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Tome huitième.
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C I R

P^rquoì les bougies que l'on en fait du-rent beaucoup plus que celles de la cire desabeiîì- s . Auílì les préféré-1-on dans les iíksou la chaleur du climat amollit nos bou-§ les , enforte qu elles coulent comme deschandelles. D’ailleurs ces bougies de la Loui-uane répandent une odeur d’anis en brillant.

M. Duhamel a mêlé un peu de cire or-dinaire , Sc une petite portion de suif, aveci;-- c;rc rc.'ìr.cusc dc sarbre dont nous parlons,êt en -a fait faire des bougies qu: o.nt un peublanchi fur le pré , beaucoup moins cepen-dant que la cire. Elles ont aussi donné uneOdeur agréable.

Les egouttures de la cire d’arbre, fur-toutde celle qui n est: pas verre, ne tachentpoint les étoffes. On les enleve p ar écailles,êc en frottant, elles s’en vont comme de laboue feche.

If eau qui a bouilli avec cette substancerésineuse , est fort astringente .• elle arrête lesdiarrhées ; Sc l’on dit qu en faisant fondredu suif dans cette eau, il acquière presqu’au-rant de consistance que la cire.

Pour blanchir la cire d'arbre , il y a des■® Ur ieux qui l’expofent en plein air, suspen-due en pastilles de deux à trois lignes d’é-Psisseur. Elle blanchit ainsi parfaitement,îiaiz cette pratique est longue.

Une autre , plus aisée &c plus expéditive,est de hacher la cire en petits morceaux vers* a fin de mars, la mettre dans des vases dererre bien unis, Sc P exposer de la forte auloleil à l’abri du vent Sc de la pluie. Enfondant à cette chaleur , la cire devient enétat d’être mise en pastilles d’environ underni-pouce d’épaisseur : moins elles fontépaisses, plutôt elles blanchissent. On lesraille alors exposées au serein, & le lende-main on les retourne pour qu’elles fondentde nouveau. Ce procédé fe recommence dix* douze fois ; après quoi cette cire est pas-sablement blanche, & Ton se contente or-dinairement de l’emoloyer en cet état. Il ya heu de présumer qu en continuant cetteP r atiq U e, on ameneroit la cire au point dela plus grande blancheur.

On en fait de la bougie après savoir fait? nc *m au bain-maríe , enforte qu'elle neC auftè pas trop , car elle jauniroit ; on lae s da ns les moules à travers un linge bien

* ur J, ec l uel on met encore quelquefois.

J-arnc V~H[

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un peu de cotorì bien cardé, afin de la pu-rifier entièrement : car moins elle est pure ,Sc plus la lumière qu’elle jette est sombre.Quand la bougie est tirée des moules , 011acheve de la blanchir en la tenant suspen-due en plein air & au soleil, ayant atten-tion de ne la laisser adossée contre quoi quece soit, sinon elle fondroit. On la retournetous les jours , pendant environ un mois,afin quelle blanchisse également de touscôtés. Plus on la laisse long-temps dans cettepositron , plus elle devient blanche & belle.Il faut observer que le soleil auquel on l’ex-po se ne soit pas trop ardent.

Cette cire, mêlée avec un tiers de suif,toute compensation faite, peut donner unelumière dont la dépense ne fera que dou-ble de la chandelle : Sc ces bougies brû-lent une fois moins vite que les chandellesordinaires. Ainsi il n’en coûteroit pas réelle-ment plus pour les unes que pour les autres.

Les arbres de cire peuvent être cultivés-en quelques pays, sor-tour dans les méri-dionaux. M. Duhamel en a vu en Angle-terre & à Trianon qui étoient chargés defleurs Sc de fruits : & il est probable qu’ensemant des graines de cet arbre dans descaisses placées dans des orangeries jusqu’àce que les plantes fussent fortes & lesaccoutumant peu à peu à notre climat, ouréuísiroit à les établir dans des pays plusfroids; car il y a diverses efpeces de plan-tes qu’on trouve dans les pays chauds Scdans les parties froides de la zone tempérée.Telle est l’épine blanche & une especé depiment royal , arbuste odoriférant qui sotrouve en Espagne, en Canada , en France,en Portugal Sc en Suede. Or on trouve desciriers à sombre des autres ; on en voir quisont exposés au soleil, d'autres dans deslieux aquatiques, d’autres dans des terrefiissecs. Enfin on en trouve indifféremmentdans les pays chauds Sc dans les pays froids.

Il croît aussi à la Chine une eípece d’ar-bre de cire, mais qui y est très-rare : 011sy nomme pc-la chu. (-+-)

CIRIMANAGE, f. m. ( Juríspr.) omCIRMANAGE, & m/weSIRIMÊNAGE,est en Béarn un cens qui est dû aux seigneurspar chaque habitation. Il en est fait mentiondans une charte de Gaston de Moncade, defan IZ84 , rapportée par M. de Marca eti