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«ns dévastent les côtes, d'autres pénétrentjuiqu’au centre du royaume, le reste bloqueles ports. Mais aucun de ces princes neraoncra plus d'acharnement que le roi deNorwege : par tout où il palloir, il lais-soit des traces de fa fureur ; il gagna unebataille , rasa des villes, brûla les mois-sons & parut se faire un jeu de toutes ceshorreurs. Valdemar devoir sentir que desalliés si puiffans combattaient moins pourlui que pour eux mêmes , & que si , avecleur secours, il étoit parvenu à chasserChristophe de son patrimoine, il auroit;eu à combattre ensuite six usurpateurs aulieu d'un.
Christophe cependant cflncemploit cesmaux avec un flegme qui lui 1 aillait en-trevoir les moyens de les réparer, tran-quille au milieu de ces orages, il faisoitdésigner Eric Ion fils, âge de trois ans,pour son successeur , tandis que le sceptreéchappait de ses mains. Sa constance lastafes ennemis , il fut les diviser d’intérêt, &se fit offrir la médiation des princes de Van-dalie & du duc de Poméranie : on négocia.Christophe convinr de rendre les appanagesde fes neveux lorsqu’ils feraient parvenus àleur majorité ; & ces princes renoncèrentà leurs prétentions au trône.
Le roi s'étoit promis après ce traité dejouir tPun calme profond ; mais il eutbientôt fur les bras un ennemi plus dan-gereux que tous fes concurrens : c'étoitlithuanien, archevêque de Lunden. Ceprélat ambitieux reconnut le pape pourion souverain , afin de n'en reconnaîtreaucun ; changea au gré de son capricelesloix ecclésiastiques du royaume, traitaôe sacrilèges les ordonnances qui mettaientdes bornes à l'ambition du clergé, échauffales murmures du peuple trop chargé d’irn-pots, & le rassembla fous l’ctendard de larevoie z Christophe qui avoir résisté à sixprinces ligues contre lui, f lIt contta j nt deceJer à un eveque, &: renonça a Ux subsidesque le deíordre des finances avoir rendusnécessaires. Le prélat, devenu puissant parla faiblesse du monarque , assembla unconcile dans le Jurhland. Ce fut W que l'onfît cetre constitution bizarre , par laquelleil est réglé “ que le royaume tombera en>>- interdit toutes les fois qu'un évêque aura
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» été offensé par un particulier , 5c que le» roi sera soupçonné complice de cette in-» suite , ou qu'il ne saura pas vengée à la” premiere plainte de l'évêque outragé »,Ainsi le culte divin cefloit , Dieu n’avoitplus d'adorateurs publics , les secours de lareligion étoient refusésaux mourans.&i U retenoit pas aux évêques que ces malheureux,pendant l'interdit, ne tombassent en en-fer , pour venger un évêque oft’en é, Telieétoit la décision d'un ramas de factieuxq u'on appella concile. Le pape Alexandren'euc pas honte de revêtir cet acte ridiculedu sceau de son autorité ; mais on ne peuttrop louer le zele des Dominicains qui lerejetterait avec mépris.
Chrìjlopke, dans une assemblée d'états,voulut punir l’audacieux auteur de cetteconstitution ; mais il ne put même obtenirqu'on le forçât à fe.justifier fur tant de cri-mes accumulés. Le roi fut contraint dedévorer son ressentiment & de remettrefa vengeance à des temps plus heureux.Dans une seconde assemblée, l’archevêquefe montra, non avec l'air d'un coupablequi vient chercher fa grâce , mais avecl'audace d’un rebelle qui vient déclarer Uguerre à son maître : il dit à haute voixqu'il n'obciílòit qu'au pape , & le dit im-punément. Ainsi lorsque le roi étoit outragépar un évêque , il n’osoit châtier le coupa-ble. L’archevêque souleva tout son diocèse,les maisons royales furent livrées au pillage,& tous les seigneurs attachés au roi cher-cherenc leur salut dans la fuite.
Le prélat donnoic un cours d'autant pluslibre à fes fureurs , qu’il voyoit Chrijlvphemenacé par Haquin , roi de Norwege ,qui exigeoit des sommes immenses commeune indemnité des ravages que les Danoisavoient commis fur fes terres fous le régnéd'Abel. Haquin parut en effet à la vue deCopenhague, avec trois cens voiles. Chris-tophe , ou frappé de terreur, ou subjuguépar l’équité des demandes de son ennemi,fit porter fur fes vaisseaux les sommes qu ilavoir exigées. Haquin crut en avoir faitassez pour fes intérêts , en ayanc allez faitpour fa gloire ; il rendu à Christophe lestrésors qu'il lui ossoit, y ajouta des présentsmagnifiques, lui jura une amitié inviolable,& retourna en Norvyfge, laiffant Christophe
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