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Tome septième.
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878 . CHR i)(

. Et il a pense que Moyse n’étoìt auteurd’aucunc des trois chronologies-, que c’étoienttrois systèmes inventés après coup : que lesdifférences qui les distinguent ne peuventêtre des erreurscie copistes; que íì les erreursde copistes avoient pù enfanter des chrono-logies différentes, il y en auroit bien plusde trois ; que les trois chronologies ne diffé-reroient entr’clles que comme trois copiesde la même chronologie , que lì, antérieure-ment à la version des Septante , la chronolo-gie du texte hébreu fur lequel ils ont traduitavoir passé pour authentique, on ne con-çoit pas comment ces respectables traduc-teurs auroient osé l’abandonner, qu'on nepeut supposer que les Septante ayent con-servé la chronologie dc ? hébreu, &c que ladifférence qu’on remarque à présent entreles calculs de ces deux textes vient de cor-ruption ; qu’on peut demander de quelcôté vient la corruption, si c’est du cotéde Thébreu ou du côté des Septante, oude l’un ou de l’autre côté ; que , selon laderniere réponse, la ieule qu'on puisse faire,il n’y a aucune de ces chronologies qui íbitla vraie ; qu’il est étonnant que 1 ignorancedes copistes n’ait commencé à se faire íentirque depuis les Septante ; que l’inrervalledu temps compris entre Ptolemée Philadel-phe & la naissance de J. C. ait été le seulexposé à ce malheur, & que les histoiresprophanes n'aient en ce point aucune con-formité de sort avec les livres sacrés ; quela vigilance superstitieuse des Juifs a été icitrompée bien grossièrement, que les nom-bres étant écrits tout ati long dans les textes&: non en chiffre , ^altération devient très-difficile ; en un mot, que quelque facilequ’elle soit , elle ne peut jamais produiredes systèmes, qu’on ne peut luppoíer quela chronologie de Moyse est comrne disperséedans les tiois textes, qu'il faut fur chaquefait en particulier ks consulter, <Sc prendrele parti qui paroìtra lc plus conforme à lavérité, selon d’autres circonstances.

Selon ce système de M. l’abbéde Prades,il est évident que Pohjeclion des impiestirée de la diversité des trois chronologies ,se réduit à rien ; mais n’r.stbiblic-il pas d'unautre côté la preuve de Pautinenticicé desfaits qu’ils contiennent, fondée sor cettevigilance prodigieuse avec laquelíeles Juifs

C H K.

conservoient leurs ouvrages ? Que devientcette vigilance, Ionique des hommes aurontpû pousser la hardiesse , soit à insérer unechronologie dans le texte , si Moyse n’en afait aucune , íoit à y en substituer une autreque la sienne? M. l'abbé de Prades pré"

, tend que ces chronologies sent trois systè-mes díftèrens ; mais il prouve feulementque leur altération est fore extraordinaire rcomment prendre ces chronologies pour des, systèmes liés & suivis, quand on voie quele centenaire n’ést pas omis dans tout leI texte hébreu, & qu’il n’est pas ajouté à tous 'les patriarches dans le texte des Septante >

( Si la conformité s’est conservée dans lesi faits, c’est que par leur nature les faitssent moins exposes aux erreurs que deSj calculs chronologiques : quelques grossièresque íoient ces erreurs , elles ne doiventpoint étonner. Rienn’empêche donc qu’onn’admette les trois textes, & qu’on ne cher-che à les concilier , d’autant plus qusentrouve dans tous les trois pris collectivementdequoi satisfaire à' beaucoup de difficultés.

; Mais comment cette conciliation fe fera-c-elle ? Entre plusieurs moyens , on a l’exa-men des calculs mêmes & celui des cir-constances: i’examen des calculs suffit sensquelquefois ; cet examen joint à la combi-naison descirconstances suffira très-fouvenc.Quant aux endroits où le concours de cesdeux moyens ne donnera aucun résultat,

' ces endroits resteront obscurs.

Voilà notre système, qui , comme on' peur s’en appercevoir , est différent de celuiI de M. l’abbé de Prades. M, de Prades nie| que Moyle ait jamais fait une chronologie,

; nous croyons le contraire ; il rejette les troistextes comme interpolés, Sc nous les res-j pectons tous les trois còmme contenant laì chronologie de Moyse. Il a combattu^iotre1 système dan? son apologie par une raisonqui lui est particulièrement applicable ; c’estque l’examen & la combinaison des calculsne satisferpit peut-être pas à touc : mais cetexamen n’esi pas le seul que nous préposions;nous y joignons celui des circonstances, quidétermine tantôt pour un manuscrit, tantôtpour un autre , tantôt pour un résultat quin’est proprement ni de l’un ni de l’autre ,mais qui naît dc la comparai Ion de tous sestrois. D’aillcurs, quelque plausible que pùí