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fur tous sses sujets laïques ou ecclésiastiquespendant douze années, à commencer du pre-mier aout de la même année. Il ne fut ce-pendant pas perçu en 172.5 , parce que larécolté étoit trop instante ; on ne commençaa le percevoir qu’en 172.6.
Il devoir être perçu en nature de fruits ;mats par une déclaration du 2.1 juin 172.6,il fut converti en argent : & par une autredéclaration du 7 juillet 1727 , ílfutrévo-'qué & supprimé , à compter du premierjanvier 171.8. (A)
CINQUIEME , si m. ( Turispr.) est uneimpolition qui a été perçue en différentes oc-casions pour les besoins de 1 état.
Nous lisons dans la Genese , ch, xlvij,v. zG, que l’on payoit le cinquième en Egypte.
Philippe-le-Bel, suivant des lettres paten-tes du 10 octobre 1305, leva une doubledécimé, ou le cinquième fur toutes les églisesde son royaume. Voyc^ Patru, mém. sur lesassemblées du clergé, art. g , les lettres ne re-pugnate , sec. lettr. p. 2,0S.
Le cinquième est aussi en quelques endroitsun droit de champart agrier ou terrage ,qui se perçoit au profit du seigneur sur lesfruits en nature : quelquefois c est un droitde mutation qui se paye pour un héritage ,toit en fief ou en roture ; ce qui dépend dela coutume 8c des titres. En matière de fiefs,ce droit s’appelle ordinairement quint oudroit de quint. VoyesDíciuv. , Champart,Lods et ventes , Quint. (A)
ClNTHIA, nom que les poètes donnenta Diane, du mont Cinthies dans Piste deDélos, où elle avoit un temple.
^ CINTRE ou CEINTRE, f. m. ( Ar-chipel. ù coupe des pierres. ) On a donnédans le tome précédent de cet ouvrage , ladéfinition 8c distinction du cintre en fait decharpenterie 8c coupe des pierres. FoyeçCeintre.
Les curieux qui voudront approfondircette matière, & savoir comment on peutconnoître & calculer la force des cintres , &même de tout ouvrage de charpente, re-courront au mémoire géométrique de M.Puot, qui est dans les mém. de Vacad. desfiances , année lj%6 , page %l6, dont voici1 extrait par M. de Fontenellc.
Le cintre que les Italiens nomment ar-mât ur a , est un assemblage de charpente pro-
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pre à soutenir tout le poids de la maçonne-rie d’une voûte, avant que la clé soit posée.
On sent par-là que rien n’est plus impor-tant en fait de construction de grandes voû-tes , dômes, ponts de pierre , que de fairedes cintres assez forts pour porter tout le far-deau de la maçonnerie ; & qu on doit ad-mirer dans ces grands ouvrages hardis , lescintres dont on se st servi pour les construire :car si malheureusement ils se trouvent tropfoibles , on voir dans un moment périr toutPouvrage, 8c quelquefois plusieurs malheu-reux ouvriers.
Nous n’entreprendrons pas la descriptiondes cintres, 8c d’autant moins qu on les cons-truit de mille façons différentes , selon le gé-nie ou les habitudes des artistes. MathurinJousse en donne trois desseins : la plupartdes architectes en ont voulu inventer de par-ticuliers , mais quelques-uns font tombésdans des défauts très-dangereux. Il paroîtque M. Blondel n’a rien voulu proposer dusien sur certe matière ; il s’est contenté dedonner dans ion cours d’architecture les des-seinsd’Antonio Sangallo,dom Michel-Anges’est servi pour construire la voûte de SPierre de Rome.
Mais fans entrer dans Pexamen de la for-me la plus parfaite qu on puisse donner auxcintres, ni dans le détail de Paísemblage descharpentes qui les composent, nou$ nouscontenterons dc dire en général que ce fontdes pieces de bois qui ayant à soutenir lepoids de la voûte d op t elles íont pressées 8cpoussées en en-bav, doivent être disposéesentr’elles de façon quelles s’appuient les unesles autres, se contre-butent & ne puissentcéder : cela dépend de la force absolue desbois 8c de la position des pieces.
Une piece de bois étant posée verticale-ment , si on attache à son bout inférieur unpoids dont l’c sset si ra de tirer ses fibres enen-bas, & de tendre à les séparer les unesdes autres , de façon que la piece rompe ,elle soutiendra un très-grand poids avantque cet ester arrive. La longueur de la piecen’y fait rien , il n’y a que fa grosseur ou base.M. Pitot a éprouvé que le bois de chênesoutient environ soixante livres par lignequarrée de la base ; & c’est le bois de chênedont on se sert le plus souvent dans la char-pente, M, de Busson a poussé ces expérien,-