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Tome huitième.
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C H Y

L’analyse de tous les corps composés 'nous a appris que chacun de ces corpspouvoir te résoudre immédiatement end’autres substances estentieìlement diffé-rentes; qu’on pouvoit diviser celles-ci end’autres substances différentes aussi en-trsolles , qui pouvoient être encore ousimples ou composées , 8c ai n st de fuite ,îuíqu’à ce qu’on fùt arrivé par ordre jus-qu’aux élémens qui ne constituoient eux-mêmes le premier ordre de composttionlue réunis plusieurs ensemble , Sc diffé-rens en nature.

Ces differens corps dont nous venons deparler, considérés comme matériaux d’au-tres corps plus composés , les chymistes lesont appelles en général principes , & ilsont donné le nom de premiers principesaux corps simples, qu’ils ont appelles aussiélémens ; Sc celui de principes secondairesOu principes principiés , à ceux qu’ils pOU-Vcrient décomposer ultérieurement. Voye\

l ri í 0cln 7 des P r ‘ nc ‘P es des chymistes -Uufìcnre des erreurs fur cette matière de vlu-

. U ’tr entreux ì & celle des erreurs plusg> osier es encore des Physiciens qui les ontcombattues , au mot Principe.

Si le Chymiste réussit à réunir par ordretousles principes qu’il a séparés par ordre ,bc à recomposer le corps qu’il avoir ana-lysé , il parvient au complément dc la dé-monstration chymiquc : or l’arc a atteintce degré de perfection sur plusieurs objet*essentiels. Voye [ Syncrese.

L’usage , l’emploi des menstrues dansles opérations chymiques , nous a décou-vert dans les petits corps une propriété queje généralise sous le nom de solubilité oumiscibilité, ( voye{ Miscibilité ,) & queje mets à la place de Pattraction decohésion des Newtoniens ; attraction quine fauroit avoir lieu entre ces corps consi-dérés comme matière , puisque la ma-tière , le sujet des propriétés des corpsn’est qu’un être abstrait/ voye^ Principes,)6c que les corps miscibles ne s’attirententr’cux que selon certains rapports, quiOpposent nécessairement Phécérogénéité ;Cn un mot, par une propriété relative, &™^nt par une propriété absolue. Voye^

Jc puis (démontrer auffi que cette solu-

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bilité en acte , oul’union chymique, (aufsi-bien que l’union agrégative ou Pattrac-tion physique, ) est fans celle contre-ba-lancée par la chaleur , Sc non pas alternéepar la répulsion. Ainsi je différé des New-toniens fur ce point à deux égards ; i°.parce que je comtois la cause de la répul-sion , qui est toujours le feu ; z°. parce queje considéré la cohésibilité Sc la chaleurcomme deux agens qui se contre-balan-cent Sc qui peuvent se surmonter récipro-quement ; au lieu que les Newtoniensconsidèrent Pattraction Sc la répulsioncomme deux phénomènes isolés, dont l’uncommence quand l’autie finit. Voye^ Feu,Miscibilité , Rapport.

Les rapports Sc la chaleur que nousavons substitués à Pattraction 8c à la répul-sion des physiciens modernes , sont lesdeux grands principes de tous les phéno-mènes de la Chymie.

Voilà les premiers linéamens de ce qu’onpeut appeller sapientia chymica. Quelquesdemi-philosophes seront peut-être tentésde croire que nous nous sommes élevésaux généralités les plus hautes ; maisnous savons bien au contraire , que nousnous en sommes tenus aux notions qui dé-coulent le plus immédiatement des faits Scdes connoiffances particulières , Sc quipeuvent éclairer de plus près la pratique.

En effet, il ne feroit pas impossible defaire disparaître toutes ces distinctions quenous avons tant multipliées ; tous ces as-pects differens sous lesquels nous avons con-sidéré ses corps , en jetant là-dessus un deces coups-d’ccil supérieurs , dans lesquelson montre damant plus détendue dans legenie , qu’on identifie davantage les cau-ses & les effets. Mais ces efforts nuiraientà la science pratique dans tous ceux quin’auroient ni cette capacité de vue qui faitembrasser Sc les plus grandes choses Sc lesplus petites, ni cette aptitude qu’ont cer-tains hommes extraordinaires de concen-trer dans les méditations les plus abstraitestoutes leurs facultés intellectuelles , 8c desortir de cette especc de léthargie philo-sophique, où cous leurs sens font, pour ainsidire, suspendus, pour en reprendre Pusegeavec plus de vivacité , les disperser avecjjtvidué fur tous les objets qui les evmxon-.