que des sophistes.( M. de Sacy. )

CmusnERN V, ( Histoire de Danemarck.)étoit fils de Frédéric III, roi de Danemarck.Dès ía. plus tendre enfance il montra ungoût décidé pour les armes ; au siégé deCopenhague il fit éclater un courage bienrare dans l’enfance , où les organes , tropfoibles, font puisiamment remués par tourobjet terrible : on l’eut pris pour un soldatdans la mêlée, pour un capitaine dans leconteil. 11 voyagea , rapporta dans íâ pa-trie une connoiflance profonde des mœursdes intérêts Sc des loix des nations voisines .Sc une passion violente pourCharlotte-Emi-lie , princesic de HefTe-Caílel. Frédéric ncs’oppofa point à un penchant si légitime >Chriftiern épousa. L a pnnceíTc , Le io mat1667. Frédéric étant mort en 1670 ^Chrijìiernmonta fur lç trône : il trcuyoit un peuple