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Tome huitième.
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réduire à la moitié pour les cotés de la têtect des pies.

Dès-lers en donnant à chaque cadavre sixpiés de longueur & deux piés & demi delargeur , 8c y ajoutants deux piés du côté dela tête & autant du côté des piés, en ajou-tant pareillement à leur largeur quatre piésde chaque côté , on aura un espace quartéde dix piés d’uneface, & de dix piés & demide l'autre , dont la surface sera de cent cinqpiés quartés. Réduire cette surface à la moi-tié , ce seroit probablement faire une réduc-tion trop forte ; mais, en s’y astreignant pourréparer autant qu’il fera possible Terreur oùpourroit exposer une évaluation trop fortede la divergence des rayons d’écoulemens,il restera pour certain que Ton doit évaluersu moins à une surface de cinquante-deuxpics 8c demi quartes, le terrein nécessairepour la sépulture de chaque cadavre.

Cela posé , quelle doit être Tétendue ducimetìcre ? La réponse à cette question sor-tira des remarques a faire fur le nombre desmorts, qu année commune on fera dans lecas d’y déposer , 8c sur le temps que dure la■destruction complété des cadavres.

Si les émanations cadavéreuses font capa-bles de produire les plus funestes effets , enperçant en détail une couche de terrein detroisà quatre piés d épaisseur, elles le seroientbeaucoup plus encore , si , en ouvrant laterre avant qu’elles n’tussent été épuisées,on les expofoit à sortir en masse. Le mal-heur arrivé à Montpellier en 1744 a 1 ou-verture d’un caveau sépulcral de ieglsse No-tre-Dame , & raconté par M. Haguenot,professeur en médecine de Tuniversité decette ville (a) ; la mort récente du fos-soyeur , qui dans le cimetière de Montmo-renci, au rapport de M. Cotte , prêtre dei’Oratoire , a été causée par la vapeur quisortit d’un cadavre inhumé depuis treizemois , 8c près duquel il ouvroit une nou-velle fosse (b) , font des faits qui rendentle danger trop sensible pour ne pas engagerà prendre à ce sujet les plus grandes pré-cautions.

M. Petit > docteur-régentde la faculté de

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médecine de Paris, & anatomiste, m’a af.furé qu’ayant été souvent dans le cas d’en-fouir dans ion jardin des dépouilles des ca-davres qui avoient servi à fes dissections , ilavoir reconnu que ces parties animales n’é-toient détruites qu'au bout de trois à quatreans. M. Cotte , que j’ai dé j a cité plus haut,m’écrivoit que depuis sept ans qu’il est char-gé à Montmorenci des fonctions pastorales,il a fait constamment la même remarque.Ce n’est donc qu’après quatre ans qu’onpeut rouvrir fans inquiétude de nouvellesfoliés ; 8c pour qu’un cimetiere soit le moinsdangereux qu’il est possible, il faut donc qu’ilait quatre fois autant d'étendue qu’eti exi-geroit le nombre des morts année commune^& comme il est nécessaire de consacrer aTinhumation de chacun d’eux un espacede cinquante-deux piés 8c demi quartés, ilfaudroit pour quarante cadavres un terreinqui eut deux mille cent piés quartés de fur-ra.ee : mais , eu égard à la nécessité de res-ter quatre ans sans ouvrir les mêmes foliés ,un cimetiere destiné pour la desserre d’uneparoisse fur laquelle année commune il mour-rait quarante personnes, doit avoir huit àà dix mille piés quartés de surface , mais ja-mais moins de huit mille quatre cens.

Dès qu’il est donc évident que les cimetiè-res pourraient devenir des foyers d’une pu-tridité dangereuse, si leur étendue n’étoitpasproportionnée au nombre des cadavres qu’ony enterrerait, ct à la durée de leur destruc-tion , si les morts n’y étoient pas enfouis dequatre piés au moins, si Thumidité s’y op-posent à la dissolution des écoulemens cada-véreux , si Tair ne s’y renouvelloit pas avecfacilité, & si les vapeurs , formées par lemélange de ces écoulemens dans Tair, pou-voient être portées en masse fur des lieuxhabités, H f aut M’on regarde comme undevoir indispensable d’obliger les fossayeursà donner aux fosses au moins quatre piésde profondeur , à fouler la terre avec lespiés pour la rendre compacte, ct à ne jamaisrouvrir des folles anciennes avant quatreans. Il faut que le terrein destiné pour lessépultures, ait beaucoup de profondeur ,

(a) Le mémoire dans lequel M. Haguenot a consigné cet événement, a été lu dans une séancepublique de la société littéraire de Montpellier, le 2.3 oecembre 1746, ct imprimé en 1747 tber Martes.s/>J Voyez les Objènatwnsphysiques de M. latte Rozìer , année 1773, vol ‘ 1