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qui répondent à celles qu on a dit êtr£ â lapartie postérieure du fourneau ; cette terrasseva en pente en partant du côté de la par-tie postérieure du fourneau & de celui dupetit bâtiment ; ce qui lui donne la figure dedeux plans inclinés qui se toucheroient parleurs angles les plus aigus. Cette terraíse estfaite pour soutenir des aludels ou vaisseauxde terre, percés par les deux bouts, qui s’a-daptent les uns dans les autres, & répondentd’un côté à l’une des 1 6 ouvertures du four-neau ; fie de l’autre , à une de celles du pe-tit bâtiment qui est à l’autre bout de la ter-rallè , Sc qui sert comme de récipient aumercure qui va s’y rendre, après avoir passéen vapeurs par un grand nombre d aludelsqui, en s’enfilant les uns les autres, formentune eípece de chapelet. La rigole qui est aumilieu de la terraste, n est que pour rassem-bler le mercure qui pourroit s échapper desaludels lorsqu ils ne sont pas bienluttés. Lors-que le feu a été une fois allumé, on le con-tinue pendant treize ou quatorze heures ;après quoi on laisse refroidir les fours pen-dant trois, jours ; au bout de ce temps, onrassemble tout le mercure revivifié qui estdans les aludels. Une feule cuite , suivantM. de Jussieu , peut donner depuis vingt-cinq jusqu’à soixante quintaux de mercureCette maniéré de traiter le cìnnabre esttrès-ingénieusc , este a des avantages réels ,6c este est moins pénible que celle qui se pra-tique au Pérou , où l’on ne se sert que depetits fourneaux, Sc où l’on est obligé demettre de Peau dans les aludels , Sc de lesarroser extérieurement pour les rafraîchirpendant 1 opération, aftn de condenser lesvapeurs mercurielles. Cette méthode est aussibeaucoup plus abrégée que celle qui est enusage dans le Frioul, où l’on est obligé detirer le mercure du cìnnabre par de longuestriturations dans l’eau , Sc par des lavagesréitérés. Outre cela > dans la maniéré dedistiller qui s’obscrve â Almaden , on n’apoint besoin Minterme les , c’est la pierreelk-incme qui en sert ; elle suffit pour rete-nir les particules solphureuses qui se sontminéralisées avec le mercure ; ce qui dis-pense d’employer la limaille de fer & lesautres matières communément ulitees. Onpourroit en attribuer la cause a ce que cetteminiers est calcaire > ain st on ne doit point
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se promettre de réussir en travaillant le eìn-nabre à la façon d’Almaden, à moins qu’il nefut mêlé à de la pierre calcaire, comme celuide cet endroit.
M. de Jussieu indique dans le même mé-moire dont nous venons de donner le pré-cis , la maniéré de s’astùrer fi un minéralcontient du mercure , o.u est un vrai cinaa -bre. Il faut en faire rougir au fou un petitmorceau ; Sc lorsqu’il paroît couvert aunepetite lueur bleuâtre, le mettre sous une clo-che de verre , au travers de laquelle on re-garde si les vapeurs sc condensent sous laforme de petires gouttes de mercure , etis’attachant au verre , ou en découlant lelong de sos parois. Ce lavant naturaliste nouadonne aussi un moyen de reconnoître si lecìnnabre a été falsifié ; c’est par la couleur defa flamme , lorsqu on le met sur des char-bons ardens ; si elle est d’un bleu tirant furle violet & sons odeur , c’est une marqueque le cìnnabre est pur ; si la flamme cire furle,rouge , on aura lieu de soupçonner qu’ila été falsifié avec du minium ; si le cìnnabresoit une espece de bouillonnement sur les.charbons , il y aura lieu de croire qu on y amêlé du song-dragon.
Les anciens connoiísoient auffi-bien quenous deux especes de cìnnabre , le naturelSc 1 artificiel ; par cìnnabre naturel , ils en-tendoiem la même substance que nous ve-nons de décrire ; ils lui donnoient le nomde minium . Pline dit qu on s'en íervoit dansla peinture ; aux grandes fêtes on en frottoirle visage de la statue de Jupiter , Sc le&triomphateurs s’en frottoient tout le corpsapparemment pour se donner un air plussanglant Sc plus terrible. Par cìnnabre arti-ficiel , ils entendoient une substance très-dissérente de celle à qui nous donnons actuel-lement ce nom ; c’étoit, suivant Théophras-te , un sable d’un rouge très-vif Sc très-bril-lant, qu on trouvoit en Asie mineure , dans.le voilimge d’Epheíe. On en séparoit pardes lavages faits avec soin la partie la plusdéliée.
Les anciens médecins ont encore donné 1le nom d- cìnnabre a un suc purement vé-gétal , connu parmi nous sous le nom desang-dragon ; ils l’appelloicntcìnnabre des Indes. Cependant il paroît parun passage de Diosçoride , qu’ils connoiso