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Tome septième.
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tin du xv. siécle. Le plus grand mérite deces sortes d'ouvrages, donc les actions pieu-ses des saints ne font pas tellement l'objetqu'on y trouve aussi les vies de plusieurs roisou grands hommes, c'est d'avoir conservéles dates & le fond des principaux événe-mens. L'hommeintelligent, qui faitrejetterle faux Sc démêler le fuípect, n'en tire quece qui lui conviènt ; & peut-être n’en tirc-t-il pas grand-chose.

Chronique , adj. ( Médecine.') épithetequi se donne , Sc qui est contactée aux ma-ladies de longue durée.

Définition des maladies chroniques. LesMédecins ayant divisé toutes les maladies,par rapport à la durée, en aigries & en chro-niques , nomment maladies chroniques toutescelles qui, douces ou violentes, accompa-gnées dé fievre ou fans tîevre, s’étcndentau-delà de quarante jours.

Mais ces maladies font en si grand nom-bre , si différentes les unes des autres, Scquelquefois íî compliquées, que nos auteursse sont contentés de traiter de chacune enparticulier , fous le nom qu'elle porte, juí-qu’à ce que Boerhaave Remontant à leurpremiere cause , a déduit avec une sagacitésingulière la doctrine générale & la métho-de curative ou palliative de toutes les mala-dies de ce genre.

Elles naijfent, 1°. des diverses acrimoniesdes liquides. Suivant ce restaurateur de laMédecine, les maladies chroniques produi-tes dans le corps humain , naissent, ou devices qui se sont formés par degrés dans laqualité & la circulation des liquides, ou devices que des maladies aigries mal guériesont laissé après elles , soit dans les fluides,soit dans les solides.

Les vices de nos liquides proviennentinsensiblement des choses reçues dans lecorps, comme l’air, les alimens, les bois-sons , les assaiíonnemens, les médicamensSC les poisons ; toutes substances qui sontd'une nature différente de celle de nos sucs,& qui peuvent être si fortes, que les facultésvitales ne suflïíènt pas pour en faire une as-similation convenable à nos sucs, ou êtred’une nature à demeurer en stagnation parune altération spontanée.

Ces vices de nos liquides consistent, i°.dans Pacrimonie acide, qui proccdç des

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socs acides, récens, cruds, déjà ferme».tans , de la foiblellè des vaisseaux , & dudéfaut de mouvement animal. Ces causesproduisent des vents, des spasmes, la car-dialgie , la passion iliaque , l’épiicpsie desen fans, la chlorose , & autres maladieschroniques. On parviendra à les guérir par' les alimens Sc les médicamens propres kabsorber, à émouíser Pacrimonie acide, parles corroborans & par l'exercice.

2.0. Dans l'acrimonie austere, qui naîtde l’union de Pacide avec plusieurs matiè-res âcres Sc terrestres; celle est celle desfruits verds , des sucs astringens, des vinsâpres, & d'autres substances de la mêmenature , qui coagulent les fluides, resser-rent les vaisseaux , &C produisent par-là defortes obstructions. Il faut traiter les mala-dies chroniques , qui ont cette austérité pourprincipe , avec des remedes délayans, desalkalis fixes , Sc des alkalis savonneux ,ordonnés avec circonspection, & conti-nués pendant long-temps.

3°. Dans une acrimonie aromatique Scgralle , procurée par les alimens, les bois-ions , les épices, les astaisonnemens chaudsau goût & à l'odorat ; ces substances causentla chaleur , le frotement, l’usement despetits vaisseaux capillaires ; d’où s'ensoi-vent des douleurs chaudes, l’atténuarien ,la putréfaction, l'extravasation des sucs,Sc beaucoup d'autres effets semblables. Ilfaut employer contre les maladies chroni-ques , nées de cette espece d'acrimonie ,des remedes aqueux, farineux, gélatineux,acides.

4°. Dans une acrimonie grasse Sc i n ac-tive , qui résulte de l'usàge immodéré de lagraisse des animaux terrestres, des poissons,Sc des végétaux oléagineux ; ce qui donnelieu à des obstructions, à la rencidiré bi-lieuse , Pinflammation , à la corrosion , &à la plus dangereuse putréfaction. On gué-rit les maladies chroniques qui doivent leurorigine à certe espece d'acrimonie, par desdélayans, des savonneux , des acides.

í°. Dan? une acrimonie salée & muria-tique , causée par le sel marin, Sc les ali-mens salés. Cette acrimonie détruit les vais-seaux, dissout les fluides, & les rend âcres;d'où naît l'atrophie , la rupture des vais-seaux , Sc l’extravasation des liqueurs, qui à