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Tome septième.
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son calcul à la prise de Babylon* par Ale-xandre, comme il le devoir, & qu'Epigeneconduisit le sien jusijue sous Ptolemée Phi-ladelphe , ou jusqu'à son remps.

Autre preuve de lu vérité des calcuts & dela supposition de M. Gibert. Alexandre Poly-hiítor dic, d u près Berose , que l'on con-servoit à Babylone depuis plus de ijoocoans des mémoires historiques de tout ce quis'étoic paíîé pendant un si long intervalle.H n'est personne qui fur ce paílage n’accuseBerose d'imposture , en se rappellanr queNabonasiàr , qui ne vrvoit que 4103411ans avant Alexandre , détruisit tous les mo-numens historiques des temps qui l’avoientprécédé:cependant en réduisant ces 1 y 0000ans à autant de jours, on trouve 410 anshuit mois & trois jours, & les 1 yoooo deBerose ne Ion 11 lus qu'une affectation pué-rile de sa part. Les 410 ans huit mois &trois jours qu'on trouve par la suppositionde M. Gibert, se sont précisément écoulésdepuis le 16 Février de l'an 747 avant J. C.où commence l'ere de Nabonaslar, jufqu’aupremier Novembre de l'an 337, c'est-à-direjusqu a l'année & au mois d'où les Baby-loniens datoient le régné d'Alexandre ,après la mort de íbn pere. Certe réductionramene donc toujours à des époques vraies;les 30000 ans que les Egyptiens donnoientau régné du Soleil, le même que Joseph,se réduisent aux 80 ans que PEcriture ac-corde au ministère de ce patriarche ; les1300 ans & plus que quelques-uns comptentdepuis Menès jusqu a Neìthocris , ne sontque des années de six mois, qui se rédui-sent à 668 années juliennes que le canondes rois thébains d'Eratosthene met entreles deux mêmes regnes ; les a?36 ans queDicearque eompte depuis Sésostris jusqu’à lapremière olympiade , ne sont que des an-jiees de trois mois, qui se réduisent aux734 que 1« marbres de Paros comptententre Danaiis frere dc Sesorstris & les olym-piades , &C. Vt)yc\ lu lettre de M. Gibert.

De la chronologie chinoise rappellée a notrechronologie. Nous axons fait voir à Y articleChinois , que le régné de Johi fut un tempsfabuleux , peu propre à fonder une vérita-ble époque chronologique. Le pere Lon-gobardi convient lui-même que la chrono-logie des Chinois esc uès-iucerwinc j & £

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l’on s'en rapporte à la table chronologiquede Nicn , auteur très estimé à la Chine ,dont Jean - François Fouquet nous a faitconnoîtte l’ouvrage , l'hrstoire de la Chinen’a point d’époqtre certaine plus ancienneque Pan 400 avant J. C. Kortholt qui avoirbien examiné cette chronologie de Ni en,ajoute que Fouquet diíoit des temps anté-rieurs de l'ere chinoise , que les lettrés n’endifputoient pas avec moins de fureur & defruit, que les nôtres des dynasties égyptien-nes ôc des origines assyriennes 5 c chaldéen-nes ; & qu'il étoit permis à chacun decroire des premiers temps de cette nationtout ce qu'il en jugeroit à-propos. Mais sisuivant les dilfertations de M. Frcret, ilfaut rapporter Pépoque d'Yao, un des pre-miers empereurs de la Chine, à l'an 2143ou 7 avant J. C. les Chinois plaçant leurpremiere observation astronomique, à lacomposition d'un calendrier célébré dansleurs livres 1 y o ans avant Yao, Pépoque despremieres observations chinoises & celle despremieres observations chaldéennes coïn-cideront. C'est une observation singulière.

Y auroit-il donc quelque rapport, quel-que connexion , entre l'astronomie chinoi-se & celle des Chaldéens ? Les Chinois sontcertainement sortis , ainsi que tous les au-tres peuples, des plaines de Sennaar ; 5 cPon ne pourroit guere en avoir un indiceplus fort que cette identité d'épocfue , dansleurs observations astronomiques les plusanciennes.

Plus on examine l'origine des peuples,plus on les rapproche de ces fameuses plai-nes ; plus on examine leur chronologie Ôcplus on y démêle d’erreurs, plus on la rap-proche de quelqu’un de nos fystemes dechronologie sacrée. Cette chronologie est doncla vraie ; le plus ancien peuple est donccelui qui en est posièsieur ; tenons-nous endonc aux fastes de ce peuple.

Nous en avons trois exemplaires diffé-rens : ce sont ou trois textes ou trois copiesd’un premier original ; ces copies variententre elles fur la chronologie des premiersâges du monde : le texte hébreu de la maf-sore abrège les remps ; il ne compte qu'cn-viron quatre mille ans depuis Adam jusqu’àJ. C. le texte samaritain donne plus d’éten-duc à l’inccrvalle de ccs époques 3 mais. 01*