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qu’il ne soit point humide, que son étenduesoit proportionnée au nombre des morts, &quatre fois plus grande que ne 1 exige l’es-pace ordinaire pour ^inhumation de chaquecadavre ; que tous les vents , mais fur toutceux du nord & de self y abordent avecfacilité , qu’aucun arbre ne s’y oppose aujeu de l’air , que les murs , dont on l’entou-re , n’aient que très peu d’élévation, & queles cimeticres soient toujours hors des lieuxhabités, & situés au nord & à lest , parceque ces vents, ordinairement secs &c froids,{k paraissant souffler de bas en haut, élè-vent les vapeurs & les dispersent, tandis queceux du sud & de l’ouest , presque toujourshumides & chauds , sos rabaissent, sup-posent à leur dissolution & à leur dispersion,& peuvent les porter en masse fur les lieuxvoisins.
La situation des cimeticres hors des villesâ été de tout temps, chez les peuples poli-cés , un effet de leur attention à écarter toutce qui pouvoir altérer la santé des hommes.Les Grecs ôc les Romains en a voient faitune loi expresse ; Lc cette loi, souvent re-nouvellée par les empereurs, même du basempire, fut long-temps suivie par les chré-tiens. Us portoient le respect pour cette loijusqu à ne pas permettre qu’on construisîtdes églises dans les endroits où des mortsavoient été enterrés ; on peut voir à ce sujetles lettres de saint Grégoire & la collccliondes conciles par les peres Labbe & Hardouin.Ce ne fut que dans le commencement duIV e . siecle que su sage d'enterrer dans lesvilles commença à s’introduire , & si cetabus s est tellement multiplié , qu il est de-venu presqu’universel, qu on s’est mêmeOublié jusqu à profaner les temples , jusqu asouiller le sanctuaire par des sépultures, ilfaut espérer que les cris de l’humanité , quide toutes parts s’élevent contre cet abus, leferont ceiler , <k que devenus plus sensiblesau bonheur de la société qu a de vains hon-neurs que la raison réprouve , nous verronscesser l’usage d'enterrer dans les églises &d ms les villes , & former des cimetièresd'apiès les vues que l’on vient d'exposer.
( M. m. )
CIMIER , s. m. (Art Hérald.) la partiela plus élevée dans les ornemens de 1 écu, &:qui est au-dessus du casque à sa cime,
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Le cimier est l'ornement du timbre, commele timbre est celui de sécu. L'usage en estde santiquité la plus reculée, & l’on laitd’ailleurs que les cimiers ont servi de fonde-i ment à plusieurs fables de la mythologie.
! Geryon passa pour avoir trois têtes, parcequ’il portoit un triple cimier , dit Suidas.
I Hérodote en attribue l’inventionaux Cariens.j Dlodore de Sicile parlant des Egyptiens, dit! que leur roi portoit pour cimier des têtes delion , de taureau ou de dragon. Plutarque adécrit le cimier de Pyrrhus, dans l’éloge qu’il.a fait de ce prince. Enfin Homere , Virgile ,le Talle , & l’Arioste , ont fait dans leurspoèmes la description de plusieurs cimiers.
C’étoit autrefois en Europe une plusgrande marque de noblesse que l’armoiric ;parce qu’on le portoit aux tournois, où onne pouvoit être admis fans avoir fait preuvede noblesse. Le gentilhomme qui avoir assistédeux fois au tournois solemnel, écoit suffi -lammcnt hlasonné & publié, c’est à-direreconnu pour noble , & il portoit deuxtrompes en cimier fur son calque de tournois tdc - la vient tunt dc cìm/crs à deux cornetsque plusieurs auteurs onr pris mal à-propospour des trompes d éléphant.
Le cimier de plumes a été assez universel-lement reçu dc tous les peuples. On ne s’ensert plus dans les armées, & nous n’avons vuque M. le maréchal de Saxe qui en ait re-nouvellé l’usage dans la derniere guerre ,
‘ mais seulement pour les dragons volontaires; de son nom , qui portoient sur le sommet de! leurs casques des aigrettes de crin de cheval,flottantes au gré des vents. Le cimier n’eílaujourd’hui qu’un ornement de blason deJ. quelques particuliers. Le lecteur trouvera! dans le P. Menestrier , homme consommé: dans l’art héraldique , tous les détails possi-blessurcesujet.(JIL./ecAev. de Jaucouet.)
Cimier, (Boucherie.) c’est: ainsi qu’onappelle une portion de la cuisse de bœuf.Cetre portion se divise en plusieurs tranches ;& chaque tranche contient trois morceaux,dont le premier s’appelle la piece ronde , lesecond la semelle , &C le troisième le tendre.On donne le nom de culotte au cimier , à leprendre depuis les tranches jusqu’á la queue.
Cimier , ( Vénerie.) c’est la croupe ducerf, du daim &c du chevreuil, qui dans lacurée se donne au martre del’equipage.