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siiole , apptllée la moyenne ou du milieu.De très-hautes montagnes ^environnent, &le fameux lac dont on va parler en tire sonr>om. Ce bourg est de la seigneurie de Haas-berg ; il a le droit de tenir marché , & ille grand entrepôt des sels que la cour deVienne fournit au pays.
Le lac de Cirknit en langue Carnienne,Zirknisku-Jeseru , remarquable par des sin-gularités dont on s'étonne de loin , & donton profite de près , peut avoir un bon milled'Allemagne d’occident en orient, & demi-niille du septentrion au midi. Il est au cen-tre de monts & de rochers très-élevés & très-arides , au pie defqu c l s fe trouvent, de soncote , &C tout a La ronde , deux châteauxhabités , neuf villages & vingt églises. Saprofondeur eirigénéral, & indépendammentde celle des creux & crevasses dont il est per-cé , & dont la plupart ont des fonds très-bas, est d’une toise au moins , & de quatretoiles au plus. Il contient trois iiles & uneprelqu iste , dont les agrémens champêtrescontrastent, dit-on , merveilleusement avecair rude & sauvage que le reste de la con-presente. LAme de ces isies se nommeor nek,$c renferme un village avec un tem-P e > les deux autres, appellées Vdka-Gorityafáala-Goritya , font uniquement plantéesd arbres. Dorvoscher ou Dervoschek , c'est lenom de la presqu’iile , semble toucher àVornek , mais elle en est séparée par uncanal. Les eaux de huit rorrens , grands &petits, entrent dans ce lac ; & de ion seins élèvent, de distance en distance, des mon-ncules en allez grand nombre. La descrip-tion que Pon donne ici est tirée des œu-vres du célébré D. Busching : l’on sait com-bien peu l’on erre en géographie, quandon suit les pas d’un tel guide. Ce savanthomme nous dit que le lac de Cirknit £, sifameux par des destechemens , qui sontquelquefois que dans le courant d’une an-oée l’on y prend du poiston , l’on y fauchedu foin , l’on y seme & moissonne du mil-* e t , 8c l’on y chaste au sauve & au gibier,‘lue ce lac, dis-je , est allez irrégulier dansses écoultmens ; qu’il est des temps où sondessèchement n’arrive que de loin en loin ,de trois en trois ans , de quatre en quatre,& mente de cinq en cinq ; & d’autres oùce p aenomene a lieu deux Sc jusques à trois
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fois dans un an. Que , soit en été , soit enhiver , mais plus communément en ete ,dans les mois de juin & de juillet, cet écou-lement ne s’opere jamais que par une cer-taine fuite de jours secs. Que deux grandescavités, ouvertes au niveau du lac , dansdes rochers qui font à son nord-ouest, don-nant essor à ses eaux de l’autre côté de lamontagne , forment , quand il est plein ,ses débouchés ordinaires ; mais que , sujetà des écoulemens inopinés, qui dévancentle temps où il est comblé , & lui supposentd’autres canaux de sortie que ces deux ca-vités du nord-ouest , alors ce font les creuxou creva îles dont il est percé , & dont lenombre est de dix-huit, qui forment ses dé-bouchés extraordinaires. Que de ces 18creux , il en est cinq que l’on peut considé-rer comme ses principaux entonnoirs , Sccomme contribuant le plus à son deíséche-ment > vu qvJe dans les temps d'écoulementreg es , i s í c vuident régulièrement les unsâpres les autres chacun en cinq jours, &qu ainsi clans espace d e M , rou t le fonddu lac est a lec. Qu au premier indice d’é-coulement qu’en ont les pêcheurs du voisi-nage , au moyen d’un signal que leur don-nent les habitans du revers de la montagne ,l’on voit des filets par multitude se jeter avecempreílement, mais cependant avec ordre& méthode , dans les divers endroits oùl’eau s’engoufre , & que là se pêchent enabondance de gros brochets, des tanches ,&c. Que le droit d’y pêcher appartient à sixseigneuries des environs ; savoir , à celles deHaaíberg , de Steegberg , d’Aueríberg , deLaas , de Schneberg & du monastère deSitrick : que la seigneurie de Haaíberg cedele lien à la chartreuse de Freudenthal • Scque moins les desséchemcns de ce lac fontfréquens, & meilleure en est la pêche. Quel'entonnoir nommé Ribes-Cajama s’allongeobliquement en forme de caverne fouterrei-ne, dans laquelle un homme peut descen-dre & marcher à son aise ; que les creuxnommés Nartc & Piaule ne font jamaisentièrement a sec, mais demeurent fangeux ,Sc deviennent, au départ des eaux du lac ,i’aíyle d’une multitude de sangsues & despoissons échappés aux filets des pêcheurs.Cette derniere circonstance est remarqua-ble > elle explique naturellement la difficulté
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