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au fare , & curieux de conserver LUX Chal-déens toute leur ancienneté , leur resticue-rons-nous les quarante-un mille ans qu’ilssemblent perdre à ce calcul, & leur accor-derons-nous les quatre cents íoixante-troismille ans d'obfervations qu’ils avoient lorsdu passage d J Alexandre , au rapport deDiodore de Sicile ? Ou regardant toutes ceschronologies , foie comme fabuleuses , soircomme réductibles, par quelque connois-■sance puilée dans les anciens , à la chrono-logie des livres sacrés, nous en tiendrons-nous à cette chronologie ? La raison &c la re-ligion nous obligent à prendre ce dernierparti. Notre objet fera donc ici première-ment de montrer que ces énormes calculsdes Chaldéens & autres, peuvent se réduireà quelqu’un des systèmes de nos auteurs furla chronologie sacrée ; secondement, ces sys-tèmes de nos auteurs ayant entr'eux desdifférences allez considérables , fondées lesunes fur la préférence exclusive qu’ils ontdonnée à un des textes de l’Ecriture, les au-tres fur les intervalles qu’ils ont mis entre lesépoques d’un même rexte, dsindiquer l’uíà-ge qu’il semble qu’on pourroic faire des dif-ferens textes, 6c d’appliquer nos vues à lafixation de quelques-unes des principalesépoques. Notre Dictionnaire étant particu-lièrement philosophique, il est égalementde notre devoir d’indiquer les vérités décou-vertes , & les voies qui pourroìent conduireZ celles qui sont inconnues: c’est la méthodeque nous avons suivie à Yart. Canon dessaintes Écritures , C v. cct art. ) 6c c’estencore celle que nous allons suivre ici.
Des annales babyloniennes , égyptiennes ,ou chaldéennes , réduites à notre chronologie.C’est à M. Gibert que nous aurons 1 obli-gation de ce que nous allons exposer sur 'cette matière st importante 6c fi difficile.Voye{ une lettr C y u 'n a publiée en IJtft, Amjf.Les anciens dcíignoìent p ;11 - so nom d’ année,la révolution d une planète quelconque au-tour du ciel. Voyei Macrob e , Eudoxe,Varron , Diodore de Sicile , pq ue ,p| u _tarque , S. Augustin , &c. Ainsi p ann <teeut deux , trois, quatre, six, douze nuds-& selon Palepbate 6c Suidas, d’autres foisun seul jour. Mais quelles lottes de révolu-tions entendoient les Chaldéens, quand ilss’arrogeoient quatre cents soixante-treize I
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mille ans d’obfervations ? Quelles ? cellesd’un jour solaire, répond M. Gibert ; lejour solaire étoit leur année astronomique :d’où il s’ensuit , selon cette supposition ,que les 475 mille années des Chaldéensíe réduisent à 47; mille de nos jours, ou à1197 6c environ neuf mois, de nos annéessolaires. Or c’est-là précisément le nombred’années qu’Eusebe compte depuis les pre-mières découvertes d’Atlas en Astronomie,jufqu’au passage d’Alexandre en A fie ; ôíil place ces découvertes à Lan 384 d’Abra-! ham : mais le passage d’Alexandre est del’an 1582. ; l’intervalle de l’une à l’autreest donc précisément de 1x98 ans, commenous lavons trouvé.
Cette rencontre devient d’autant plusfrappante , qu’A tlas passe pour l’inventeurmême de l’Astrologie , 5 c par conséquentses observations, comme la date des plusanciennes. L’histoire fournit même desconjectures assez fortes de l’identité desobservations d’Atlas, avec les premieresobservations des Chaldéens. Niais voyonsla fuite de certe supposition de M. Gibert.
Berofe ajoùtoit 17000 ans aux observa-tions des Chaldéens. L’histoire de cet auteurdédíce à Antiochus Soter, fut vraisem-blablement conduite jusqu’aux dernieresannées de Seleucus Nicanor , prédécesseurde cet Antiochus. Ce fut à-peu-près dansce temps que Babylone perdit son nom , 8 cque les habitans passerent dans la villenouvelle construite par Seleucus, c’est-à-dire la Z93 année avant J. C. ou plutôtla 189 ; car Eusebe nous apprend que Se-leucus peuploic alors la ville qu’il avoicbâtie. Or les 17000 ans de Berofe évaluésà la maniéré de M. Gibert, donnent 46ans six à sept mois, ou l'intervalle précisdu passage d’Alexandre en Ane , julqu’à lapremiere année de la cxxiij. olympiade »c’est-à-dire jufqu’au moment où Berofeavoic conduit son histoire.
Les iioooo années qu’Epi§ene donnoitaux observations conservées à Baqylone ,ne font pas plus dc difficulté : réduites a desannées juliennes, elles font 1971 ans &environ trois mois ; ce qui approche fortdes 1903 ans que Callisthene accordoit aumême genre d’obfervations: la différencede o8 ans vient de cc queCaUisthene finit