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nent, Sc se paslionner de simportante Sc 'curieuse minutie des détails.
Ce qui peut avoir quelque ressemblance >éloignée avec ces hautes contemplations ,dans ce que nous avons exposé plus haut,n’est qu’un lìmple résumé de réflexionsluggérces par l’exercice immédiat des sens;ee n'est que l'expérience de l’ouvrier , dé-corée du vernis de la science. Exemple :dans une opération chvmique on a toujoursl’agrégation à rompre , Sc quelquefois lamixtion de certains corps à ménager ; doncune des premières distinctions indiqueespar l'habirude du laboratoire , c efl cellequi établit les caractères respectifs de Ya-grégation Sc de la mixtion ; deux expres-sions premicres Sc fondamentales dansl’idiome chymiquc , qui fourniront seulesde quoi énoncer scientifiquement , c’est-à-dire , par leurs causes prochaines , tousles esters de la chaleur employée dans letraitement des différais corps. Ainíî la ma-nœuvre dit : un certain degré de feu fondl'or, dissipe l'eau , calcine le plomb , fixele nitre, analyse le tartre, le savon, unextrait, un animal, S-’c. Et la science dit :un certain degré de feu lâche l’agrégationde l'or , détruit celle tle l'eau , attaque lamixtion du plomb & la composition dunitre , excite des réactifs dans le tartre ,le (avon , un extrait, un animal. La ma-nœuvre & la science ont pareillement leurlangage dans l'expoíition des phénomènescie faction des menstrues. La manœuvredit : l’acide nitreux trop concentré n'at-raque point l'argent, mais étendu d'unecertaine quantité d'eau Sc excité par uncertain degré de chaleur , il le dissout. Lascience dit : l'union agrégative de l’acideconcentré est supérieure à son rapport avecl’argent , Sc l'eau ajoutée au menstrue re-lâche cette agrégation que la chaleur re-lâche davantage encore, &c. La manœu-vre ne généralisera jamais ; mais la scien-ce dira plus généralement ici : dans toutacte de dissolution , la tendance à l'unionmixtive surmonte l’union agrégative.
La Métaphysique n’arien dit d’une ma-niéré abstraite dans tous les principes quenous avons posés plus haut, qui ne puisseêtre traduit pour les objets particuliers enlangage de manœuvre, comme nous ve-
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non s de l'exécuter dans ces exemples, Bcréciproquement, &c.
Mais si la City mie a dans son propre corpsla double langue , la populaire Sc la scien-tifique , elle a entre les autres sciences na-turelles , fa maniéré de concevoir ; commeil est évident par ce que nous avons expo-sé ailleurs fort au long , Sc par ce quenous nous étions réservé d’ajouter ici pourachever le tableau de la Chymie par cequ’elle a déplus distingué; c’est que laplupart des qualités des corps que la Phy-sique regarde comme des modes , font dessubstances réelles que le chymiste fait enséparer , Sc qu'il sait ou y remettre , ouporter dans d’autres ; tels font entr’autres,la couleur , le principe de l'inflammabi-lité, de la faveur , de l’odeur , &c.
Quejl-ce que le feu , dit le Physicien »n’efì-ce pas un corps échauffé à un tel point ,qu’il jete de la lumière en abondance ? carun fer rouge & brûlant , quefl-ce autre cho~fe que du feu ? & qu’efí-ce qu un charbonardent , Jl ce nef du bois rouge & brûlant ?Newton , Opt. qucefì. L. Cependant uncharbon embraie est aussi peu du feu,qu’une éponge imbibée d'eau est de l’eau ;car le chymiste peut aussi-bien enlever aucharbon , & montrer à part le principede l’inflammabilité, c’est-à-dire , le feu ,qu'exprimer l’eau d’une éponge Sc la re-cevoir dans un vaisseau.
La couleur considérée dans le corps co-loré est , pour le physicien , une certainedisposition de la surface de ce corps , quile rend propre à renvoyer tel ou tel rayon ;mais pour le Chymiste , la verdure d’uneplante est inhérente à un certain corps ré-sineux verd, qu’il fait enlever à cette plan-te ; la couleur bleue de l’argille est due hune matière métallique qu’il en lait aussiséparer ; relie du jaspe , qui semble si par-faitement une avec cette substance fossile,en a pourtant été tirée Sc retenue , selonla fameuse expérience de Becher.
Une observation qu’il esta propos defaire , c est que dans l’expolìtion des phé-nomènes de la couleur , le Physicien Sc leChymiste disent feulement des choses dif-férentes , mais non-contradictoires. LeChymiste fait feulement un pas de plus ;Sc il en fera un second , si., quand vous