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arbres, cornais au soleil & dans les pays 1chauds, ainsi que dans les froids. Ils pro-fitent cependant mieux dans des climatschauds : & l’on remarque qu’au-dessus dutrente-neuvieme degré de latitude , ils neíbnt pas aussi beaux que dans une latitudemoindre.
On assure qu à la Caroline & à la Loui-siane ils se multiplient aisément de dra-geons enracinés. Les bonnes graines venuesde l’Amérique levent très-bien en France& même en Suide. Il faut les semer desqu’elles font arrivées , dans des terrines oudans des caides : la graine ne leve que 1 an-née drivante. On laide les pots dans le jar-din en bonne expodtion, on les couvre d unpeu de paille contre la rigueur du froid.Lorsque le printemps est venu , on les meten couche pour faire lever la graine. Ontransplante ensuite les plantes dans un ter-rein humide, où elles supportent le froidle plus rigoureux de nos hivers. C’est aindque la culture s’en fait en Suisse. Les fleuris-tes françois renferment les jeunes arbres dansles orangeries, car nos hivers leur sont très-nuisibles. Quand les tiges sont un peu gros-ses , on ne risque rien de les mettre en pleineterre dans un lieu humide , avec la précau-tion feulement de les couvrir d’un peu delitière pendant le froid. Quand ils y ontpassé quelques années, on peut compter qu’ilsy subsisteront, & se naturaliseront avec lesol 8c le climat. Il y en a eu ainsi en An-gleterre & à Trianòn , qui étoient chargésde fleurs & de fruits.
Celui de l’Acadie ne craint pas lc froid.Celui de la Louisiane soutient aster bien noshivers lorsque , laistant sa tête se former entete de saule , on l’ébranche avant l’hiverpour couvrir tout le haut avec de la litière.
Au reste, ces arbrisseaux ne rapportentpresque point jusqu’à ce qu’ils aient cinq ans;mais ensuite leur produit va toujours en aug-mentant ; ensorte qu’après quelques années,chacun d’cux peut fournir ij à ;o livresde graine. Les martinets, qui sont en grandnombre à la Louisiane, en mangent beau-coup : c'est ce qui fait qu’au lieu de trentelivres, on n’en recueille guere que sept à huit.
Le principal usage du cirier , est l’cspecede axe que l’on recueille de sos baies, utpt àhuit livres rendent environ une livre de cire.
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Quand la cire est enlevée , on apperçoícà leur surface une couche d’une matière quiest couleur de laque : l'eau chaude ne ladissout point, l’eíprit-de-vin en extrait uneteinture , & l'on croît qu elle pourroit êtrede quelque utilité pour les arts.
Maniéré de tirer la cire des baies. Les ayantfait bouillir dans de l'eau , il surnage uneliqueur grasse qui se fige , & qu on recueille,jusqu'à ce qu’il n'en paroisse plus. Avantque la liqueur se refroidisse, on ôte les baies& leur queues avec une écumoire. Ce qui asurnagé est d’un gtis-verd. Les bougies quel’on en fait ne rendent qu'une lumière som-bre & triste. Au reste cette cire blanchit plusvite que la cire des abeilles.
Depuis quelque temps on a perfectionnecette méthode, & l’on a réussi à faire quecette cire fùt d’abord blanche ou jaunâtre.Ce nouveau procédé consiste à mettre pre-mièrement les baies Sc leurs queues dansune chaudière , où on les couvre entière-ment d’eau bouillante. Au bout de quelquesminutes „ on tire cette eau dans un baquet*où la cire so fige en refroidissant, 8c estd’un jaune-pâle ; mais six ou sept jours d’ex-position au serein suffisent pour la blanchirentièrement. L’ayant ramassée, on rejettel’eau sur les baies , & on les fait bouillir àdiscrétion jusqu’à ce que l’on juge que toutela cire soit dissoute. Cette cire est beaucoup,plus verte que si l'on n’eût pas retiré cellequi est jaune.
Si l’on met avec la féconde cire qui est gros-sière 8c verte,, à peu près un tiers de suif *& qu’on les jette dans une chaudière qu'oiìremplit d’eau très-chaude & presque bouil-lante , au bout de vingt minutes qu’on re-tire l’eau * ce suif a pris avec la cire uneconsistance presqu’égale à celle de la çire pu-re , mais est très-verd., Les bougies qu’onen fait éclairent aussi bien que la chandelle,& dure le double.
On attribue la grande verdeur de la se-conde cire au noyau que lebullition atten-drit aflez pour qu’il teigne la matière grasse.M. le Page croie que la queue y contribueaussi , tk il conseille de la séparer avantd’exposer les baies à aucun procédé.
La cire de ces baies , de quelque maniéréqu’on la rire , est seche, & se réduit aisé-ment eutre les doigts en poudre grasse. C’est
pourquoi